Bibl. imp., 4" F
4. Voir sur ces deux imprimeurs royaux mon travail intitulé : Les Estienne et les types grecs de François /''''.
62 Première Parti e.
indispensable du collège des trois langues, aujourd'hui le Collège de France, qu'il venait de fonder.
Nous n'avons pas l'acte qui conféra à Robert Estienne le titre d'imprimeur du roi; mais nous avons la preuve qu'il le possédait dès i SSg, Maittaire prétend, je ne sais sur quel fondement, que Robert fut nommé le 24 juin de cette année. Je crois que sa nomination est antérieure, c'est-àdire qu'elle remonte, comme celle de Néobar, à i538, ou, pour mieux dire, au commencement de iSSg. Nous lui voyons, en effet, prendre le titre d'imprimeur du roi {typographus regius) sur plusieurs ouvrages imprimés par lui cette année-là.
De plus, je ferai remarquer que, dans un édit très-intéressant touchant les imprimeurs de France, daté du 3 1 août iSSp, le roi rappelle déjà qu'il a « naguieres créé et ordonné... pour procurer copiosité de livres utiles et nécessaires imprimeurs royaux es langues latine, grecque
et hébraïque ' . »
Si nous n'avons pas le titre de Robert Estienne, nous sommes plus heureux en ce qui concerne Néobar, car nous possédons encore les lettres patentes 2 qui le créèrent imprimeur du roi pour le grec. Ce document curieux, si honorable pour François I^"", est bien digne de faire oublier son malheureux édit de proscription contre l'imprimerie, rendu le i3 janvier i535 (nouveau style), plusieurs fois déjà invoqué contre la mémoire de ce prince dans ces derniers temps, quoique n'ayant pas reçu d'exécution.
Néobar étant mort en 1540, Robert Estienne lui succéda comme imprimeur du roi pour le grec, tout en conservant le titre d'imprimeur royal pour le latin et l'hébreu.