Crapelet, Études pratiques, etc., p
2. On trouvera à l'Appendice, pièce n" VI, la traduction qu'en a faite M. Crapelet. J'ai donné le texte original dans mon travail sur les Estienne, p. 1 1 etsuiv.
Biographie. 63
L'amour du roi pour les langues classiques ne fit pas négliger le français à ce prince : en iSSg il rendit une ordonnance fameuse, portant que « d'ores en avant tous arrests, etc., seroient prononcés, enregistrés et deslivrés aux parties en langage maternel. »
En 1 541, Olivier Mallard, qui avait acquis tout l'attirail typographique de Tory, publia un livre d'Heures de la Vierge^ en latin, in-8°, avec les encadrements à la moderne dont j'ai parlé page 40 1. Ce livre est sans doute copié sur l'édition donnée par Tory vers i53o, mais que Je n'ai pu voir 2. Quant à l'édition de i54i, j'en ai vu un exemplaire sur vélin et un autre sur papier. Elle se compose de 23 feuilles in-8° (signât. A à Y), et porte sur le titre : (( Hor£ in laudem heatissim. Virginis Maris ad nsum Romamim. (Ici le Pot cassé.) Parisiis, apud Oliverium Mallardum, sub signo Vasis effracti. — 1541. »
L'année suivante, Olivier Mallard publia aussi une édition des Heures de la Vierge, in-4°, conforme à celle donnée par Tory en i53i. J'en parlerai plus loin en détail 3. Ici je me contenterai de dire que ce livre fut achevé au mois d'août 1542.
Le 22 du même mois, Olivier Mallard renouvela le bail du logement qu'il occupait dans la halle aux blés de Beauce, et qui avait été passé neuf ans avant à la veuve de Tory et à Martin Féret^ au prix de 122 livres 10 sous tournois. Le prix fut augmenté pour Mallard, qui dut payer
1. M. Brunet {Manuel, j'- édition, t. V, col. 1860) cite une édition de ces Heures à l'usage du diocèse de Rouen, imprimée par Mallard en 1536. Ne l'ayant pas vue, je ne puis dire quels sont les bois de Tory qui servirent à cette édition.