L. Nestoreos terris perstet victurus in annos
Postque obitum cœli ditia régna petat.
CIVIS
Le livret se termine par le petit poëme de Lactance mentionné sur le titre. Ce poëme occupe les deux feuillets suivants et le recto du dernier feuillet, au bas duquel on lit:
« Finis. Ex aedibus Ascensianis, ad V idus martias MDIX. » Cette date revient au ii mars i5io nouveau style.
Voici ce que m'a écrit M. Jules de Saint-Génois, bibliothécaire de l'université de Gand, au sujet de son compatriote, l'auteur des vers sur la Passion :
« Le nom du personnage qui vous intéresse n'est point le Riche, mais de Rycke, en flainand, dont la traduction latine a fait Dives. Voici ce que dit de lui Sanderus, Flandria illiistrata, I, 386 (éd. Hagas-Comitis, lySS) : « Guliel- « mus Dives, vulgo de Rycke, Gandavensis poeta : ejus « exstat Carmen elegiacum de Passione Dominica , artificiosai « pietatis plenissimum, quod inter illustrium poetarum « opéra impressit Judocus Badius Ascensius Parisiis. »
« Valère André, de son côté, lui consacre quelques lignes dans sa Biblioiheca Belgica (Lovanii, 162 3, p. 344) : « Ele- « giam de Passione Dominica ediditAntverpiascum Domi- (c nici Mancini, Phil. Beroaldi et aliorum similis argumenti « libellis, 1527, Mich. Hellenii typis. »
« P. Hofmann Peerlkamp, Liber de vita, doctrina et facultate Nederlandorum qui carmina latina composuerunt (éd. 2%
BiBLIOG RA PHIE. 9^
Harlemi, i838), dit, à la p. 2g : « Gulielmus Dives Gandensis tioruit i520. Scripsit Carmen clegiacum de Passione Dominica, artiticiosce pietatis plenissimum... Htec saspius prodiit, addita etiam Quatuor virtntïhus Dominici Mancini, Antverpiœ, a. i562. Si vocabulum hic illic excipias minus latiiium, Carmen est melioris notœ quam multa ejusdem temporis de hoc argumente. »
« Quant à l'édition que vous citez, et qui aurait été imprimée in £dibus Ascensianis, en iSog, nous ne la possédons pas; mais le petit poëme de Guillelmus Dives se trouve dans Dominici Mancini poemalu, Antverpice^ i^Sç, in-12. »
C'est tout ce que j'ai pu apprendre sur Guillaume le Riche ou de Rycke; on ne voit pas comment ce citoyen de Gand devint professeur à Bourges. Le fait cependant n'est pas extraordinaire, car peu après, vers i5 3o, un autre Belge, du nom de Hanneton, y enseigna le droit féodal. Tory a publié encore, à la suite de son édition de Valère Probus, un distique latin de son maître; c'est une énigme ainsi conçue :
Die âge, qu3e volucres gignunt animalia fœtae Et praebent natis ubera plena suis ' ?
Quant à Herverus de Berna, le condisciple de Tory, j'en sais encore moins long. Tout ce que j'ai pu apprendre de lui, c'est qu'il avait publié en 1543 un petit poëme à la louange des ducs de Nevers, seigneurs d'Orval, près de Saint-Amand, pays natal d'Herverus, et dont il était alors curé, si j'entends bien son latin ampoulé. Voici le titre de ce livre, qui était en vente chez Vivant Gaultherot : « Panegyricon illustrissimorum principum comitum Druydarum et Aurivallensium et Nivernensium, Hervero a Berna,