SURFACE
en lieues de 25
NOMBRE DBS PU WHkH'..
Connues.
Existant probablement.
Ile de r Ascension, d'apr. Les.*on et
Rien., Voy. Astrolalic, p. xlix. . .
0 env.
Ile* kr. m- (vingtaine d îles madrépo-
riques), d'apr. Heiukiw, Ann. of te.
nat. hùt I d 337
lu
Ile Norfolk, d'apr. En.llichcr, compilé
par Cunn. dans llook., Lond.journ.,
SU* î*.
4 env.
lia
lie de Juan Fernande*, d'apr. Bertero
et ba\, >elon.\. île Jus»., dans Arch.
vin » i a i
* en».
Ov 7
Iles Auckland et Lainplicll , d apr.
ttooker |, , n. autant. , I , et
lu env.
0«i»u4An<; degré.
Ile de Nordeniey, N.-O. de l'Ali., d'apr.
Scnden, Dley, Nées, Flora, 1834, I,
u,o env.
Un mille anglais carre à Thames Dit-
ton, romté de Surrcy, d'apr. Watson,
Phytologitt, 4848," p. 267
ir i i iv a il t i *a
Hœdic et Houal, îles du Morbihan,
il apr. IK'Ialandc, Hadxc et Houat,
lis an' «• aj 1 su et zl
Seitièmt degré (moins de 0.01 lieue).
Sommité du Krockcn , d'apr. Hampe,
Linn., 18311, p. 367
Le Jardin du glacier du Talèfre, près
Chamounix, d'apr. diverse» collec-
Sommilc du pic du Midi de Bagneres,
2024-, d'ap. Ramoud , Mém. Mut. ,
S II. VARIATION D0 NOMBRE DES ESPÈCES SUIVANT LA DISTANCE DE L'EQUATEUR.
Comme le nombre des espèces d'un pays est un résultat combiné de la présence des espèces et de leur extension géographique, la richesse de certaines régions semble d'autant plus grande qu'on envisage des étendues plus considérables.
Ainsi, la France et la Suède ont à peu près la même surface, et il y a trois fois plus d'espèces en France ; mais si l'on considère de plus petits espaces, dans les deux pays la proportion devient différente. Dans les environs des villes de France où la végétation est le plus variée, comme Fréjus, Toulon, Marseille, on trouve seulement deux fois plus d'espèces que dans les environs des villes de Suède, comme l'psal, Stockholm
(a) Plusieurs do r«s espèces sont d'origine étrangère, mais spontanées.
ou Celle ; et autour des villes du nord de la France, on ne trouvera pas même deux fois le nombre des espèces croissant autour des villes suédoises. Le Cap, dans son ensemble, est d'une richesse extraordinaire. La partie explorée, dont l'étendue est à peu près celle de l'île de la Grande-Bretagne, aurait quatre à cinq fois plus d'espèces, d'après ce qu'on peut augurer des faits actuellement connus. Cependant, chacune des vingt subdivisions tracées par MM. Drége et K. Meyer, dans leur opuscule sur l'Afrique australe, ne parait pas avoir plus de 1000 à 1500 espèces phanérogames («), quoique leur surface soit à peu près égale à celle du Yorkshire, comté qui renferme un millier d'espèces. Évidemment, la richesse des régions telles que l'Afrique australe, le Brésil et quelques autres, tient surtout à ce que les espèces ont une aire étroite, de sorte qu'en passant d'un district à l'autre, la végétation change presque en entier. Au contraire, la pauvreté des pays du nord et des grands déserts d'Afrique tient surtout ;i ce que, sur d'immenses étendues, les espèces varient peu. Plus les régions considérées sont petites, plus le nombre des espèces est semblable sous toutes les latitudes, du moins en théorie. Il est vrai qu'en fait, les conditions locales du sol deviennent plus importantes à mesure que l'on considère un espace plus restreint, d'où il résulte communément de grandes différences dans le nombre des espèces quand on envisage, par exemple, une lieue carrée, et surtout une fraction de lieue carrée, un hectare, je suppose.
Laissant de côté ces diversités qui affectent les petites localités et qui tiennent aux stations, il est impossible de méconnaître l'augmentation générale du nombre des espèces, pour une étendue semblable, en marchant des pôles à l'équateur. Plusieurs des divisions de notre tableau en fournissent la preuve, notamment la comparaison de Java avec Naples et le nord de l'Europe (8e degré de grandeur), et celle de la Jamaïque avec la Lombardie, le Wurtemberg et Kasan (11* grandeur). Dans d'autres parties du tableau, les termes de comparaison manquent, ou bien ils accusent des circonstances exceptionnelles dont je parlerai tout à l'heure; mais la loi générale d'augmentation ne peut être contestée.
Cette progression est cependant irrégulière. Du pôle arctique jusqu'au midi de l'Europe et jusqu'au midi des États-Unis, elle est évidente. Dans les régions plus voisines du tropique, la sécheresse, quelquefois déplo-
(a) Chacune des 20 subdivisions présente dans les collections de Drège une moyenne de 519 espèces, mais il faut doubler ce nombre, parce que plusieurs n'ont pas été suffisamment explorées. Les subdivisions III Ae, III D, III E, où le voyageur a recueilli la grande majorité des espèces existantes (voy. Ivoti P/lans. geog. Dccutn., p. 6 et 43), paraissent avoir 1,100 espèces en moyenne.
rable, ou d'autres causes, produisent une diminution. Ainsi, la Flore du Sinaï et celle d'Égyple, sont d'une pauvreté singulière quand on les compare avec les Flores de régions d'une étendue semblable au nord ou au midi. Sans aucun doute, la Flore du Sahara, celles du Sénégal, de la Perse, du Caboul, de la Californie inférieure, offriraient un caractère semblable de pauvreté si l'état de la science permettait de le constater avec des chiffres.
La présence des chaînes de montagnes en Algérie, dans l'Inde et au nord du Mexique, détruit en partie l'effet de la sécheresse et ramène, par exception, sous ces latitudes des flores plus ou moins riches; mais il faut l'influence des pluies intertropicales pour déterminer près de l'équaleur l'abondance extraordinaire d'espèces, qui est un des caractères de la végétation des pays chauds.
L'hémisphère austral présente les mêmes faits : Rareté d'espèces dans ' quelques régions sèches près du tropique, par exemple, au nord du Chili et dans l'intérieur du Cap et de la Nouvelle-Hollande; augmentation relative au Chili, et sur le littoral du Cap et de la Nouvelle-Hollande méridionale; enfin, diminution rapide vers les régions froides et humides situées plus au midi.