‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 136 sur 146 · PROPRES A AVANCER LA GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. 13A · texte numérisé non relu

PROPRES A AVANCER LA GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. 13A

système métrique le prouve, car son succès est dû, en grande partie, à ce que les noms des unités et des subdivisions étaient nouveaux et ne pouvaient se confondre avec aucune autre mesure. Que les Anglais et Américains veuillent bien le remarquer. S'ils profitent de notre expérience, ils regagneront le temps perdu, en faisant mieux que nous.

Jusqu'à cette réforme plus ou moins complète de leur thermomètre, les travaux les plus simples sur l'action des températures seront pour eux des calculs, pour ainsi dire, de mathématiques, étrangers à la masse des lecteurs. Toutes mes recherches sur les températures utiles et sur les concordances de climats, celles de MM. Boussirigault, de (îasparin, Quetelel, etc., seront, je le crains, une lettre morte pour des centaines d'hommes éclairés en Amérique et en Angleterre. Je le regrette, mais il me semble qu'une réforme sur ce point élémentaire des sciences physiques ne peut tarder beaucoup à venir.

Rayon» «•hlmlquc* de la lumière. — Les rayons chimiques sont-ils absorbés par l'atmosphère dans la même proportion que les rayons calorifiques? Mes calculs sur les limites des espèces végétales dans les pays septentrionaux, me font soupçonner qu'ils jouent un rôle plus grand qu'on ne pense dans les longues journées d'été, au delà du cercle arc tique. Ce qu'on raconte de la décomposition rapide des matières animales et de la multiplication extraordinaire des insectes dans ces régions, me fait aussi présumer quelque cause qui viendrait s'ajouter à la température et à la lumière visible. On aurait besoin d'expériences directes sur celte question, au moyen des procédés photographiques.

2" Demandes aux grographs.

Dictionnaire» géographique». — Les dictionnaires actuels ne sont pas ce qu'il faudrait pour la botanique, l'agriculture et la géographie physique. Ils donnent beaucoup de détails sur les villes cl sur l'administration des pays ; mais ils n'indiquent pas la position d'un nombre suflisant de localités, ils menlionuent rarement les montagnes, et l'indication des surfaces est trop négligée.

Degré» d'altitude. — On trouve extrêmement commode et instructif d'indiquer la distance d'un lieu à la fois du pôle et de l'équaleur par des degrés de latitude. On préfère de beaucoup ce moyen à la désignation en myriamètres et mètres du pôle ou de l'équateur, parce que chacun se servirait aussi volontiers de toises, pieds ou lieues de plusieurs espèces, et que, d'ailleurs, les latitudes sont une échelle, dont les points extrêmes se trouvent donnés par la nature, (iràce aux deux termes d'une éc'iclle, on

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saisit immédiatement une position indiquée par un seul chiffre. La supériorité d'une échelle et de degrés, sur des mesures linéaires, môme déduites du sphéroïde terrestre, est évidente. Pourquoi ne pas employer aussi des degrés d'altitude? Ils existent également dans la nature, car toutes les inégalités de la surface du globe sont comprises entre le niveau de la mer et le sommet de la montagne la plus élevée. Ces deux termes naturels sont, en ce qui concerne les hauteurs, comme l'équateur et les pôles, pour les dislances horizontales. On aurait des degrés d'altitude, qui seraient la centième partie de l'échelle, soit de la montagne la plus élevée.

J'ai publié cette idée en 18A0 (Bulletin de la Société géographique de Paris, n" de janvier). Si je ne l'ai pas suivie et employée dans l'ouvrage actuel, ce n'est pas que les objections faites par M. Costaz, dans le même journal, m'aient convaincu; mais je regarde la détermination des plus hauts pics de l'Himalaya comme encore peu précise, et j'attends le progrès de la science à cet égard. En 1840, on croyait le pic le plus élevé de *2ô,6<>9 pieds anglais ; maintenant on sait qu'il y en a plusieurs qui dépassent 2S,000 pieds anglais (Journ. of the geog. Soc, 1851, p. 61). Lorsque l'on connaîtra exactement la hauteur maximum de la surface terrestre, on reviendra, j'espère, à mon indication de degrés véritables et naturels d'altitude.

3° Aux géologues.

Tonriiières et forêt* «nhniergécs. — H est d'un grand intérêt botanique et géologique de constater l'âge et la composition des tourbières et des forêts submergées, mieux qu'on ne l'a fait dans la plupart des pays. En général, tout ce qui concerne l'époque tertiaire supérieure, appelée maintenant quaternaire, se rattache de près à l'histoire et à la distribution du règne végétal actuel. On a fait d'excellents travaux sur ce point, en Angleterre surtout; mais étendre ces recherches et déterminer boUtniquemeut, avec précision, les espèces superposées dans les terrains diluviens et les tourbières, c'est ce qu'on doit désirer et demander de plus en plus.

J'ai insisté trop souvent sur les avantages tirés en géographie botanique des progrès de la géologie et sur les conséquences de la géographie botanique relativement â la géologie pour traiter de nouveau ces questions.

Je renvoie aux chapitres x, xi, xv, xxvi.

h° Aux botanistes physiologistes.

vitalité des *r»ine«. — Faire des expériences sur la vitalité des graines

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