‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 38 sur 146 · ESPÈCES PARTAGÉES DANS L'HÉMISPHÈRE RORÉAL · texte numérisé non relu

ESPÈCES PARTAGÉES DANS L'HÉMISPHÈRE RORÉAL

serré des hautes montagnes où une plante étrangère aurait tant de peine à parvenir et à s'établir, j'ai toujours été conduit à le considérer comme une végétation primitive, pure de tout mélange, et alors je remontais de génération en génération, de siècle en siècle, aux grandes questions de la distribution première des êtres organisés. Dans un temps, je ne connaissais que la théorie de Schouw, sur la multiplicité des individus de chaque espèce à l'origine, qui pût expliquer ces faits. Maintenant, les opinions des géologues sur l'ancienne étendue des glaciers et sur des transports par des glaces flottantes, à une époque moins reculée que l'origine de nos espèces, mais antérieure à l'état actuel de l'Europe, jettent un jour tout nouveau sur la question. Lorsque les vallées entre les Alpes et le Jura étaient couvertes d'immenses glaciers, il est évident que les mêmes espèces devaient se répandre sur les moraines et sur les hauteurs, qui les entouraient ou qui formaient des îles analogues au Jardin de la mer de glace ; et quand les blocs erratiques se déposaient par l'effet des glaces flottantes sur la Russie et l'Allemagne, des graines pouvaient bien être portées aussi à de grandes distances sur les rivages de la mer qui a disparu, comme aujourd'hui du Groenland au Labrador, ou d'un côté à l'autre de la baie de Balïin. En tout cas il devait y avoir une température froide, humide et uniforme, autour de cette mer, par conséquent une végétation assez semblable sur ses rivages et ses îles. La disjonction actuelle des plantes alpines, comme celle -des plantes aquatiques, devient donc un phénomène important à considérer en géologie. Elle cesse de confondre notre imagination, elle n'oblige plus a remonter à l'origine même des êtres; mais elle devient un genre de preuve essentiel à recueillir pour arriver à comprendre un état de choses antérieur au nôtre. Je reviendrai, du reste, sur ces questions dans le chapitre suivant, et surtout dans le chapitre xxvr.

ARTICLE V

ESPECES ORDINAIRES PARTAGÉES ENTRE DBS POINTS ÉLOIGNÉS DE L'HEMISPHERE RORÉAL.

Les plantes non aquatiques, habitant les plaines ou les collines, présentent quelquefois le phénomène de disjonction. Je ne citerai que des cas dans lesquels il me paraît impossible de supposer un transport de graines par les causes actuellement existantes.

Il y a quelques espèces, comme l'observait déjà M. Boissier (Voy. bot. en Esp.> I, p. 234), qui sont partagées entre les deux extrémités, occidentale et orientale, de la région méditerranéo-caucasienne, sans exister dans les «es et pays intermédiaires, dont le climat paraît extrêmement semblable. Vn petit nombre d'entre elles ont été observées récemment en

Algérie. Je les indiquerai également, car si l'Atlas n'est pas fort éloigné de l'Espagne, il l'est beaucoup de la Syrie et du Caucase, et la disjonction dans ce cas est encore très remarquable.

«arldrlla !\lBellaMrtim, L. — (1 — 1° En Espagne, près de Malaga (Boiss., Voy. E*p , II, p. U),en Catalogne (Colm. . C7tf.,p. 4) : dans le sud-estde la France, à 1 orient du Rhône (Mutel, Gren. et Godr., FI. /*>.), car il manque aux Flores de Bordeaux , de Tarn-ei-Garonne, du bassin sous-pyrénéen, de Montpellier On ne l'indique ni aux Canaries (Webb, Can ), ni aux Baléares (Cambess., Émm.), ni en Corse (Fl. Fr., div ], ni on Sardaigne (Moris, Ft ), ni en Italie et en Sicile (Bertol ; Guss., Syn.), ni en Algérie (Desf.; Munby, FI. Alg ), ni en Grèce <Siblh. et Sm , Expéd. de M orée ; Frieder., flew), ni près de Constanlinople (Castagne, cat msc); 2» dans les îles do Crète et de Chypre (Siblh et Sm. , Prodr., I, p. 307). dans la Terre sainfe (Clarke), les environs du Caucase (Ledeb. , FI. Ams.,1, p. 54, Hohen., d'apr. Boiss., f. c), la Crimée (Ledeb., I. c).

liront hrtcro«nrpam, Bol»». — ?i ?— Entre 5000 et 6000 p. dans la région alpine des montagnes du midi de 1 Espagne, et sur le mont Taurus (Boiss., Voy. bot. Esp., II, p. 201).

Querln hlapanlca, L. — i — L'habitation principale est en Crimée, en Arménie et au midi du Caucase (Ledeb., FI. /?<>«., I, p 340, 779) jusqu en Syrie (h. Webb, d'après Boiss. , Voy. Il, p 221). Une seconde habitation est en

Algérie (Cosson, .tnn. se. mil.. 3e eér., XIX, p. 4 31). Une troisième habitation dans le centre et le midi de l'Espagne (Boiss. ,1. c ).

p. 223) : I" dans le midi de l'Espagne, le royaume do Maroc et l'Algérie; 2° en Crimée et autour du Caucase.

Le Mlnuariln dlrhotomn. Lœfl , selon le même auteur, est aussi partagé entre : 4° l'Espagne centrale ; 2* la Syrie et la Géorgie caucasienne.

Sans doute, ces deux espèces sont difficiles à distinguer, et la première surtout a été confondue avec le Minuartia campestris ; mais il parait certain que l'une et l'autre manquent aux pays intermédiaires.

Hohrnackrrla hupleuvrlfblia, FUh «*» Mey. — ijf) — Espèce de la région caucasienne qui se trouve aussi en Algérie et en Espagne (Cosson, Not. Pl. notre., p. 164).

CallIpritiHcamllaria, DC. — (y — Asie Mineure, Syrie, Perse, Arabie Pétrée {Prottr., IV; Boiss , Voy. E$p .}, et en Espagne dans diverses localités (Boiss., Willk., Lmn., XXV, p 32). Si on la découvre en Algérie, l'habitation ne sera, pour ainsi dire, plus disjointe.

t'Iarmn cruclaiam, Mrh. — % — Cette plante, parasite sur l'olivier, se trouve en Palestine et dans le midi de l'Espagne (Boiss., Voy., Il, p. 274).

Kolanum pcmicnm, WIIM. — b — Caucaso et Espagno (Dun., dans Prodr., XUI, p i, p. 79).

•.Yeronira dlgttata, Vafcl. — @ — Asie Mineure, dans les montagnes

(Boiss, Auch., Prodr., X, p. 483], Thrace méridionale (Griseb.) ; 2* Madrid (h. DC.; Benth., dans Prodr., I. c). La localité de Montpellier, indiquée par Vahl (Symè., », p. M), est douteuse.

ESPÈCES PARTAGÉES DANS L'HÊMISPHÈKK BOHÉAL.

Rochoiln «trtlulata, Relrh. — 0) (S) — Cette Borraginée présente, ainsi que je l'ai fait remarquer dans le Prodromus (X, p. 176). une grande habitation dans l'orient, de la Songorie et de la Mésopotamie, jusqu'à l'Anatolie, et même la Podolie et la Hongrie; de plus, elle existe en Espagne, dans l' Aragon et laCas- Ulle; enfin M. Cosson l'a retrouvée en Algérie (Ann se. nui sér., XXI, p. 131)

Lyropsin orientait*. L.— Odessa et province de Carie. — Espagne, royaume deMurcie, d'après M. Cosson, Pl. nouv.. fasc. m, p. 122.

Myoaotla réfracta, Roi m. — ( i) — En Espagne, sur le mont Pilar de Tolox, à 6500 p. ; dans l'Asie Mineure, prés de Maglak (Yoy. Alph. DC, Protlr., X, p. 110).

Campannln fantlglata, Dnfonr (dans Alph. DC, Mon. Camp, et Prodr., VII, p. 483).— fi — 1" En Espagne, à Aranjuez f et en Aragnn ! t" au midi du Caucase, en Géorgie, dans les champs incultes (Hohen !) M. Grisebach ne l'indique pas dans son Spicileghtm Fl. Rumel.

Rhododendron pontlrum, !.. — J — Espagne méridionale et Analolie. Voy. ci dessus, p. 1 62, et carte II, fig. 17).

Janlprrna ihnrlfrra. L. — 5 Royaume de Murcie et Anatolie (Cosson, PL noue., fasc. m, p. 429) L'espèce manque à Hlalie(Schou\v, Dislr. Canif, d it.).

Ces exemples ont été recueillis d'après les ouvrages et les herbiers, sans aucune idée préconçue. Il s'est trouvé que les deux tiers sont des plantes mouoearpiennes, habitant principalement les endroits sablonneux. Il y a sans doute de l'analogie entre les climats de l'Orient et de l'Espagne; mais de quelle manière ces espèces, que l'homme n'avait aucun intérêt à transporter, ont-elles pu arriver d'un pays à l'autre? Et pourquoi plusieurs d'entre elles n'ont-elles pas occupé successivement les côtes et les îles de la mer Méditerranée? Impossible de répondre à ces questions par l'ensemble des faits actuels. Evidemment, il faut recourir à des causes plus anciennes.

Deux hypothèses s'offrent à l'esprit. L'une, que la Méditerranée aurait fait irruption sur des pays intermédiaires dans lesquels l'espèce existait et aurait coupé l'habitation en deux ou trois parties ; l'autre est l'hypothèse de l'origine primitivement multiple des espèces. La première est d'accord avec beaucoup de faits géologiques et même historiques ; la seconde est plus éloignée et repose sur des considérations d'nn autre ordre, dont je parlerai plus tard (chap. xi).

Il y a des plantes de la région méditerranéenne qui se retrouvent aux Iles Canaries, Madère et Avores. J'ai déjà mentionné des plantes aquatiques (p. 19S>), des plantes ligneuses à grosses graines (p. 093) et des plantes alpines (p. 1006) qui sont dans ce cas. Je pourrais ajouter maintenant les Erien arnorea et i ■•;<•» Mcoparia, dont on ne peut expliquer la présence par des transports du fait de l'homme, par des courants ou par les oiseaux. Je laisse cependant ces exemples et plusieurs autres de côté, parce que nous ignorons encore si ces espèces ne se trouvent pas

liES ESPÈCES DISJOINTE?

sur les montagnes de Maroc, formant une sorte de transition entre les îles Canaries et la région de la mer Méditerranée.

Tout le monde sait qu'il existe une douzaine d'espèces partagées entre l'Irlande et les Açores ou l'Espagne, comme le Dabcrda aoilfoli* (voy. p. 150, 170, et carte I, fig. 12). Ce sont principalement des Éricacéeset Saxifragacées. Leur transport me parait impossible par les causes actuelles» car ces plantes se trouvent en Irlande sur des montagnes. J'en parlerai de nouveau dans le chapitre xxvi.

Voici encore quelques exemples de disjonction bien remarquables.

Rratrllaria ntinor.1 — % — 1° Dans les marais de l'Europe occidentale, de I Allemagne et jusqu'en Lithuanie (Ledeb., FI. Aom., III, p. 401} : 2* dans la région du lac Baikal, près d'Irkulsk (Renth., Prodr., XII. p. 427 ; Ledeb , /. c). Cette interruption, dans un espace de 80 degrés longitude, est remarquable, les pays intermédiaires ayant été assez explorés par les botanistes russes. Une variété se trouve dans les montagnes de l'Inde tBonlh., /. c).

C'Irrirn luietlana. L. — % — \° En Europe, jusqu'au nord de l'Écosse (Wals., Cyb , I. p. 276), et en Finlande (Ledeb , FI Jto»., II, p. 113), Sibérie, jusqu'il l'Altaï (ib.) ; 2° Amérique nord-est, du Canada aux. parties élevées des étals méridionaux (Torr et Gray, Fl , I. p. ;">27) Quelques auteurs en font une variété, canndenslx, mais ellerepose sur des poils de la tige un peu plus fréquents, différence insignifiante. L'absence dans les régions polaires, mémo aux tles Féroë, etc., établit une solution de continuité très grande entre les deux patries.

Mtaehys aaprra, (3 «lahrata, Brnth. (DC , Prodr., XII, p. 471). — % — Cette variété d'une espèce commune aux Etats-Unis, se trouve, selon M. Bentham : C'en Caroline; 2" dans la province de Fokien en Chine.

rhryma l«>p<o««a<>hj>a. I, — <j — Rien n'est plus singulier que la double patrie de cette petite plante, qui forme à elle seule un genre et une famille, à roté ries Verbénacées. Je m'en suis occupé, de mémo que Schauer, à l'occasion du Prodromu$ (XI, p. 620). Il nous a été impossible de trou\er une différence entre les échantillons des Etals-Unis et ceux du Xépaul, si ce n'est que les derniers ont la fleur légèrement plus grande. De pareilles diversités existent entre des échantillons de plusieurs espèces, et ne méritent pas d être élevées au rang de caractères spécifiques.

Kaurarn» rrrnan», !.. — % — MM. Hookeret Arnott {Bot. Beechey* Voy., p. 2 1 6) disent qu ils n ont pu découvrir aucune différence entre les échantillons de la Chine méridionale et ceux de l'Amérique septentrionale. L'espèce est indiquée dans cotte dernière région au Canada (llook., Fl. bor. Am , II, p. 4 43) et dans les Etais du nord-est de la confédération (A. (îray, Bol. north. Si.), au bord des étangs II no parait pas qu'on la connaisse dans le nord-ouest de l'Amérique.

Dans ces derniers cas, de répartition entre les États-Unis et la Chine ou le Népaul, d'espèces non cultivées, il est bien impossible de supposer nn transport. On ne peut guère imaginer une communication antérieure A l'état actuel du globe, par des îles on nn continent qui auraient disparu,

ESPÈCES ORDINAIRES PARTAGÉES DANS l/HÉMISPHÈRE BORÉAL. 1025

car toutes les autres espèces sont différentes, excepté certaines plantes cosmopolites. On pourrait peut-être supposer que ces espèces auraient eu, pendant une période, une habitation immense, laquelle se serait réduite subséquemment, par des causes géologiques. Il serait cependant singulier qu'elles ne fussent pas restées ça et là dans les pays intermédiaires ou dans certaines contrées adjacentes. L'hypothèse la plus probable paraît être celle d'un développement de mêmes formes spécifiques à de grandes distances, au moins pour ces rares espèces.

Erlocniilon *rp(nngulurr, Wlth. (E. prllnrldam, Mlehx). — K ~

4" Découvert, en 1764, dans les lacs tourbeux del'ilode Skye en Écosso 'Hook., Fl. Scot., p. 270), ensuite dans les lacs do l'Ile doColl et des Hébrides voisines (Hook., Bril. Fl., p. 405}, ce qui no paratl pourtant pas très bien démontré à M. H.-C. Watson (Cy6., III, p 37), et en abondance dans 1 ouest de l'Irlande (Hook., J. c), en particulier dans les lacs de Cunnamara (Mackay, /•'/. Hib., p. 289). — 2° L'identité spécifique a été prouvée avec l'Eriocaulon pellucidum, Michx, qui existe dans l'Amérique septentrionale, savoir : à Terre-Neuve, dans le Canada, jusqu'au Saskatchawan (Hook., Fl. bor. Am., Il, p. 187), et dans quelques parties septentrionales de l'Union (A. Gray, Bot. n. St.,. p. 514), sans avancer cependant jusqu'à la région du Mississipi et de l'Ohio (Ridd., Fl. west. Si. ;Lea, Cinctnn ).

Une distribution géographique aussi extraordinaire provoque bien des réflexions, d'autant plus que cette plante est la seule Restiacée existant en Europe. M. H.-C. Watson, en 1847 (Phytol., p. 765), inclinait à l'idée d'un transport d'Amérique en Europe par une cause inconnue. En 1852, il désigne l'espèce comme native en Ecosse, et il ne parle pas de la localité d'Irlande (Cyb., I. c). J'ai beaucoup hésité sur celle espèce, et n'ai pu me décider qu'à la fin de mon travail, après avoir résolu un grand nombre de questions analogues, moins difficiles. En définitive, je regarde l'espèce plutôt comme disjoinle, c'est-à-dire comme séparée antérieurement à l'état présent du globe, et non comme transportée par les causes actuelles. Il me semble très improbable qu'une graine ait été transportée du Canada ou de Terre-Neuve en Irlande ou en Kcosse, puisque le courant des Florides (Gulfstream) vient du Mexique et se trouve séparé delà côte des Klals-Unis par un autre courant, qui marche du nord au sud (\oy. la carte des courants dans Herschell, Manual of scientific enquiry). L'espèce actuelle manquant à la vallée du Mississipi, n'aurait pu être transportée que par le courant du Canada, qui longe la côledes Etats-l'nis. On connaît bien quelque liaison, vers le nord-est de Terre-Neuve, entre ces deux cournnls, tantôt superposés et tantôt juxtaposés, et il n'est pas impossible qu'un corps flottant passe de l'un à l'autre; mais comment admettre que le Gulfstream, ayant reçu des graines d'Eriocaulon par celte voie accidentelle, fut venu

fi.',

102/j DES ESPÈCES DISJOIMKS.

les déposer, non sur la côte d'Irlande el d'Ecosse, mais dans de petits lacs dont les eaux s'écoulent vers la mer? On peut, à la rigueur, présumer que le su/rlncbiuni ancep», Un. , plante des terrains ordinaires, vivant près du littoral, serait arrivé en pn point de la côte occidentale d'Irlande par le courant américain. Mais quand il s'agit d'une espèce lacustre, c'est bien plus dillicile. Les seuls arguments en faveur d'une origine étrangère spnt la rareté de l'Eriocaulon en Europe, et l'absence de toute autre espèce de cette famille. Ce sont des arguments indirects et assez faibles. D'autres Resliacées ont pu exister en Europe avant l'état actuel des choses, et avoir disparu partout, excepté de ces points occidentaux. Enfin, l'espèce pourrait avoir été transportée antérieurement, à une époque où son habitation était peut-être plus étendue en Amérique, et les courants peut-être plus intenses ou plus directs du Canada en Ecosse.

Splranthr» rt-rnua, Rlch. (Aieoltia Kcmmipnro, Sm ) — If — Orchidée, dont l'habitation américaine s'étend de Terre Neuve el des Élat6 septentrionaux de l'Union à Fort Vancouver, sur la côte occidentale (Asa Gray, Bot. N.-St., p. 475 ; lïab.. Troua Lnni. Soc, XIX. p. 262), el qui aélé trouvée sur un seul point de l'Irlande méridionale, dans le comté de Cork, d abord en 4810, puis en 1843, mais toujours en petitoquanlilé(Bab , /. c. ; Power, Bot. ofCork, p. 62).

M. H.-C. Watson (Phytol., 4847, p. 705) semblait pencher, pour cette pspèce, vers l'idée d'un transport accidentel; mais, en 1852 (Cyb., II, p. AI h), il se contente de dire qu'elle est hibrrnienney sans discuter son origine. Ou connaît la difficulté de faire lever des graines d'Orchidées. Quoique ces graines soient d'une légèreté extrême, et que les plantes des terrains humides aient ordinairement de très vastes habitations, les Orchidées ont des habitations peu étendues en moyenne. In transport parle courant des Florides (Gulf streaim, de graines aussi délicates, est inadmissible. Je croirais donc volontiers à une habitation du Spiranlhes cernua autrefois inoins restreinte en Europe, qui se serait réduite depuis l'état actuel des choses dans notre hémisphère. En termes différents et moins hypothétiques, re serait une espèce disjointe, dont la double habitation proviendrait, comme celle des autres espèces dans ce cas, de circonstances antérieures encore mal connues et non des causes actuelles.

Ces idées peuvent sembler bizarres lorsqu'on envisage une ou deux espèces seulement et sous un certain point de vue, mais elles deviennent plus probables quand on s'occupe de l'origine d'un nombre d'espèces communes aux régions arctiques et aux îles Britanniques, et de la question des origines de nos végétations européennes. Je renvoie sur ce point au chapitre xxvi.

ARTICLE VI

espèces non aquatiques, partagées entre des pays intertropicaux très Eloignés, ou entre un pays intertropical et un pays hors des tropiques ÉGALEMENT ÉLOIGNÉ, SANS POSSIBILITÉ OU AVEC UNE PROBABILITÉ EXTRÊMEMENT FAIBLE DE TRANSPORT PAR LES CAUSES ACTUELLES.

S L ÉSCMÉn VTIO*.

J'ai recueilli avec soin et énuméré précédemment (p. 766) les espèces qui ont été transportées et naturalisées d'un pays à l'autre, entre les tropiques, et celles qu'on peut fortement soupçonner d'avoir été transportées. Voici maintenant des espèces, divisées également entre pays intertropicaux, mais pour lesquelles un transport déterminé par les causes de l'époque actuelle est très improbable, je dirai presque, dans la plupart des cas, impossible. Tantôt, ces espèces existent dans des régions qui n'ont pas été modifiées par l'homme, tantôt elles appartiennent à des catégories de plantes dont les graines se transportent difficilement par les causes naturelles, et que l'homme n'a aucun intérêt à recueillir ou à propager. Ces espèces n'ont pas des crochets, poils laineux, matières visqueuses, ou autres particularités, qui rendent les transports faciles. Aucune n'habite de préférence les terrains cultivés, ni le voisinage des habitations, ni le bord de la mer.

Plusieurs, j'en conviens, ont des graines petites ou coriaces, qui ont pu se trouver accidentellement mélangées avec des marchandises ou dans le lest des vaisseaux, et conserver longtemps leur vitalité. L'impossibilité de transport ne peut jamais être démontrée d'une façon absolue ; mais il y a des degrés de probabilité extrêmement faibles, qui en approchent suffisamment.

Dans le but de faire apprécier ces degrés tic probabilité très faibles, j'ai marqué du signe T? les espèces pour lesquelles le transport est le moins improbable. Celles qui n'ont pas de signe ne présentent rien dans la structure, dans la station ou l'habitation, qui indique une possibilité de ce genre. Ainsi, les espèces marquées T? mériteraient peut-être de passer dans la liste des espèces naturalisées entre les pays tropicaux (p. 766) ; et l'ensemble de celle liste et de la liste suivante réunit la totalité des espèces à moi connues, qui sont divisées entre les régions équatoriales, soit par transports à l'époque actuelle, soit par une cause antérieure. On remarquera, à la fin de rémunération dont je vais m'occuper, un certain nombre d'espèces, à l'égard desquelles je n'ai pu arriver à

aucune notion précise, ou qui ont été indiquées ù tort comme partagées entre les régions tropicales.

!• Espèces partagées entre l'Amérique et l'ancien monde, qui ne trouvent en

Afrique et en Asie.

gauvageala erreta, L. — 5 — 1° Pérou, Brésil, Guyane, Antilles, Mexique (Saint-Hil., Pl. rem., p. 26) ; V Guinée (WtlH. ; Hook.! Fl. Mgr., p. 2*1), Sénégal (Hook., 1. c), Madagascar (Saint-Hil. , / c) ; 3° Java (Saint-Hil.. /. c , d'après un échantillon de Perrollet). Les neuf autres Sauvagesia connus en 1841 (Sleud., Aoro.) étaient tous d'Amérique, excepté le Sauvagesia nutans, Pel - Th., qui est de Madagascar. M. de Saint-Hilaire n'a pu découvrir danslorganisation de la plante aucune cause favorablo au transport. C'est une espèce employée dans quelques maladies, en Amérique, mais peu connue et peu utile. Elle habite dans les endroits humides, les marais.

T? C'orchora» aeutaagulas, l*um. (C. umuuii* Gorrta.t C. alatu». i- Don). — 5 ® — Espèce également assez commune dans les Indes occidentales et orientales (Wight et Arn., Prodr., p. 73), trouvée aussi en Guinée (Hook. f. et Benth , Fl. Mgr., p. 234). Ces divers auteurs ont comparé les échantillons des deux mondes. Les Corchorus existent dans les trois continents tropicaux. Celui-ci ne présente rien de particulièrement favorable au transport. Les capsules allongées se terminent par trois ou quatre dents ou pointes, qui ne sont pas crochues, ni très pointues, de sorte que l'adhérence à des corps étrangers paraît peu probable. Les Nègres le mangent en salade ou légume [Papou Ockroe, aux Barbades, Hughes, p. 197], ce qui a peut-être pu engager à le transporter de l'ancien monde. Il me parait un peu plus souvent indiqué dans le* Flores asiatiques ou africaines que dans celles d'Amérique. Le nom bengali Tittapal (C. fuscus, Roxb. , FL, V édit., Il, p. 582) semble dérivé de Pulla, nom sanscrit du Corchorus olitorius.

T? Haltherla Indien. L. (W amerlcana, L ) — :> — Celte Byltnériacée est une des plantes ligneuses les plus répandues dans les pays chauds MM. Brown (Bot. Congo, p. 58 et 64), Wight et Arnott [Prodr. Fl. pen. Ind., p 67), Webb (dans Fl. Mgr., p. 110), Hooker et Bentham (»., p. 233\ Schlechtendal [Linn.. 1 828, p. 27 4), lui rapportent une foule de synonymes et ont comparé des échantillons de tant de pays différents, qu'on ne peut douter de la diffusion en Asie, Afrique et Amérique Quoique la plupart des Wallheria soient d'Amérique, on en indique un au Sénégal (Fl. .Mgr., p. 233], et le Wallheria Lophanlhus. Forst., est aux lies Marquises. Les calices et les carpelles du Wallheria indica sont hispides, d où il peut résulter quelquefois I adhérence à des corps étrangers, mais les poils ne sont pas crochus. Quoique ligneuse, l'espèce crott dans les prairies Macfad., Fl. Jam.). Elle est commune en Afrique (Boj , //. Maur ; Flora Mgr.) et en Amérique, mais beaucoup moins en Asie. Je ne la vois indiquée pour celte partie du monde que dans la péninsule indienne (Wight cl Arn., Prodr., sans localités), à Ceylan (Burmann; Moon, Cat ), puis aux lies de la Société et Sandwich (Voy. Beechey), Hoxburgh (2' édit.) n'en parle pas Le docteur Wallich en a distribué des échantillons du pays des Birmans (W. elliplica, que Wight cl Arn. réunissent;. On no cite aucun synonyme de Bheedc ou Rumphius. D'après cela, je regarde l'espèce comme d'une origine douteuse en Asie.

ESPÈCES DISJOINTES NON AU.UATlO.lKS TROPICALES.

T? Ximenia americana, L. (X. maltlflora, Jacq ), vnr »plno»a. — 5

— Chr. Smilh avait dôjà soupçonné quo le Ximcnia, vu par lui au Congo, était lo même que celui d'Amériquo (Br.. Conyo, p. 50). Roxburgh (Fl. Ind. , 2e édit., Il, p. 252) admettait aussi I identité dans l'Inde et en Amérique. M. Decaisne {Herb. Timor, p. m), après avoir comparé de nombreux échantillons, confirme l'identité. Les auteurs du Flora Nigridana (p. i 14, 261), à l imitation de ceux du Tentamen Flonr Sen»gambiœ (p. 102), admettent leXimenia americana sur la côte occidentale d'Afrique. Ainsi, les auteurs les plus estimables, après examen réitéré, ont constaté la présence dans les trois parties du monde entre les tropiques. Cet arbuste épineux se trouve dans des endroits non cultivés, dans des taillis, souvent sur la côte, quelquefois dans les montagnes; ainsi, au Brésil, dans les petites forêts appe'ées Calingas, dans la province de Minas Geraes(Saint-Hil., Fl. Hres., I,p 3 H), à Cayenno, dans les terrains sablonneux du littoral (Aubl.j; au Sénégal, dans les sables (7Vnf. Fl. Seneg.); dans l'Inde, selon Roxburgh, dans les forêts et sur les montagnes. Le caractère do plante spontanée n'est donc pas douteux. Est-elle ancienne dans tous les pays? Voilà ce qui est moins certain. Le fruit est mangeable, à peu près aussi bon qu'une prune, d'après quelques auteurs ; il est plus ou moins recherché par les nègres et les Indiens. Sa grosseur et son noyau étant comparables à la pruno, on peut croire que l'espèce n'a pas dû échapper aux divers peuples et aux voyageurs. D'après cela, je trouve suspect de ne voir dans Roxburgh aucun nom sanscrit; Piddington [Index), également, ne cite quo des noms de langues modernes de l'Inde. Moon [Cat. Ceylan) ne parle pas de l'espèce. Le docteur Wallich n'a pas trouvé lui-même son Ximenia russelliana quo Wight et Arn. rapportent au Ximenia americana. L'absence de synonymes de Rheedcetde Rumphiusest singulière. Tout cela me fait croire que l'espèce n'est pas ancienne en Asie. Elle a peut-être été apportée par des Européens et répandue par les courants dans les Iles orientales du grand Océan ; et, dans le midi de l'Inde, elle est peut-être venue d'Afrique. On trouve en Abyssinie la variété sans épines (Rich., Tent. FL Abyss., I, p. 92), quo plusieurs regardent comme très peu différente. En Afrique, l'espèce n'est peut-être pas répandue de l'est à l'ouest, carello n'est pas indiquée aux Iles Mascareinhes (Boj , //. àfaur.). Sur la côte occidentale, elle pourrait, à la rigueur, avoir été apportée par les courants qui viennent d'Amérique. Jacquin [Amer ) la cite à Saint-Domingue. Cependant, elle est rarement indiquée dans les Antilles, du moins la variété épineuse. Au contraire, elle abonde sur le continent américain, de Cumana (Jacq.) au Brésil (Saint- H il ) et à la côte occidentale tropicale (Benth., Sutph., p. <60). Les autres Ximenia sont douteux ou tombent dans celui-ci. En résumé, il se pourrait quo l'espèce fût sortie d'Amérique; mais les indices sont légers et la diffusion serait ancienne.

Xeplunln oleracea, Lour. (Desninnlhuf* natans, AVIIld ). — 0 — Les Légumineuses ont ordinairement une habitation restreinte et ne sont pas aquatiques. Celle-ci, étant aquatique, se trouve avoir une extension très grande, comme la plupart des plantes de celle catégorie. M. Benlham, qui a beaucoup étudié les Légumineuses depuis quelques années, réunit à l'espèce de Loureiro le Neptunia slolonifera, Guill. et Perr., et le Desmanlhus lacuslris, YYilld. La plante se trouve alors commune à l'Asie méridionale (Lour., Roxb., Wall., etc.), l'Afrique tropicale occidentale (Rich., Tent. Fl. Seneg.) et l'Amérique tropicale à Magdalena (U. et Bonpl), Guayaquil (Benth., dans Hook., Lond.

Journ.,\\p. 83 . Voyez Bentham, dans Hook.. Journ. of Bol., 1841, p. 354; Fi, Xigr , p 330. Rien dans la plante no parait f.ieililer les transports. Malgré le nom doleracea, il ne parait pas qu'on la cultive. On ne lui t onnait pas de nom sanscrit, mais seulement des noms indiens modernes (Roxb ): il est vrai qu'elle e*t plutôt du midi des régions dans lesquelles le sanscrit se parlait. Le point le plus septentrional où le docteur Wallich l'indique est Sillet. Je ne l'ai pas vue indiquée dans 1 archipel indien et la Polyné-ie (Decsne, Timor; Zoll., Verz. Java ; lla»sk ., Pl. J«r<e rur. ; Endl , Fl. Sitds-r lu» ) ; ainsi, les habitations sont bien séparées dans 1 ancien et le nouveau inonde

llydropotjlr nwintten, i — % — Lieux humides : 1° Inde et archipel indien; 2" Nouvelle-Hollande, à Swan-River Bunge, dans Lehm., Pl. Preiss., I, p. 281) et Nouvelle-Gall 's (Sieber' 531, dans h. DC ), Van Diemen et Nouvelle-Zélande ( Il ook. f., Fl. y.-Zct., p 83); 3° Afrique, en Abyssinie(A. Rich., Tc/it., 1, p. 318), au Sénégal ;Lepr. et Porr., dans h. DC. !), en Guinée (Hook., Fl. Mgr., p. 375 , au Cap (h. DC. ! , à l'Ile Maurice (Sieber I 219); 4" au Chili (Schleeht., Liiw., 1826, p 305). au Bré.-il méridional et à Rio (Schleeht., ibid.). Le fruit a des côtes, mais rien qui favorise particulièrement le transport.

L'Hiidrocniijle tMtum, Cyr., que I on dit ?e trouver en Californie, n'est pas la plante d'Italie, sel on M. Bortoloni [Fl. Il , III).

T ? Oldenlnndln coi pj iiiI»om», JL. — 0 — 4" Moluques (h. DC !); 2° Sénégal (h . DC.!) et Guinée Hook., Fl. Xigr , p. 40 4): 3" Jamaïque (h. DC. !), Cayenne (»('..') Mexique (Berland ! n. 151, voy. DC, Prodr., IV., p. 426) Le genre Oldenlandia est en Asie, Afrique et Amérique. Les graines en sont excessivement petites et nombreuses L'espèce actuelle parait venir dans les terrains légers, quelquefois peut-être dans les cultures. La capsule est glabre.

T? Oldenlnndln hcrSmren, DC [Prodr , IV, p. 425). Lieux humides : — (T — l'Inde; 2' Madagascar, Sénégal: 3* Saint-Domingue. J'ai vu des échantillons de toutes ces localités, dans mon herbier : mais je n'ai pas découvert d'après quelle autorité mon père a ajouté dans le Prodronvix : « Mexique, etc. » Dans les quatre premiers volumes du Prodrome, les localités et les herbiers n'étaient pas cités avec le même soin que dans les suivants. Capsule glabre Graines petites.

T? Eellptn crcctn, i - i — Voyez ci-dessus, p. 569. Les neuf autres espèces d'Eclipta connues en 1 836 [Prodr , V), étaient ou d'Amérique ou d'Asie, aucune d'Afrique. Le Flora Xigritiana et le Tenlamen Fl. Abyxs., n'en ont pas indiqué de nouvelles. L'Eclipta erocla préfère les endroits humides, les bords de rivières; mais il vient un peu dans toutes les conditions L'aigreUr manque. Les akènes sont chagrinées (muricato-tuberculata) : c'est la seule circonstance favorable aux transports: mais elle existe dans bien d'autres Composées, qui n'ont pas une grande extension. Quoique cette plante soit extrêmement répandue en Amérique, et dan» l'ancien monde, de la Palestine au Cap de Bonne- Espérance, elle parait être peu commune et récente dans l'Inde. Roxbur^h (2r édit. n'en parle pas Wallich, n. 3211, indique peu de localités.

Tu r<- nia purvlflorn, ll.nu — i — D'après M. Bentham DC, Prodr., X. p 410), il croit : I' dans l'Inde méridionale : 2" à Madagascar et Maurice (Nortenia Thounrsii, Cham. et Schleeht , dans Lion., III, p. 18, dont M. Bentham a vu des échantillons, sans dire cependant s'il a vu précisément ceux de ces localités africaines : 3 Brésil, Guyane J'ai dans mon herbier des échantillons du pays des Birmans et d'Amérique. Ils me paraissent bien semblables, mais ils ne

sont qu'en fruits. Sor vingt Torenia du Prodrome, connus en 18 46, aucun n'est propre à l'Amérique; ils sont d'Afrique, ou plus souvent d'Asie. Celui-ci était inconnu à Roxbur<îh. Les graines sont petites. Il est des stations humides.

■erpr«tl* Nlonnlerla, Kanth. — If. — Une des espèces les plus répandues dans tous les pays intenropieaux fei-dessus, p. 574). Elle croit dans les lieux humides, La grande majorité des Hespestis sont américains; mais il y en a aussi en Afrique et en Asie L'espèce actuelle porte un nom en sanscrit (Piddington, Index, sous Qratiola): ainsi, elle est fort ancienne dans l'Inde. Je ne lui conuais aucun moyen spécial de transport, mais seulement les graines sont petites.

Yaadellta ern»tncea. Bcnth — ® — Lieux humides D'après M. Bentham (Prodr., X, p. 4 1 3> : I" de la Chine, des Moluques et de l'Australie tropicale, à Maurice, Madagascar et la mer Rouge; 2* au Brésil et à la Guyane. Mes échantillons de l'Inde ou de l'archipel indien concordent avec un échantillon delà Guyane. Je n'en possède pas de la Nouvelle-Hollande ni des lies .Mascareinhes. Dés 32 espèces de Vandellia dît Prodrome, aucune n'est propre à l'Amérique. Elles sont surtout d'Asie ou d'Australie Celle-ci n'a pas de nom sanscrit dans Piddington, Index; mais il est vrai que c'est une plante insignifiante.

ftcaparia flnlH», 1. — fV, et quelquefois x — Dans le? trois parties du monde, entre les tropiques (Br., Co/170, p. 58; Ben t h., Prodr., X, p. 431). M. Brown l'a trouvé dans la Nouvelle-Hollande, à une époque où il y avait peu dè plantes naturalisées. Les 5 autres espères de Scoparia du Prodrome sont américaines, ët une espèce douteuse est de Chine.— Le Scoparia dolcis n'a pas de nom sanscrit (Piddlngt , Index). On ne t'a trouvé encore, il est vrai, que dans l'Inde mérldionalo et dans l'archipel indien. Étant aux tles Galapagos (Hook f., Irons. Soc. Unn , XX, part, 11), aux Iles de la Société (l ot/. Heechey), se trouvant plus répandu en Amérique que partout ailleurs, ayant été naturalisé dans l'Ile Maurice (Bojer, //. Matir.), on peut soupçonner une origine américaine.

Haltfmi l*lÊLmvMÈnt Mè— (dans DC ,/Wr., XI, p. G7l — T — D'après M. Nées, la variété « croit aux Antilles, en Colombie et en Afrique, dans le pays de Fazohkel ; la variété (2, plus répandue en Afrique, se trouve aussi dans la Nouvelle- Hollande. C'est une espère des terrains humides, du bord des fleuves, etc. Des quatre autres espèces du genre, une est asiatique, une de la Nouvelle- Hollande, et deux sont américaines.

Tt Llppla aodlflora. Rica. (% erl.cn» nodMora, i l Knpnnla aadlflora, Lan* ) — @) — Dans les lieux humides et sur les cèles de tous les pays intertropicaux, et même quelquefois voisins des tropiques (Schauer. ProuV., XI, p. 585). Des 85 espèces certaines du genre, contenues dans le Prodrome, aucune n'est particulière à l'Asie, une {n. 28! est d'Abyssinie-.les antres sontd' Amérique. Lè Lippia asperifolia, Rich., est américano-africain. D'après mon herbier, je ne doute pas de I identité spécifique admise dans le Prodrome; mais je ne vois rien dans la plante qui favorise les transports. La station fait comprendre que si les graines arrivent sur une côte, elles doivent y réussir, voilà tout. L'espèce me parait un peu moins commune en Amérique Elle a deux noms sanscrits

Dans les familles où le Prodromus n'a pas paru, jo n'ai pas les mêmes facilités pour constater les faits au moyen de mon herbier. Je me bornerai donc à citer

les espèces disjointes sur l'affirmation des auteurs, mais seulement dans les cas où deux botanistes modernes ou un plus grand nombre admettent 1 identité.

Prpcromla rrflfxa, A. Dietr. — — M. Miquel regarde comme appartenant à la môme espèce des échantillons du Cap, des lies Mascareinhes, des montagnes de Unde, du Népaul et de Java, dos îles Norfolk et de la Société, des montagnes de l'Amérique intertropicale Miq , Piper., p. 169). 11 ne les distingue pas comme variétés, mais comme des formes, très analogues, qui prédominent dans chaque région. Le fruit est une baie peu succulente. Je ne vois rien qui puisse favoriser la dispersion.

<>prru« polyataehywa, Rotin. — y — \ ° Asie méridionale, lies Philippines. Mariannes, Sandwich, Nouvelle-Hollande (Kunth, Enum., H, p. 43); 2° Afrique, du Cap (E. Mey. et Drège, ZwùPflanz. geogr. Doc.), de Maurice (Kunth, l. c et Madagascar (Adr. de Juss., msc), à la Guinée (Benth., Fl. Nigr., p. 549), l'Algérie (Desf.), et même dans l'Ile d'Ischia, près de petits volcans, dans un sol à 20" H. (Ten., Essai geogr. bot. , Napl.,p. 87 ; Hook., Journ., 4 854, p. 3i9), où l espèce existe avec le Pteris longifolia. fougère du Mexique et des Antilles (a |; 3' Amérique méridionale et Mexique (Kunth, l. c; Benth., I. c.), où il semble moins commun que dans l'ancien monde. Les graines des Cypéracées sont dures et doivent résister à l'immersion.

Cjprru» Megan», L.~- Kunth [Enum., II, p. 28) ne le mentionne qu'en Amérique ; mais M. Bentham (Fl. Nigr., p. 549) le décrit aussi de l'Afrique tropicale occidentale, et ajoute qu'il habile également en Asie.

Cyperon ■■■pan, L. — Kunth {Enum., II, p. 35) le dit en Amérique et dans l Inde, peut-être aussi au Cap. Adr. de Jussieu en avait vu un échantillon de Madagascar (comm. inéd.). M. Bentham (Fl. Nigr., p. 550) l'indique en Guinée et le dit commun dans les deux mondes entre les tropiques.

Cjrprru* rotnndus, L. — % — Une des espèces les plus répandues entre les tropiques cl prés des tropiques, dans les deux mondes (Kunlh, Enum.. II, p. 58 ; Benth., /. c).

Cyperna romprrMM, L. — % — Dans les parties tropicales et subtropicales de l'Amérique, l'Afrique et l'Asie (Kunth, Enum., Il , p. 23 ; Benth., Fl. Nigr., p. 551). Il est à Madagascar (Ad. Juss., comm. inéd.)

Communs aux trois parties du monde , CyperiiM articulât**, L. I entre les tropiques, d'après M. Brown {Bot. i ipornrpiin nrgenicn, Br j Congo, p. 58), Kunlh (Enum., II), Benth. EicorhnrU capital*, Br. j [Fl. Mgr., pour plusieurs). Ad. de Jussieu les Falrena nmhcllata, i f. f admettait tous, excepté le troisième, dans sa

\ Flore inédite de Madagascar.

Abllgaardla moaoatachya , Yahl. — if — 1 " Indes, Philippines, Nouvelle-Hollande (Kunlh, Enum , II, p. 247) ; 2* Cap (Kunth, f. e ), Guinée (Benth., Fl. Nigr., p. 554); 3* Amérique méridionale, Antilles (Kunth, I, c; Benth., /. c). Les autres espèces sont de l'ancien ou du nouveau monde.

Rhynchofipora aurea, Yahl. - % — Entre les tropiques dans l'ancien et le nouveau monde (Kunth, Enum., II, p. 293; Benth., Fl. Nigr., p. 555). Il est à Madagascar (Ad. de Juss., comm. inéd.). Le genre est des deux mondes. La pointe de 1 akène et les soies scabres qui accompagnent le fruit, sont peutêtre favorables au transport.

(a) M. Tenorc, à l'occasion de ces deux espèces, émettait, en 1827, l'hypothèse qu'elles auraient traversé plusieurs révolutions du globe. Il a donc été un des premiers, «u le premier, à suivre cette voie, en s'appuyant sur des faits.

Maamlrla «ranuiaru, Nw. — (I, — Lieux secs, calcaires (S\v.), taillis (Roxb.), entre les tropiques dans les trois continents (Kunth, Enum., I, p. 469 ; Ben th., R Nigr., p. 569}. SwarU admettait déjà l'identité dans l'Inde et à la Jamaïque (Fl. ind. occ, I, p. 186). Ad. de Jussieu le connaissait de Madagascar (comm. inéd ). Les graines sont petites, mais n'offrent rien de favorable au transport. Piddingion (Index) lui attribue un nom sanscrit, dont Roxburgh et Wallicb ne font pas mention. Cela supposerait une grande antiquité en Asie. En Amérique, l'espèce est déjà dans Sloane, comme bien spontanée.

Opllsmeaaa Burmaanl, Beau*. — 0 — Asie, Afrique et Amérique (Kunth, Enum., I, p. 139 ; Benlh-, Fl. Nigr., p. 563). Les autres espèces sont principalement d'Amérique, mais aussi d Asie ou d'Afrique. Celle-ci croît dans les pâturages et les forêts [Kunth, dans H. et B., I , p. 4 06 ; Roxb., Fi. Ind., édit. Wall., 1, p. 298). Roxburgh ne donne pas de noms vulgaires, anciens ou modernes.

2° £«pvcc# partagées entre l'Amérique et l'Afrique inlerlropicalet, mai* qui ne sont

pas en Asie ou en Australie.

1 î sida lialfolla, Cmw. (H. Iloearlfolla . ftcaam. et Thon.). — 5 —

<• Pérou, Cayenne, Saint-Domingue (DC., Prodr., I, p. 459); 2" Sénégal, Guinée (Hook. f. et Benth., Fl. Mgr., p. 230; Guill. Perr. et Rich., Terni. Fl. Scneg., p. 72). Il croit au Sénégal dans les terrains sablonneux, secs. Ses carpelles sont unis, sans pointes. Hien dans l'organisation ne parait favorable aux transports , mais les Malvacées sont assez souvent naturalisées dans les pays chauds. L'extension est plus grande en Amérique. C'est le seul indice d'un transport depuis 1 époque géologique actuelle.

Tf Malachra raaiata, L. — 0 ? — M. Brown (Congo, p. 59) lénumère comme d'Afrique et d Amérique, et il a toujours (p. 63) vérifié ce genre de faits sur des échantillons certains. Il y a un Malachradu Sénégal (M. hispida, Guill. et Perr ); mais les 22 autres, contenus dans Steudel, sont d'Asie ou d'Amérique. Celui-ci, d'après l'échantillon de mon herbier (qui est de jardin), a des carpelles rugueux , sans pointes ni poils ; mais le calice hispide peut favoriser, juaqu à un certain degré, le transport par adhérence. Le M. radiata a été trouvé à Saint-Dominguo (non à la Dominique) par Plumier (Linn., Sp.; Cav. , Dis».), et à la Guyane par Aublet. Cependant Macfadyen (Fl. Jam), Scblecht. (Saint-Thomas), Maycock (Fl. Barb.) n'en parlent pas. Le Flora Nigriliana n'en fait pas mention, ni Bqjer (Hort. Maur.).

Dodoaara vlacaaa. L — 5 — Terrains sablonneux: 1" en Amérique, notamment aux Antilles (h. DC. !), au Mexique, à la Nouvelle- Grenade, où il y a plusieurs variétés (Kunth, in H. et B., Sot. gen., V, p. 133); 2- sur la cote d'Afrique, à Oware (h. DC. !), de Gambie et du Sénégal (Hook. f. et Benlh., Fl. Nigr., p. 252). Après examen de deux échantillons en fruits des Antilles et d'Oware. j'admets l'identité, comme les auteurs du Flora Nigritiana. D'un autre côté, je doute d'un échantillon de 1 ile Maurice (Bory) que mon père avait rapporté à r espèce, et j'en doute d'autant plus que M. Bqjer (Hort. Maur.) ne mentionne pas le D. viscosa dans cette Ile. J'ai des échantillons de la Nouvelle-Zélande (Cunn.) qui me paraissent différents, quoique plusieurs les réunissent. D'après cela, je doute des D. viscosa des Iles Sandwich et Mariannes. Le genre appar-

tient aux trois continents. L'espèce a des samares fort légères. Je ne vois pas néanmoins ce qui aurait pu lui faire franchir ! Atlantique.

Tî Ootalnrta axlllarla, h. Nrn et Wllld — 'l — M. Brovvn à comparé des échantillons venant d'Afrique et d'Amérique [Congo, p. 59 et 63). Cependant les auteurs du Flora Nigritiana n'en parlent pas, non plus que Bojer (Ilori. Maur.) Il existe des espèces de Crotalaria en Asie, Afrique et Amérique. Leurs légumes ne paraissent pas plus favorables que dautres an transport, mais les graines de légumineuses le sont en général. Je ne possède pas d'échantillons bien certains, ni en fruits de celte espère. Les auteurs de Flores américaines sont peut-être aussi mal renseignés à son égard, ou bien elle manque aux Antilles: mais je no la voi3 ni dans Schlechtendal [Salnt-Thomat), ni dans Maefadyen (Jam.). ni dans Maycock (Fl. Rarbad.).

Jn»«lara crrrtn, L — m — Dans les prairies humides (Sw.). Commune à l'Afrique et 1 Amérique, d'après M. R. Brown, qui a comparé des échantillons (Congo, p. o9 et 63). La Flore de Sénégambio deGuillemin, Perrottet et Richard, et le Flora Mgriliana de Hooker f et Bentham, n'en parlent pas. La plupart dcsJussirra sont d'Amérique: mais il y en a quelques-uns en Asie, et deux ou trois seulement de propres à l'Afrique fvoy. Fl. Mgr.). Celui-ci a des graines excessivement petites ; la capsulé glabre.

Ju*«l«pa arumlnata. Sw — r — 1* Antilles; 2° Guinée, Saint-Thomas (Benth., Fl. Mgr., p. 313). Dans les lieux humides (Sw.). Les graines sont très petites: la capsule ast glabre.

Oaheelila prlhecp«. DC. — $ M. Naudin (Ft. Mgr., p. < 30) affirme, d'après une comparaison d'échantillons authentiques, l'identité de la plante trouvée aux Iles du cap Vert, avec celle du Brésil, figurée par Bonpland. Il dit : o Nous avons des raisons de supposer qu'elle est originaire d'Afrique, et que les nègres l'auraient portée en Amérique ; » mais il ne donne pas, malheureusement, les rainons dont il parle Probablement il se fonde sur ce que les espèces de la même section (ou genre selon M. Bentham, Fl. Mgr., p. 345) appartiennent à l'ancien monde, et sur ce que les Mélaslomacéos sont toutes extrêmement locales. D'un autre côté, le genre Osherkia (dans le sens le plus large) est répandu en Asie, Afrique et Amérique, et rien dans le fruit ou les graines ne parait favorable au transport de cette espèce. •

Epniu't hraiiiirnsu. i>< — T. Dans les endroits humides: I* près de Bahia DC, Prodr., V. p. 461), commune dans le Brésil (Benth., Fl. Mgr., p 432): 2° Afrique occidontale, au midi de l'équateur, Saint-Thomas (Benth., L c). Cette Composée n'a pas d'aigrette. Des sept autres espèces du genre, six sont, ou d'Asie ou Australie, et une du nouveau monde.

T?Mcltnl«CNla»t<>nopli7lla, Mart. — (?) — 4" Dans les prés humides du Mexique, des Antilles, de la Guyane et du Brésil ; 2« au Sénégal, près de Fel da Terra (Bâcle! h. DC). M. Grisehaeh , qui comprenait mieux que personne l'importance de constater l'identité spécifique, dit (Prodr., IX, p. 68), en parlant des échantillons d'Afrique : « Quant formant ab Antillensi nu'.lo modo dittitujuere queo. » J'ai rogardé depuis dans mon herbier et je n'ai pas vu de différence, sans toutefois analyser, car mes échantillons du Sénégal sont en fruits. La localité Fel da Terra m'a d'abord fait craindre que la plante ne fût de Montevideo ou Buenos-Atres où Bade a été aussi: mais les échantillons remontent à 1821, époque à laquelle il n'avait été qu'au Sénégal. La Flore du Mger, de sir W.-J. Hooker

n'en parle pas. Les huit autres espèces de Schullesia sont d'Amérique. Cettè circonstance et la rare'.é comparative en Afrique, me font regarder un transport comme peu i m probable.

Yan<lrllia<liffu»n. L. — ® Lieux humides : 1° Guyaquil, Antilles. Guyane, Brésil (Benth. in Prodr., X, p 4 1 6) : 2 Guinée Hook, Fl. Mgr., p. 474), Madagascar (Benth.. I. c ). Des 3 2 espèces de Vandellia du Prodrome, aucune n'est propre à l'Amérique, ce qui |wnit fairo sou|)connor une naturalisation de l'ancien dans le nouveau monde D'un autre côté, l'espèce est peut-être plus commune en Amériquo, car, dans mon herbier, je n'ai que des échantillons américains. Les graines sont petites : mais rien en elles, ou dans les capsules, ne paraît favoriser les transports.

Dlcllpfera elllari». Jim». — % — D'après M. Nées (Prodr., XI, p. i75), qui avait comparé des échantillons, il se trouve : 1° A la Guyane, à Pernambouc et à Bahia ; 2* à Madagascar Los espèces du genre Dicliptera sont des trois parties du monde intertropical. Celle-ci croît à Madagascar dans les endroits secs.

Mppla asprrlfblla, Rlrh. — 5 — Bord des forêts, lieux secs: I* En Amérique, du Venezuela jusqu'à la Plata: 2° en Afrique, au Cap, dans la partie orientale, jusqu'à présent peu habitée, et dans l'Ile de Zanzibar tin campis midis, Bojer). M. Schauer a étudié les échantillons originaux et n'a trouvé que des différences non spécifique*, savoir, dans les pieds africains, los bractées plus acuminées et les fleurs un peu plus grandes ; Prodr., XI, p. 583). Je ne possède que des échantillons cultivés et celui do Zinzihar On connaît déjà un Lippia en Abyssinie (n. 28, dons le Prodr A, les 82 autres sont d'Amérique seulement Celui-ci et le Lippia nodiflora sont partagés entre différents pays. Je n'ai rien vu dans le fruit de favorable au transport.

T? C'olrn»T afrlranu», Brnth. dans Hook.. Fl. Mgr , p. 488 (C. africanus et Plectranthus? Palisoti, Benth , dans DC., Prodr , XII, p 74 et 69;. — %*! — Commun sur la côte de Guinée et à l'Ile Saint-Thomis MM. Gardner et Blanchet l'ont trouvé aussi à Bahia, où M. Bentham {FI. Sigr.), soupçonne qu'il est introduit, mais sans en donner de preuves. L'indice principal est peut-être que les 42 autres espèces connues du genro Coleus et les 65 du genre Plectranthus sontd'Afrique ou d'Asie. Je n'ai rien vu dans le calice qui favorise particulièrement le trans|>ort. Il y a des glandes qui doivent suinter quelque matière odorante, et quoique les auteurs n'en parlent pas, je suis disposé à croire que la plante a une odeur analogue aux autres Coleus, Ooy mum, etc., co qui engagerait à la transporter.

Xjrl* laxlfolia, Mari. — M. Bentham (Fl. Mgr., p. 518} dit : • Je ne puis trouver la plus petite différence entre les échantillons de la Guinée méridionale et coux du Brésil, décrits par Martius. » Le fruit des Xyris est une capsule à trois loges. Les graines sont coriaces.

Kyllfngla aph.>lla, Wllld — % — Amériquo ot Afrique occidentale entre les tropiques (Kunth, Fnum,, II, p 1 27 : Benth , /-V. Mgr., p. 552). — Les graines des Cypéracées doivent résister à l'immersion par l'effet de leur dureté. En général, les plantes de lieux très humides n'existeraient pas sans cette circonstance, qui se trouve favorable aux transports par les courants. D'un autre coté, ce sont des plantes d'eau douce.

Cyprrna auranttaena. kunth — r — I" Guyane, Colombie: 2" Guinée,

Nubie Benth., Fl. Mgr., p. 549). M. Bentbam dit que les échantillons des deux régions concordent exactement.

Cyprra» «pharclaiu», Rottb. — Kunth (Enum., II, p. 63] et M. Bentham(H. Mgr., p. 550) s'accordent à l'indiquer: 4° dans l'Amérique intertropicale; î" en Guinée.

< >pcrua iiguiarl*, L. — % — 4" Antilles, Mexique, Brésil ; Kunth, Enum., II, p. 79); 2" Guinée (Hook. f. et Benth , Fi. Mgr., p. 551). M. Brown l'indiquait déjà dans sa liste.

FlrabrUtjlr» hinpldula, Kunth. — % — 4<> Afrique, du Sénégal au Cap (auteurs), et à Madagascar (Adr. de Juss., inéd.); 2° Cumana (Kunth, Enum., II, p. 227; Benth., Fl. Mgr., p. 554) L'espèce paraît plus répandue en Afrique. Le genre est des deux mondes.

ttiyra lattfolla, L. — ® f — M. Benlham (Fl. .Mgr., p. 558) rapporte à cette espèce, de Cuba, des échantillons venant de Guinée. Les autres espèces dn genre sont toutes d'Amérique(Kunlh, Enum., I, p. 69). Je ne connais pas assez la manière de vivre de celle-ci pour apprécier la chance d'un transport.

3' E*i*cet intertropicales partagée» entre l'Amérique et l'Asie ou l'Australie, sans

exister en Afrique.

Celle répartition est extrêmement rare ; si rare'que peut-être l'Afrique, une fois bien connue, il n'en restera plus aucun exemple. Les seules espèces que je puisse indiquer sont au nombre de huit; et sur ce nombre, 3 appartiennent aux Acanlhacées, ce qui m'inspire du doute. N'ayant pas sous les yeux tous les herbiers dont disposait M. Nées, dans son travail sur cette famille, je ne puis vérifier l'exactitude des déterminations.

T? Abutlloa froveolrn», Wight et Ara. — 5 — 4° Dans l'Inde et le pays des Birmans (Koxb., fl. ftfrf., édit. 1832 , III, p. 480 ; Wight et Arn., Prodr. Fl pen. ; Wall., List, 1856), archipel indien, à Java et Baleya, dans les endroits humides ; cependant, cultivé à Amboine (Humph., IV, p 29); 2° Gu3>aquil et Panama (Bonlh., Bot. Sulph , p. 69, où il affirme l'identité avec les échantillons indiens). L'espèce n'est pas indiquée dans les ouvrages sur Timor (Decsne, Spanoghe, dans Linn , 4 3 H . ni dans ceux sur les lies orientales du grand Océan (Beechey's roy.; Guillcm., Zeph. Tail.\ Endl., Fl. Sudseeins.; Hook. f., Fl. Galapagos). Wight et Arnott jettent des doutes sur son existence comme espèce distincte des Abutilon hirtum, asialicum et indicum, qui habitent généralement l'Asie méridionale el les lies du grand Océan. Si l'on réunit de ces plantes, on s'étonnera moins de la distribution géographique. D'après la description de Roxburgh, l'Abulilon gravoolens a des poils visqueux, qui favorisent peut-être le transport. Les carpelles sont velus. Roxburgh n'indique pas de nom sanscrit, mais seulemont un nom indien moderne.

IVrplania triquetra, Benth. | Drwmnnthu* trlqnctraa, Wllld.) — % — Daprès M Benlham (Hook Journ. of Bot., IV, 4 841 , p. 355), cette Légumineuse, commune dans I Inde, se retrouve au Brésil (Sellow). Il ne paratt pas qu'elle soit aquatique, comme le Neptunia oleracea (ci-dessus, p. 1 022), malgré le

synonyme de Mimosa natan*, L f., qui lui est attribué (Wight et Arn., Prodr. Fl. pen., p 270) ; mais elle est couchée, et probablement radicanle dans les endroits humides. Il y a des Neplunia en Afrique; je serais étonné que celui-ci ne s'y trouvât pas, si véritablement il est déjà en Asie et en Amérique.

Micropyxl» pu m lia Duby (Oaiuarulu» pratnudrn*. Br.). — (f) — Swartz (Fl. Ind. occid., I, p. 3*5) l a trouvé d'abord dans les endroits marécageux des montagnes de la Jamaïque. Il a été trouvé depuis au Brésil (Duby in DC, Prodr., VIII, p. 7?). Mais, ce qui est plus extraordinaire, M. R. Brown dit (Prodr., p. 427) qu'il existe à la Nouvelle-Galles du Sud, et il l'affirme après avoir comparé avec un échantillon authentique de Svvartz. Les graines sont fort petites. Rien d'ailleurs ne parait favorable à des transports.

Mlfreola panlcalatn, Wall. — (T- — Comme je l ai dit {Prodr., IX, p. 9), cette Loganiacée annuelle se trouve : 1° en Asie, dans le pays des Birmans; t° au Brésil, dans la province de Goyaz. L'espèce est bien caractérisée, et sur de bons échantillons des deux pays, il m'a été impossible de découvrir une différence Des trois autres espèces du genre , deux sont aux Etats-Unis, et une dans l'Inde.

Blcchum Brownel, Ja«n. — % — D'après M. Nées (Pro<Ir., XI, p. 466), qui a vu des échantillons authentiques, cette espèce, commune dans les Antilles, au Mexique et à Guayaquil, se trouve aussi aux Philippines et aux lies Mariannes (a).

Elythrarla faaelrnlala, k tint h In B. et Br. — X — Cette Acanthacée habile principalement dans le Venezuela, à Caracas et Carthagène. M. Nées, qui a vu des échantillons authentiques do ce pays, rapporte à la môme espèce une plante de Manille, de l'herbier de Berlin [Prodr., XI, p. 61)

Aadrographl» panlculata, V« - ® — 4° Dans le Bengale, la Péninsule indienne et à Ceylan (Nées in DC, Prodr., XI, p. 515); V aux Antilles, à la Jamaïque, Cuba et Saint- Vincent (id ). M. Nées a eu sous les yeux tous les échantillons. L'espèce ne croit pas dans les lieux cultivés, mais pour l'Inde o in locis siccis sub umbra arborum et fruticum ; • pour la Jamaïque « in montosis prope Port- Royal (a). »

Telaathera braalllaaa, Moq. la BC. (Prodr., XIII, part. 11, p. 382). — y — I" Brésil, Mexique : 2° Java (Zoll. ! et Kollmann ex Moq.). Des 5» espèces du genre, \ est delà Nouvelle-IIollaude, 51 sont propres à l'Amérique, 2 sont partagées entre l'Amérique et l'Afrique, et colle-ci le serait entre l'Amérique et l'Asie. Voilà, il faut en convenir, une forte présomption que 3 des espèces ont été transportées hors d'Amérique. Cependant, comment celle-ci aurait-elle passé de la mer Atlantique à Java? Et si I on suppose qu elle existe, encore inconnue, sur la côte occidentale d'Amérique, comment aurait-elle passé de la côte orientale à la côte occidentale ou réciproquement? J'admets l'identité, principalement sur l'autorité de M. Moquin ; mes échantillons concordent, mais sont imparfaits.

4° Enptres interlropicales de l'ancien monde, partagées entre l'Afrique et l'Asie

ou l'Australie, satis être en Abyssinie.

Il est inutile de mentionner les espèces d'Abyssinie ou de Nubie qui se

(a) Sur la vue de mon herbier je n'ai pas d'objection à l'identité dans les pays indiqués, mais il ne m'a pas été possible d'étudier ces espèces autant que M. Nées l'a fait. Elles ne tont pas de nature à être cultivées comme plantes d'ornement.

retrouvent dans l'Inde, car ces régions ne sont pas fort éloignées, et la péninsule arabique ou les courants de la cùle de Zanguebar ont pu établir une communication de proche en proche.

Le nombre des espèces de Madagascar, Bourbon et Maurice, communes avec l'Inde, Ceylan ou Java, est si considérable, que je n'essaierai pas de les énumérer. J'ai été frappé de leur fréquence dans les familles que j'ai étudiées d'une manière particulière et dans celles des volumes YII à XIII du Prodromus. dont j'ai revu les épreuves. L'examen des plantes d'Abyssinie, qui commencent à être connues, diminue de beaucoup la singularité du phénomène, car on retrouve dans cette région intermédiaire, de même qu'en Arabie, plusieurs des espèces partagées entre les îles africaines et l'Asie méridionale. Évidemment, les habitations se sont souvent prolongées par les côtes ou par les montagnes de ce continent voisin. Voici cependant des cas où les espèces semblent disjointes, attendu qu'elles n'onj pas été trouvées dans les collections abyssiniennes, ou qu'elles paraissent avoir une aire restreinte, soit en Afrique, soit en Asie, ou enlin qu'elles se trouvent, indépendamment de l'Afrique, dans la .Nouvelle-Hollande, pays dont les espèces sont ordinairement différentes de celles d'Asie.

I uhtnln »pnthulata, Vent. — If — Selon M. Duby {Prodr., VIII, p. 60) cette espèce croit , non-seulement à Bourbon , niais encore aux lies Mariannes (Gaudich., h. Mus. Paris, selon M. Duby). Mie \ient à Bourbon dans les sables (Bojer, Hort. Maur.). M. Bojer ne l'a pas encore trouvée à Maurice (16.). On ne connaît aucune autre espèce de Lubinia.

Marna Imllrn, %l ph D< . — 3 — \° Dans l'Inde, aux Philippines, à Java; 2° à Madagascar Prodr., VIII, p. 80) Les Myrsinéaeéos ont ordinairement une aire restreinte. Celle-ci fait exception Je ne serais pas étonné qu on la découvrit en Arabie et dans le Zanguebar, ce qui lui ôtorait une partie du caractère d'espèce disjointe; cependant elle n'est pas en Abyssinie (Ricli., Tent.). Les autres Ma?sa habitent ou l'Asie méridionale ou l'Afrique. Les graines sont petites. La baie, quoique peu charnue, pourrait tenter des oiseaux, qui sèmeraient ensuite les graines après les avoir avalées. Mais y a-t-il des oiseaux voyageurs allant de l'Inde à Madagascar ? Je l'ignore.

<<>]<;« ramifiai Drran (Xour. An». Mus , III, p. 241). — § — A

Madagascar et à Timor Les échantillons sont parfaitement semblables d'après M. Decaisne. Les 12 espèces de Colea qui étaient connues en 4845 [Prodr., IX, p. 241 sont des Iles Masiareinhcs. Celle-ci se trouve partagée avec Timor! Les fruits de Colea sont gros et charnus Les graines ne paraissent pas de nature à être transportées sans s'altérer, soit par les courants, soit par les oiseaux.

T? Premna dUaricata, Wall.— 5— Cette liane rroll : 1° dans la presqu Ile de Malacca ; 2° a Madagascar et à Maurice, d'après des échantillons comparés par Schauer (Prodr., XI, p. 631) Les autres Premna sont d'Afrique ou d'Asie et Australie La baie semble pouvoir attirer les oiseaux, et la graine, unique, dure, doit se conserver dans leur estomac. Elle pourrait aussi être transportée

parles courant». L'espèce étant commune sur les côtes, la naturalisation , après le transport, serait facile. Toutefois, aucun courant ne va de Malacca à Madagascar, ou vice versa (Berghaus, Allas).

T. 1 *niir«»< ■ ■< muni fruilcoiium, floq — 3 — Bord de la mer: 1° Kurope méridionale et pourtour de la mer Méditerranée, jusqu'au Sénégal (Moq. in DC , Prodr , XIII. part, u, p. 151); 2° Timor (Decaisne, Moquin, /. c). — Une variété, selon M. Moquin (/. c.) est en Californie.

Mpariw followa. Mndl — Selon M. Lindley (6'tvi. and sp. Orchid., p. 30) cette Orchidée se trouve a jlle Maurice et dans la Nouvelle-Galles du Sud, près de Port-Jackson. Dans la première localité, les échantillons, dil-il, ont le clinandrium entier, dans l autre Cymbidium rcllexum, Br .), il est denté, mais d ailleurs aucune différence. Il ne tout pas oublier «pie les Orchidées sont, en général, très locales, et d'une naturalisation excessivement difficile, je crois même sans exemple. Les Liparis sont do diversci régions

C lrrhoprinluni Thounrnll . Mndl — D après M. Lindlev (Gen. and sp. Orch., p 58, et Bot. rey., XI) celte Orchidée habite : I" aux Philippines, a Java et O-Taïti. 2° a Maurice et Madagascar. Les cinq autres espèces contenues dans Lindley (Gen. and sp Orch.) «ont de ITnde.

Polysiarliya seylanlcn, Mndl |Di -ndroklum polystachjuiu, Pet -Th ). — M. Lindley, après avoir dit que le Pol. luteola d'Amérique ne croit probablement pas dans l'Inde, comme on le croyait, ajoute {liai, reg., 4 838, app. n. I 44) que le Polyslachya zeylanica, de Ceylan, est le même que le Dendrobium polystachyum Pel. -Th. (non Sw.) des lies Maurice et Bourbon (Pet. -Th., Orch. Afr.). On sait combien les Orchidées sont ordinairement limitées dans leur habitation. Les autres Polyslachya sont d'Afrique principalement, et d Amérique; aucun d'Asie, mais le genre n'a qu'une dizaine d'espèces.

ft° Espèces exclues par quelque molif des listes précédentes et des listes d'espèces

transportées (p. 766).

On comprend que pour dresser les listes qui précèdent, j'ai dû consulter beaucoup d'ouvrages et vérifier dans les herbiers. Je me garderai d'énumérer toutes les espèces mentionnées par les auteurs comme partagées entre pays équatoriaux, que j'ai dû éliminer; ce serait Irop long. Voici cependant quelques plantes dont il n'est pas inutile de parler (a).

Tt C'Iromr trlphylla, Mon (fcynandropala trlpbylla, DC. , Cleome Ciymnogonla trlphylla, Br ). — (î) — Hermann [Lugd., p. I, tab. 565) qui l'a décrit le premier a dit : « Crescil in utraque India, » et Linné l'a répété. Itécemment Webb [Fl. Mgr., p. <02) a dit : a Planta circa tropicos sparsa. d Jo ne connais cependant aucune preuve que f espèce existe dans l Asie méridionale. Roxburgh [fl., 2* édit.), Wight et Arn. (t'rodr. Fi. pente.), Wallich (Ltst) n en parlent pas, uon plus que Hasskarl et Zollinger pour Java, ni Moon [Cal.) pour Ceylan. Je doute aussi qu elle existe on Amérique. Mon pere l a citée dans le

(fl) Je marque de la lettre TT comme auparavant lei espèces dont les transports sont faciles ou probables.

Prodomut, d'après un échantillon de son herbier venant de l'Héritier qui porte sur l'étiquette Saint-Domingue, mais sans nom de voyageur. Aublet, Swartz, Schlechtendal (Fl. Sahu-Thoman) , Maycock (Fl. Barb), Macfadyen (FI. Jam.) n'en parlent pas. Or, il est difficile de croire qu'une plante si analogue au Cleome pentaphylla, ne fût pas répandue dans toutes les Antilles et à la Guyane, si elle était originaire de l une d'elles, ou mémo si elle y avait été introduite depuis le siècle dernier. L'espèce appartient à la section Gymnogonia, de Brown {Plants Oudney, p. 17), qui est africaine. M. Brown (l. c.) n'en parle pas, ce qui me fait croire qu'il ne pensait pas qu'elle fût réellement en Afrique, malgré le Prodromu* qu'il avait sous les yeux. J'en ai vu plusieurs échantillons d'Afrique. Les siliques sont munies de poils courts, qui peuvent favoriser un transport.

Paulllnla pinnntn, L. — $ — Liane que les auteurs du Flora Nigritiana, p. 248, disent commune à l'Amérique et à l'Afrique occidentale, admettant ainsi l'opinion de mon père (Prodr., I, p. 601). En examinant les échantillons de mon herbier, j'ai vu que les fruits de ceux d'Amérique ont une protubérance terminale, d'où partie style, tandis que ceux d'Afrique (venant de Beauvois) ont au sommet une dépression, de laquelle s'élève le style. Je soupçonne deux espèces confondues. Les Paullinia sont d'Amérique, cependant le P. sphœrocarpa, Rich., est d Afrique, ainsi que deux ou trois autres de la Flore du Sénégal, réunis au P. pinnata par les auteurs du Flora Nigritiana. La structure du fruit n'a rien de favorable aux transports .

Tt Cfirdloaprrmam iiniicncnKum , L. — (? — Dans les terrains cultivés, les haies, etc., 4" dans l'Asie méridionale où il est commun et porte divers noms vulgaires, même sanscrits (Roxb., Fl. Ind., 2* édit., II, p. 292; Pidd., Index), dans l'archipel indien et les lies de la mer Pacifique (Rumph.; Hook. et Arn. , Bot. Beechey, etc.) , 2° en Afrique, aux lies Mascareinhes [Bojer, H. Maur ), au cap Vert (Fl. Nigr., p. 1 4 4), sur la côte de Guinée (td., p. 247); 3" en Amérique, vers le Missouri et le Texas (Torr. et Gray, Fl., I, p. 254), aux Barbades (Maycock, Fl.t p. 4 58). D'après Murray (Fl. Jam. , I, p. 4 54), les Cardiospermum de Sloane et Browne seraient d autres espèces, et en général, excepté Torrey et Gray, les synonymes américains sont douteux. Je n'ose donc affirmer que l'espèce soit en Amérique, et si elle y est, on peut soupçonner une naturalisalion, comme notfs en avons l'exemple en Europe.

ihuiilon aslatlcnm, Don, et Abutllon Indicam, Don. — Les auteurs du Flora Nigritiana les regardent comme communs à l'Asie, l'Afrique et l'Amérique; mais je ne puis massurerdes limites à donner à ces espèces et des synonymes qu'on leur rapporte. Je doute de leur existence en Amérique. La Flore de la Jamaïque, de M. Macfadyen. très développée pour cette famille, n'en parle pas.

Hibiscus Nabdorlfln, L. — Il n'est que cultivé en Amérique (Sw., Obs.; Macfad , Fl. Jam ). Sa patrie est l'Inde.

TT Nina perlploclfblla, L. (Abntllon pc riplocllblinm, Don). — î) — M. Brown (Congo, p 58) le comprend dans sa liste de plantes communes aux trois continents, mais je vois que MM. Wighlct Arnotl [Prodr. Fl. penin., p. 55} ne le citent, pour ITnde, que dans les jardins des missionnaires. La synonymie et les variations de l'espèce auraient besoin dune élude approfondie, avant d'affirmer l'existence dans les trois parties du monde. La nature du fruit ne présente rien de favorable aux transports. Les carpelles sont unis et à peine pointus.

T T si d» humiiu Wlila. — y — Au milieu de toutes les variétés et de

tous les synonymes attribués à cette espèce, il est difficile de connaître son habitation, ou celle d'une variété bien définie. On la crovail d'abord dol'înde. Les échantillons de mon herbier, à l'époque du Prodromus, étaient de l'Ile Maurice, où la plante est commune, surtout dans les montagnes, scion M. Bojer (Uort. Maur., p. 33). M. de Schlechtendal (Linn., 1828, p. 270) a cru avoir constaté cette espèce dans une plante de Saint-Thomas, comparée aux échantillons d'origine inconnue, dont un de Roxburgh (probablement indien?), qui se trouvent dans l'herbier de Willdenow. L'espèce vient souvent dans les décombres, au bord des chemins, etc. Elle n'aurait pas de nom sanscrit, d'après Roxburgh.

ftlda Jnncra, Banks et Koland. mantuic. — Selon M. H. Brown (Congo, p. 59), cette espèce est identique au Brésil et en Afrique, mais il ne la décrit pas, et elle est restée inconnue.

Riediela conratennta, ne. — Ne croit que dans l'Inde. C'est par l'effet d'un synonyme erroné de Plukenet qu'on l'a citée aussi en Amérique (Wight et Arnott, Prodr. Fl. penins.).

Tt Corehorn» olltarlus, L. — *® — Spontané et cultivé dans l'Inde, où il a des noms vulgaires anciens (Roxb., Fl., 2* ôdit., II, p 581), aussi dans l'Afrique occidentale [Fl. Nigr , p. 11 2, 234) ; CuUM seulement à l'ilo Maurice (Bojer, Hort. Maur.), et en Amérique (Macfadyen, Fl. Jam., p. 108). La plupart des autres auteurs américains ne mentionnont l'espèce ni comme spontanée ni comme cultivée.

Gouanla domlng en«U, L. — Rhamnée grimpante qui se trouve: 4e aux Antilles (Jacq., Am., etc.) ; 2° aux Iles de la Société (Lay et Collio cités dans End!., Ann. Witn. Mus., I, p. 184; Guill., Zéphyr. Tait. ; Hook. et Arn., Beechey'n voy., p. 61, mais sans dire qu'on ait vérifié attentivement l'espèce). Le fruit a des ailes, comme ceux des Sapindacées; mais nous avons vu (p. 535) que cette organisation n'a pas d'influence sur l'extension géographique.

T? Blophyium *enNi«lvum, DC. — (£ — Herbe commune dans les cultures de l'Inde et de l'archipel indien, qui existe aussi dans l'Afrique intertropicale (Bojer, H. Maur., p. 64; Hook. f. et Benth. , Fl. Mgr., p. 269) D'après les auteurs du Flora Nigritiana, elle existerait aussi dans les Indes occidentales ; mais je ne la vois mentionnée ni dans Maycock, Fl. Barbad., ni dans Macfadyen, Fl. Jamaic , ni dans Swartz, Fl. Ind. occ. Si cette plante annuelle et des terrains cultivés était originaire des deux mondes ou y existait depuis longtemps, ello serait aussi répandue en Amérique qu'en Asie et en Afrique. Je crois donc probable, ou qu'elle n'existe pas en Amérique, ou plutôt (car les auteurs du Flora Nigritiana en ont probablement vu des échantillons) qu'elle y est récente et introduite par l'homme.

Alyalrnrpus nummularicrfoliuii, DC. (B>dy*aram nummulnrlarfo- Uum, Llnn ). — 5 — M. de Schlechtendal {Unn., 1830, p. 186) dit que ses nombreux échantillons de Saint-Thomas ne diffèrent en aucune manière de ceux de l'Inde. Je n'ose pourtant pas affirmer l'identité, parce que MM. Wight et Arnott (fl. pen ) ont signalé des caractères fondés sur les calices qui n'avaient peut-être pas été examinés auparavant. Les échantillons de mon herbier me laissent dans le doute. J'en ai de Ceylan et do l'Ile Maurice, qui concordent assez bien. D'autres, do Saint-Domingue (Hedys. vaginale, Bert.) et do Sainte- Croix (Hed. vaginale, West), sont moins semblables, surtout le premier, dont le

légume est moins réticulé. Mon père avait classé ces deux échantillons avec les aJlres, mais sans les mentionner dans le Prodrome.

DeunniiihuM vfarfptM. WIIM. * (Benth., dans Hook.. Joum. , IV, p. 357 ; Bot. Sulph., p. 1 4 ; London Joum, of Bot., V, p. 84 j D. virgalus, strictus etleptophyllus, DC, Prodr., ex Benth. — 3. — 1° Amérique, de la Californie méridionale, du Texas et des Antilles» Buénos-Ayres (Jacq., //. I md., t. 80 ; Schlecht., in Linn., 1830, p. 4 90 ; Benth., U. ce); 2° Inde (Schlecht., /. c. ; Benth., Le.). Ces deux auteurs affirment l'identité d après une comparaison d'échantillons des deux régions. M. Bentham (Sulph., p. 14) doute que l'espèce soit originaire de l'ancien monde. Je n'ai pu voir aucun échantillon asiatique. Les synonymes de Willdenow, Plukenet et Kheede sont exclus, les autres ne sont plus cités par

H. Bentham, de sorte que je n'ose admettre aucun auteur indien. Wigfat et Arnolt (Prodr., p. 270), en citant Willd. (excl. syn ), paraissent admettre (identité de leur plante indienne avec celle d'Amérique. Lo transport est probable, d'après la rareté en Asie; mais rien dans la plante ne l'indique.

Nucum prurienw, DC (Dollrho» p ru rien., L) -Sir W.-J . Hooker (Bot. mine, II, p. 348), après avoir comparé les échantillons d'Asie et d'Amérique, est d'avis que ce sont deux espèces. Il nomme celle d Asie, Alucuna prurita.

T? IHorlnita pterygoMpe-raui, Ga?rtn — On sait positivement que cet arbre a été introduit d'Asie en Amérique, par exemple, à la Jamaïque, en 1784 [Macfadyen, Fl.Jam., I, p. 323), à Saint-Thomas (Schlecht., in Linn., 1 830, p. 192).

Adenanthera pavonina, !.. — Il n'est que cultivé en Amérique (Benth., in Und. Joum. of Bot. ; Schlecht., in Linn., 4 830, p. 190). Sa patrie est l'Inde.

T ? tanavalla enslformla, DC. — Cette Légumineuse à gros fruits se trouve entre les tropiques, dans les trois continents, sur le littoral et dans les jardins. M. Bentham, qui réunit lo Canavalia gladiata (Bot. Sulph., p. 85], doute qu'elle soit indigèno partout, et, en effet, on la cultive trop souvent pour qu'on puisse rien affirmer.

T? Caiwia mimuaoidra, L. — 0 ? — D'après Vogel (Syn. gen. C<imi>, p. 68), qui réunit, il est vrai, plusieurs espèces, l'habitation serait dansles régions intertropicales d'Amérique, d Afrique et de l'Indo. A. Richard (Tent. FI. Seneg . ,

I, p. 252) confirme ce fait. Il est possible que chaque continent possède certaines variétés, considérées par quelques auteurs comme espèces. Par ce motif, je m'abstiens. D'ailleurs, les Cassia sont des plantes qui se transportent et se naturalisent souvent.

T? Rblxophora rncfmoM, Moy. — 5 — Embouchure des fleuves, marais maritimes : 1° sur la côte occidentale d'Amérique à Realejo (Benth., Bot. Sulph., p. 92) ; 2° sur la cote orientale à la Guyane Mcy., Ksseq ) ; 3" sur la côte de Guinée (Benth., Fl. Sigr , p. 341). La double habitation dans la mer Pacifique et l'Atlantique serait un fait analogue â celui du Ilhizophora Mangle (ci-dessus p. 772). Avant de l'admettre, il faudrait des vérifications d'échantillons faites par plusiours auteurs, et malheureusement 1 espèce est rare.

M. H. Brown (Bol. Congo, p. 59) mentionne le fifruchlum, P Browae (MparKanoplioriia, Valll.) comme une des espèces communes a 1 Amérique et à I Afrique. Beauvois a distingué la plante africaine sous le nom de Slruchium africanum, que mon père a admis dans le Prodromux (V, p. 12). M. Bentham (Fl Mgr , p. 425) revient à l'opinion de l'identité spécifique. U dit que les échantillons d Afrique et d'Amérique varient semblablement pour la dentelure des

feuilles et la pubescence. Dans mon herbier, les échantillons ri Afrique ont rarement les dents «les feuilles mucronulées comme ceux d'Amérique: mais pourtant une des feuilles du Sénégal en présente. Je vois là une variété plutôt qu'une espèce.

Qunntorllt roeelaea . Mcrncta — <T> — J ai beaucoup d'échantillons d'Amérique, aucun de l'Inde. Cette circonstance, et le fait que Roxburgh et Wallich ne montionnent pas l'espèce, me font croire que les échantillons do Bombay clde Java cités par M. Choisy (Prodr., IX, p 335), étaient, ou cultivés, ou échappés de cultures.

T ? lin tut h* llttor«ll«, < ho!s> (Convolvnlaw lltlorallM, I- ). — Tf — Je ne suis pas très convaincu de l'identité spécifique du Convolvulus littoralis, L. , dos Antilles et de Géorgie, avec le Convolvulus Imperati, Vahl (C. marinus, etc., Imperati) dos bord» de la Médi terra née, des lies Canaries et AçoreS. M. Walson (bond. Jour/», of Bot., III, p. 596) assure que celui des Adores est le même que la plante de Naples, mais il n oso pas affirmer l'identité avec celle d'Amérique. La forme des feuilles varie beaucoup. Du reste, comme l'espèce vit essentiellement dans les sables maritimes, il n'y aurait rien d improbable à ce que le courant des Floridos (Guiï-stream) eut naturalisé ses graines des Antilles aux Açores, au détroit de Gibraltar, et que de là elle eût été por.tée sur le littoral d'Afrique, puis à Naples. L'Ipomœa sagittata des Ktats-Unis et de la région méditerranéenne est probablement dans ce cas.

D'après M. Choisy (Prodr. , IX, p. 325), cette mémo espèce existerait : 1° dans l'Asie méridionale et l'archipel indien ; 2'aux lies Mascareinhes et au Cap; 3° en Amérique, aux Antilles et au Pérou. Ni M. Choisy, ni le Flora \igriliana, ne l'indiquent sur la côte occidentale d'Afrique. Les échantillons de mon herbier ne permettent pas de vérifier l'identité en Amérique Je ne possède de cô pays qu'un échantillon médiocro de l'Ile de Sainte-Croix. A coup sûr, l'espèce y est bien rare, comparativement à l'Inde et aux lies Mascareinhes, car do ces derniers pays, j'enai beaucoup. La diffusion dans les régions maritimes indoafricaines, peut s'expliquer par les courants, les capsules étant grosses, les graines de Convolvulacées vivaces, et la plante en question commune au bord de la mer et des. fleuves (Bojer, //. Maur.; Roxb ).

Ipomcea fostlglatn. Bweet (t onwolvnln» faNfigintn». Roxb). — X — D'après M. Choisy [Prodr., IX. p. 380), cette espèce est également répandue en Amérique, aux Antilles, a la Guyane, à Bahia. Mon échantillon de Wallich, n. 2258, n'est accompagné d'aucun autre, il vient de Hoxburgh, et je crois que lo docteur Wallich n'a pas trouvé l'espèce, qui existe dans l'intérieur du Bengale, d'après Roxburgh [FI. Ind,, 4™ et 2* édit. ) . Cet échantillon de mon herbier, d'après le calice, l inflorescence assez particulière de l'espèce et les feuilles, concorde avec mes nombreux échantillons des Antilles et de Demerari. Comment la même espèce est-elle abondante en Amérique et rare en Asie? Comment se trouve-t-eile dans ces deux régions et point en Afrique? Tout cela me semble suspect. Je crains que Roxburgh n'ait pris une plante cultivée pour spontanée.

T? Ipomcea AlleaalU. Blam«. — - (il — Dans les régions intertropicales des deux mondes (Choisy, Prodr,, IX, p. 353: Benth., Fl. Nhjr., I, p 466). La fleur est trop insignifiante pour que l'on ait cherché à naturaliser l'espèce. Les graines sont probablement transportées par les courants sans perdre leur vila-

lilé, et la plante vient aisément sur les côtes. Au milieu d'une quantité d'échantillons de mon herbier, que M. Choisy a rapportés a celte espèce, je n'en vois qu'un seul d Amérique (de Caycnne), et il ne ressemble pas à la moyenne de ceux de l'ancien monde. Si l'espèce existe vraimont en Amérique, elle paraît y être notablement moins répandue, moius commune ; cela seul est une probabilité d'introduction.

L. % — M. Choisy (Prodr., IX, p. 362) admet comme patrie: 4° les Antilles et la Guyane; 2° l'Abyssinie et l'Ile Maurice; 3" Ceylan et l'Inde. Les échantillons de mon herbier, pour la plupart incomplets, né me permettent pas d'affirmer l'identité. Je doute infiniment des localités asiatiques. Les échantillons que m'a donnés M. le docteur Wallich sont seulement cultivés, et l'espèce n'est pas dans Roxburgh, ni dansMoon, Cal Ceylan Or la racine étant grosso comme la tête (Sloane, Jam.), et la fleur très apparente' il n'est pas probable que les botanistes indiens eussent omis une pareille espèce Je possède, il est vrai, un mauvais échantillon recueilli à Bombay par P. Roux mais était-il spontané? D après Bojer (//. Maur., p. 226), l'espèce serait cultivée et spontanée à Maurice, mais pas généralement spontanée, et je n'ai que des échantillons cultivés. Elle manque au Flora Nigritiana. Le Convolvulus kentrocaulos d'Abyssinie pourrait bien être le môme, comme le dit M. Choisy ^Sans voir tous les organes, racines, fruits, etc. , je n'ose affirmer.

T? lpom«ea umbelinta, Mey. — % — H croit en Guinée {Benth., Pl. Nigr., p. 467); mais comme il «st infiniment plus commun en Amérique aux Antilles, au Brésil (Choisy, Prodr., IX, p. 377), je soupçonne quelque naturalisation ou quelque erreur.

T? Ipomœa «inuafa, Ort. — # — Celte espèce offre les mômes circon-

. / » '"'kw uiuo ics mi'iiies

stances. Répandue du midi des États-Unis au Brésil, elle n'a été trouvée qi r foisen Afrique, à Fernando Po(R Nigr., p. 468). En outre, elle variede formes

I>om<»a s< ,siiifw«. Koth — C!j — M. Choisy {Prodr., IX, p. 366) admet pour celle ospece des échantillons d'Asie, d'Afrique et d'Amérique ; mais il a signalé lui-même dans mon herbier différentes modifications, dont il hésitait à faire des espèces distinctes. Le point essentiel pour moi est de constater l'identité absolue dans l'ancien et le nouveau monde. Or, je n'ai qu'un seul échantillon, assez médiocre, d'Amérique. Sa vue ne me suffit pas pour affirmer s'il appartient à la môme espèce et à la môme variété. D'ailleurs, il serait surprenant qu une espèce commune en Afriquo et en Asie, fût aussi rare en Amérique. Je crains que l'échantillon ne vienne d un jardin. L'espèce n'est pas mentionnée en Amérique par les auteurs de Elores.

Ipomœ» »ld«elblia, ChoUy (Prodr., IX, p. 372). — Cette espèce d'Amér.que a ete cultivée au jardin do Calcutta, comme venant de Cevlan. Ce n'est pas sur uno opinion de jardiniers qu'on peut admettre un fait aussi rare, que lïdentité d une espèce phanérogame dans les deux mondes. Le catalogue de Moon, des piaules de Ceylan, ne parle pas de celle-ci.

Ipomœa palmata, Forak. — # — M. Choisy (Prodr., IX, p. 386) l'indique d'abord en Afrique, et do plus à l'Ile de Sainte-Croix. Je me suis assuré que c'est à cause du Convolvulus quinquelobus, Vahl, fondé sur une plante de West, recueillie à Sainte-Croix. Sans voir la plante, je n'ose affirmer l'identité car 1 espèce diffère à peine de l'Ipomœa tuberculala, selon M. Choisy

T? Ph.rbl.U XII, Chal.y <Co.wolV«|M Ml, L.). - ® Souvent

cultivé dans les régions intertropicales. 11 est difficile de savoir jusqu'à quel point il est spontané dans chaque pays.

T? Pharhltln hedcracea, Choisy (Ipomcra hrdrran-n, L). — @) — Réuni au précédent par M. Brovyn. Également cultivé. II doit s'être naturalisé en divers pays. M. Choisy (Prodr., IX, p. 344) l'indique en Amériquo, dans l'Asie méridionale et la Nouvelle- Hollande. Le précédent se trouve aussi en Afrique [Fl. Nigr., p. 445). Il est difficile maintenant de reconnaître leur origine. La plupart des espèces étant d'Amérique, et le Pharbitis Nil n'ayant pas de noms vulgaires sanscrits, je les crois du nouveau monde.

T T CnlonyetloH «prclosum, Cholwy (Ipomnra bons box, I . f). — Les

nombreuses variétés de cette plante, la difficulté de s'entendre sur sa synonymie, la beauté de ses fleurs qui a pu engager à la répandre, m'ont empêché de la mentionner dans les listes qui précèdent. Il parait qu'on la trouve aujourd'hui dans les trois continents in ter tropicaux (Choisv, in Prodr., IX, p. 345 ; Benlh., Fi. Nigr., p. 465).

Le Convolwnlua dlaaectns, Cnv., du Chili, se trouverait, selon M. Choisy (Prodr., IX, p. 4M), au Cap ; mais d'après l'échantillon de Drège, dans mon herbier, les pédoncules sont plus courts. Je n'ose aflirmer l'identité.

Evolvnlu» îinifollu*, L. — (î) — Je n'ai pu me convaincro suffisamment de l'identité en Amérique, Afrique et Australie, admise par M. Choisy (Prodr,, IX, p. 449). L'espèce a été constituée par Linné sur une plante do la Jamaïque (Browne, Jam., t. 10), à laquelle ressemble bien un échantillon dn Mexique, de mon herbier. J'ai en outre plusieurs échantillons d'Afrique (Sénégal, Abyssinie) où les feuilles sont plus larges et la planlo plus velue. Ce serait une variété. Enfin, la plante do la Nouvelle-Hollande serait une autre variété, d'après son nom (Evolvulus decumbens, Br.), car l'espèco est droite.

Stachytarpha iadlca, Yahl. — (T) ou 5 — M - Bentham (Ft. Mgr., p. 484) croit quole Stachytarpha jamaicensis, Vahl, n'en diffère pas, que par conséquent l'espèce est en Amérique, Afrique et Asie entro les tropiques. J'ai regardé à cetto occasion les échantillons de mon herbier, classés par M. Schauer lui-même, ot je suis assez de l'opinion de M. Beniham. Je possède des échantillons d'Asie et d'Amérique. Ces derniers ont plus souvent la tige carrée, mais pas toujours. Je suis persuadé que si ces plantes avaient été du même |>ays, on n aurait pas pensé à en faire deux espèces, peut-être pas doux variétés. Je reconnais pourtant qu'il y a d'ordinaire quelque petite différence. Los échantillons de Guinée paraissent plus près do ceux d Amérique, d'après M. Beniham.

Tt Amblogyno poljKoaoldes, Rnf. — i> — M. Moquin (Prodr., XIII, part, n, p. 270) cite cette espèce en Asie, Afrique et Amérique, dans les décombres, etc.). Je ne la possède que d'Amérique et de jardins. Il y a eu confusion dans les auteurs avec d'autres espèces. Si l'on en croit Piddington (Index), elle aurait un nom sanscrit, mais les Amarantacées se ressemblent beaucoup. Par sa station, et ses graines petites et dures, elle est propre à se répandre an loin, de colonie en colonie, comme beaucoup de plantes des décombres.

T Y A murant un eaadatao, L. — (t) — Aujourd'hui cultivé en Asie, Afrique et Amérique, et plus ou moins spontané dans ces diverses régions. J en ai de beaux échantillons, venus sur des décombres, en Abvssinie, d autres du Népaul ; mais aucun d'Amérique, et il ne parait pas que M. Moquin en ait vu, quoiqu'il cite bien l'Amériquo tropicalo [Prodr., XIII, part, tt, p. 255). L'absence de

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