‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 41 sur 146 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

A l'occasion de chacune des catégories de plantes indiquées ci-dessus, j'ai énoncé quelques réllexions qui se présentaient plus particulièrement à l'esprit. Elles sont assez uniformes et assez simples ; je puis donc me borner à les résumer en peu de mots.

Les exemples de disjonction, suffisamment constatés, sont infiniment rares (a).

(a) Pour réunir les exemples cités dans ce chapitre, il m'a fallu examiner une infinité d'espèces, d'après les Flores cl les ouvrages généraux, et éliminer un grand nombre de cas admis par les auteurs. Tantôt il s'agissait d'espèces encore mal connues, que l'on a cru reconnaître à de grandes distances, comme, par exemple, le Typha Shuttleworthti (Sonder, Plant* Preiss., Il) ; tantôt la similitude entre les échantillons de pays éloignés ne me paraissait pas avoir été suffisamment étudiée, comme dans les Solamun Leyc.esterianum (Don-, Prodr., MU, part, i, p. 367), Polycarpon alsinelblium (DC., Prodr., III, p. 376), etc. Souvent l'inspection de mon herbier m'a l'ait naître des doutes sur l'identité. C'est le cas le plus ordinaire de* espèces mentionnées à la Un de l'article 6. Je citerai aussi t'Ipomœa sagittata, Desf., dont l'identité avec le Convoi vulus sagittirfolius, Michx., nie paraît douteuse, les lobes de la feuille étant plus divariqués dans mon échantillon de la tlaroline que dans ceux de la région méditerranéenne. L'ApÎQDI graveolens découvert dan3 l'hémisphère austral (Hook. f., Fi. ont.), en Californie (Nuit., Journ. Acad, Philad., n. sér., I, p. 183), et en Europe, n'a pas été compté, parce qu'il

Qdant au point de vue philosophique, la circonstance principale est que la disjonction de certaines espèces, entre des pays plus ou moins éloignés, ne peut pas s'expliquer au moyen des causes actuelles de transport.

Ce phénomène présente de l'analogie avec ceux de l'aire des espèces (chap. VII), en ce que les catégories de plantes à habitation continue très vaste sont souvent celles qui oUrent des disjonctions , et que les espèces à habitation très vaste (p. 56 A) offrent toujours des faits de disjonctions, à cause de leur présence dans des îles ou sur des continents distincts. L'extension de l'aire dépend en partie de causes antérieures ; mais la séparation en dépend d'une manière complète, au même degré que la présence des espèces dans une des régions de la terre plutôt que dans une autre.

On est conduit par ces deux questions aux grands problèmes concernant l'état antérieur et l'origine probable des espèces de notre époque. Je vais m'en occuper dans le chapitre qui suit. J'y reviendrai encore, dans le chap. XXVI, en considérant non plus les espèces, mais les diverses contrées de la terre, dans leurs rapports antérieurs probables.

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