A IKK RELATIVE 1>KS GENRES
D'après les chiffres des deux tableaux, il parait que la cause la plus importante de la diffusion des genres est le nombre, ou plutôt la diversité de leurs espèces, et que l'aire plus ou moins vaste des espèces est une circonstance accessoire, La première catégorie de causes fait varier les aires génériques, dans les familles choisies pour exemples, de 1 à 4, à 6, à 12, suivant les familles, tandis que la seconde les fait varier de 2,6 à 6,1, ou si l'on néglige les Papavéracées, à cause du petit nombre de leurs genres et de leurs espèces, de 2,6 à 4,5.
Pour savoir mieux â quoi m'en tenir, j'ai considéré dans mes tableaux manuscrits plus détaillés, les vingt genres de Crucifères qui ont le plus d'espèces, et qui forment une masse considérable de 693 espèces, soit plus des 3/4 de la famille. J'ai groupé d'un côté les dix genres où l'aire moyenne des espèces est la plus vaste, et de l'autre les dix genres où elle est la moins vaste. Les premiers ont 70 p. 100 de leurs espèces limitées à une seule région ; les seconds en présentent 85. De part et d'autre, le nombre des espèces par genre est assez semblable, car il est dans le premier groupe de 36,1, et dans le second de 33,2. En calculant Paire moyenne des genres, elle s'est trouvée dans le premier groupe de 11,8 régions, et dans le second groupe de 9,4. Cette différence, assez légère, peut tenir au nombre plus grand d'espèces par genre dans le premier groupe. Elle prouve que l'extension des espèces dans une famille très naturelle, assez bien connue et habitant des pays assez explorés, aurait peu ou point d'influence sur l'extension des genres, au moins de ceux qui contiennent beaueoup d'espèces. Lorsque l'on descend à des genres peu nombreux en espèces, l'influence de l'aire spécifique se fait sentir. Les espèces ne peuvent étendre la surface de leur genre que si elles se trouvent sur le périmètre, et plus le genre est petit, plus ce cas est fréquent. En poussant jusqu'aux genres composés d'une seule espèce, l'aire générique se confond avec l'aire spécifique; ainsi, elle est rigoureusement selon son étendue. Dans la même famille des Crucifères, où l'influence des aires spécifiques ne se fait pas sentir pour les genres de 33 à 36 espèces en moyenne, il n'en est pas de môme pour les genres de 3 à 6 espèces par exemple. Ils sont au nombre de 21 dans mes tableaux. Huit d'entre eux ont des espèces à aire vaste (33 à 60 p. 100 seulement d'espèces bornées à une seule région); Paire moyenne de ces genres est de 4 régions. Sept genres ont des espèces plus locales (75 à 100 p. 000 dans une seule région); l'aire moyenne de ces genres est de 3,1 régions seulement. De part et d'autre, le nombre moyen d'espèces est semblable, 3,9, ce qui rend la comparaison plus probante. Six genres sont intermédiaires quant a l'extension des espèces (67 p. 100 bornées à une seule région) ; leur aire est plus faible, 2,8 ; mais ils ont