‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 86 sur 146 · COMPARAISON DES FAMILLES LES PLUS NOMBRE TSF S EN ESPÈCES · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES FAMILLES LES PLUS NOMBRE TSF S EN ESPÈCES

comme desséché ; mais le bord du Nil et les inondations périodiques de ce fleuve compensent amplement la sécheresse de l'atmosphère. Il suffit quelquefois de la présence d'un marais ou d'une rivière dans un pays d'ailleurs desséché, pour qu'une foule de Cypéracées s'ajoutent à la liste des espèces, sans changer en réalité la physionomie générale des végétaux de la contrée.

Nous savons, d'ailleurs, que les faits numériques se rattachent tous à l'aire relative des espèces. Elle est plus vaste pour les Monocotylédonesque pour les Dicotylédones; donc il est naturel île trouver leur proportion plus élevée dans les régions ingrates du nord et même dans les contrées en partie stériles, comme l'Egypte, dont les espèces proviennent essentiellement des pays voisins. Les espèces des lieux humides ont généralement une extension plus grande, et elles sont nombreuses parmi les Monocotylédones. Je conviens que la grande proportion de cette classe dans l'Afrique australe et l'abondance des Dicotylédones sur les montagnes, sont en désaccord avec les lois concernant l'aire moyenne des espèces ; mais il est clair que les proportions des deux classes sont un résultat de diverses lois, tantôt d'une nature, tantôt d'une autre, tantôt générales, tantôt locales.

Par ce motif, et par tous ceux dont j'ai parlé précédemment (p. 1 1 04), il m'est impossible de leur attribuer une véritable importance, et j'ai hate de passer à des questions plus intéressantes.

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