EE ES
PR en
s les , des s du rmes nfin, araulesont prit.
pn de ilisa oque nom sières on de cara, uvent raient ement Ju être qu’un randes
ources arana, que en ds des autres posées nt des itées à luvion riental AGUAY, es, le rritoire es d’or robes,
chacune de 22 livres pesant. L'établissement de San-Pedro-del-Rey, à 20 lieues au sud-ouest de Cuyaba, se compose déjà de 2.000 habitants, dont une partie s'occupe de l’exploitation du sel et de l'or. Wa/o-Grosso, chef-lieu de la province , n’a que 5 à 6,000 âmes. Jadis elle portait le nom de Villa-Bella. On y voit un hôtel des monnaies pour la fonte de l’or qu'on exploite sur son territoire.
Dans toutes ces esquisses topographiques, nous n'avons fait attention qu’aux centres de population civilisés, mais il reste encore de nombreuses tribus indigènes sur lesquelles il faut jeter un coup d’œil. Les anciens colons portugais ne parlent qu'avec effroi des naturels du Brésil, qu’ils désignent généralement sous le nom G’anthropophages : cependant les jésuites, à force d’application et de patience, étaient parvenus à en faire des êtres sociables, bons, doux et dociles comme des enfants. Ils ont le teint cuivré, le visage court et rond, le nez large, la chevelure noire et lisse, le corps trapu et bien conformé. C’est ainsi du moins que nous les peint Mawe, à qui l’un de leurs chefs en amena une cinquantaine de demi-civilisés, au nord de Rio-Janeiro, dans le district de Canta-Gallo. Les hommes portaient une veste et des caleçons ; les femmes, revêtues d’une chemise et d’un jupon court, avaient autour de la tête un mouchoir noué à la manière portugaise. Leur chef était un fournisseur d’ipécacuanha. Ils habitent dans les forêts, et paraissent y mener une vie fort misérable, n’ayant pour subsister que des racines, des fruits sauvages et le produit de leur chasse. Ayant entendu beaucoup vanter leur adresse à manier l'arc, Mawe plaça une orange à trente verges de distance : toutes leurs flèches la percèrent. Il leur désigna ensuite, à quarante verges de distance, un bananier d’environ huit pouces de circonférence : aucun tireur ne manqua le but, quoiqu’ils fussent dans une mauvaise position. A la chasse, où il les suivit, ils découvrirent habituellement les oiseaux avant lui; et, se glissant à travers les halliers et les broussailles avec une agilité surprenante pour se mettre à portée, ils ne
manquèrent jamais d’abattre le gibier. Ils avalent les viandes à peu près crues, sans se donner seulement la peine de plumer ou de vider la volaille. Ils aiment avec passion les liqueurs spiritueuses ; il est dangereux de leur en offrir. Du reste, ils ne montrent aucune humeur farouche, mais ils ont une grande aversion pour la cultu, : des champs. Rarement on en voit un d’eux servir en qualité de domestique , ou se livrer à un travail salarié. L'or et les pierres précieuses dont le pays abonde n’ont aucun attrait pour eux, et ils n’en ont jamais fait la recherche. Cette tribu, observée par Mawe » paraît avoir apartenu aux Boutocoudys, établis dans les montagnes orien-
té re de nd éd ee = - de RER e=-ut
ne
En
et Prnh hat
Se ner mn PER Se
mag
ee
tales de Minas-Geraës. Quoique souvent défaits et cruellement punis par les Paulistes, qui, les premiers, pénétrèrent chez eux il y a plus d’un siècle, ils défendent jusqu’à ce jour avec opiniâtreté leur indépendance et leur sol natal. Ne pouvant lutter à force ouverte contre les postes portugais, ils ont recours à la ruse. Enveloppés tantôt de branches et de jeunes arbres qu’its assujettissent autour de leurs corps, tantôt enduits de boue ou de cendres, et couchés par terre, ils guettent les colons et les nègres pour les tuer de loin au passage. D’autres fois ils forment des piéges dangereux en fixant des pieux pointus dans des trous qu'ils recouvrent de feuilles et de branchages. Lorsqu'ils ont signalé à leur vengeance une maison isolée et reconnu la force de ses habitants, ils l’incendient avec des traits allumés , et massacrent impitoyablement ceux qui cherchent à se sauver. Ils ont surtout une haine implacable contre les nègres, qu'ils regardaient, dans le commencement,comme une espèce de grands singes,et qu’ils mangeaient avec un appétit particulier. Les armes à feu seules leur imposent, et ils se mettent à courir aussitôt qu’ils en entendent la détonation. Les prisonniers ne se laissent jamais fléchir ni par de bons ni par de mauvais traitements ; et quand ils perdent enfin l'espoir de s’évader, ils refusent ordinairement toute nourriture, et se laissent mourir de faim. Une proclamation qui fut faite par don Pedro lesinvita à se réunir dans les villages, et à se faire chrétiens, en leur offrant la protection du gouvernement, avec la jouissance com-
plète des droits et priviléges accordés à ses autres sujets : mais elle ne paraît pas avoir produit de grands résultats.
Les Pourys, qui demeurent à côté des Boutocoudys, font encore de fréquentes incursions dans les districts civilisés, et, selon un témoin oculaire, ils dévorent les prisonniers après les avoir fait rôtir.
Les Tupis, qui occupaient toute la provirce de Saint-Paul et de Santos, se trouvent réduits à queiques bandes errantes sur les confins des provinces espagnoles de l'Uruguay. Ces sauvages, très-féroces, parlent un' dialecte de la langue guarani, répandue dans toutes les contrées intérieures et méridionales du Brésil. Les Carigais, les plus paisibles indigènes, demeurent au sud des Tupis. Les Tupinaques s’étendaient depuis le fleuve Guirican
jusqu’à la rivière Camama. Les Topinambous habitaient la côte depuis le fleuve Camama jusqu'à celui de San-Francisco du Nord; mais ces deux tribus et quelques autres, leurs voisines ou leurs alliées, paraissent éteintes ou confondues parmi les cultivateurs portugais. Quelques voyageurs donnent le nom de Topinambous à des tribus errantes et très-féroces, qui s'étendent le long de la rivivière de Tocantin, Les Pelivares, au nord-est du
is par siècle, ur s0l ils ont qu’ils ndres, uer de fixant branlée et umés , ls ont , dans reaient t ils se nniers nts ; et t toute ut faite étiens,
comelle ne
de fréulaire,
Santos, bvinces ialecte bt mérieurent uirican puis le s deux éteintes yageurs es, qui l-est du
Brésil, sont hospitaliers et cullivateurs. Les Mologagos, sur lefleuve Paraiba du Nord, ressemblent, dit-on, aux Allemands par la blancheur de leur peau et par leur haute stature. Les Tapuyes demeurent dans l’intérieur du gouvernement de Maranhao, et jusque vers Goyaz. Sur l’Amazone, on trouve les Pauxis, les Urubaquis, les Aycuaris, les Yomanais , et une foule d’autres tribus dont il serait fastidieux d'énumérer les noms. Les Cuyabas et les Buyazas occupent les parties centrales de la chaîne de Mato-Grosso, Les Boruros, aux habitudes singulières, habitent sur les bords de l’Araguay.
Les Parexis, dans la province de Mato-Grosso, donnent leur nom au plateau central de l'Amérique méridionale. Les Barbados, établis sur les rives du Sypotuba, premier affluent occidental du Paraguay, se distinguent des autres naturels du nouveau continent par leur grande barbe. Près d'eux se tiennent les Pararionès, et plus bas les Boriras-Aravivas, formés d’une réunion de deux peuplades amies des Portugais 1, Quelques-unes des nombreuses tribus concentrées jadis sur les bords fertiles du Paraguay, ont été dispersées ou anéanties par les Espagnols et les Paulistes portugais ; d’autres, à l'approche des usurpateurs étrangers, se sont retirées dans des contrées moins favorisées par la nature. Plusieurs milliers de naturels ont été rassemblés ou transférés par les jésuites dans leurs établissements sur l’Uruguay et le Parana : d’autres, enfin, se sont alliés aux Portugais et aux Espagnols, en sorte qu’on ne trouve guère de ceux-ci sur les frontières dont la figure ne présente des indices d’un mélange de sang indien. Parmi les indigènes primitifs qui se sont maintenus sur le Paraguay, les vaillants Guaycouros, ou Indiens-cavaliers, tienent le premier rang. Ils cecupent les deux rives du fleuve, depuis le Taquari et les montagnes d’Albuquerque, pendant l’espace de 400 lieues. Armés de lances extrêmement longues, d’arcs et de flèches, ils ont souvent fait la guerre aux Espagnols et aux Portugais, sans avoir jamais été vaincus. Ils font de longues excursions dans les pays limitrophes, et s’y procurent des chevaux en échange de fortes toiles de coton qu’ils fabriquent eux-mêmes ?.
Le fameux système sur l'influence des climats se trouve fortement com promis par les faits que l'Amérique méridionale offre à notre attention : un peuple doux et faible habitait parmi les froides montagnes du Pérou; un peuple féroce et intraitable ervait sous le soleil brûlant du Brésil, Malgré la grande inégalité des armes, les Brésiliens ne reculèrent jamais. Jamais ils ne se sont laissé vaincre par un ennemi faible et sans courage; il n'était 1 Mave, p. 196, 301.
? Notice sur les Guaycouros dans les Nouvelles annales des Voyages, t. IL, nart, 11.
a pr rare
ES ee
A ee dede
es
aisé de remporter sur eux des victoires, que parce qu’ils n'avaient aucune connaissance des armes à feu, et parce qu'on savait semer parmi eux la discorde!.
« La conquête de la province de Saint-Vincent, dans le Brésil, disent les « auteurs portugais, nous la devons au seul fameux Tebireza; celle de « Baja, au vaillant Tœbira? ; celle de Fernambouc, au courageux Stagiba, « dont le nom en langue indienne signifie bras de fer. La conquête de Para « et de Maranhao est due au fameux Tomagia, et à d’autres qui servaient « dans l’armée des Portugais contre les Hollandais, et aussi à l'invincible « Camarao, qui s’est immortalisé à la reprise de Fernambouc, dans la « guerre contre les Hollandais. »
Les Indiens du Brésil estiment principalement la force du corps et la férocité : au moment même d'être égorgés, et dévorés par leurs ennemis, ils les insultent et leur expriment leur mépris; ils cherchent à prouver par ces bravades qu’on peut bien leur ôter la vie, mais non pas le courage. Le voyageur Léry et ses compagnons, tous nés sous la zone tempérée, n'étaient pas même capables de tendre un arc des Indiens de Tomoy, habitants de la zone torride, dans les environs de Rio-Janeiro. Léry convient même qu'il était obligé d'employer toutes ses forces pour tendre un are destiné à un enfant de dix ans.
La nation des Ouctacazes, autrefois l’ennemie implacable des Portugais et de tous les autres peuples de l'Europe et du Brésil, conserve encore à présent son indépendance entière, quoique dans un état d'amitié parfaite avec ses voisins, les habitants du district de Campos-dos-Ouclacases dans la province de Minas-Geraës. La douceur et la générosité ont soumis ces cœurs qui bravaient la mort.
La langue la plus généralement répandue dans le Brésil est celle des Guaranis; parlée dans divers dialectes par les Tupis, les Tapuyes, les Omaguas cet les Topinambous, elle est même habituellement désignée sous le nom de langue brésilienne. Les racines de cette langue ne nous ont offert aucune analogie avec les langues de l’Asie : elle parait présenter deux ou trois rapports isolés avec des idiomes de l’Afrique e: de la mer du Sud ; mais on peut assurer qu'elle est, dans son ensemble, la langue américaine la plus éloignée d’une affinité radicale avec aucune autre, même avec celles de l'Amérique 5. Elle forme, moyennant un grand nombre d’affires, des
1 J. Stadius, Mist. Brasil, part. 1, c. xixet xlii. Léry, Hist. navig. in Brasil, c. xt.
2 Vasconcellos : Histoire du Brésil, 1. in, p. 101 à 357.
3 Voici les mots brésiliens qui nous ont présenté des analogies avec les idiomes africains :
ucune eux lu
ent les elle de tagiba, e Para rvaient incible dans la
ps et la nnemis, aver par ge. Le mpérée, Tomoy, éry conendre un
ortugais encore à ÿ parfaite 15es dans Jumis ces
celle des uyes, les gnée SOUS nous ont inter deux r du Sud; méricaine vec celles fixes, des asil., C. XII£.
les idiomes
AMÉRIQUE. = DESCRIPTION DU BRÉSIL, bal
prépositions, des modes et des temps très-compliqués et très-différents de ceux de notre syntaxe, Il y a deux conjugaisons af/firmatives, et deux négalives; le verbe neutre a sa conjugaison distincte de celle du verbe actif, Un nombre étonnant d’adverbes, ou plutôt de syllables intercalatives, sert encore à modifier et à allonger les verbes !. L’onomatopée ou la formation des mots est très-bizarre ; par exemple, Tupa, Dieu, est un composé de deux mots qui signifient littéralement qu'est-ce? Le mot couna, femme, nous avait fait illusion par son rapport de son et de sens avec le kona des Skandinaves ; mais cette similitude disparaît dès qu’on sait que couna est un composé peu galant de deux mots qui signifient langue courante.
Quelle que soit l'extension de cette langue-mère, elle n’embrasse pourtant pas la totalité du Brésil. Le savant Hervas assure, d’après les manuscrits des jésuites portugais, que, dans le nord et le centre du Brésil, il existe cinquante el une tribus qui parlent des idiomes entièrement différents du guarani et du tupi; quelques-uns lui paraissent avoir de laffinité avec des dialectes caraibes ?,
Nous aurions voulu terminer cette Gescriptio:: rapide rt imparfaite d’un pays encore mal connu, par quelques notions certaines «11 les forces politiques du nouvel empire dont il est le siège ; mais les matériaux complets et authentiques manquent encore, et ceux que xs pouvons dont seront suffisamment détaillés dans les tableaux 5.
Tout nous porte à admettre que le Brésil renferme 5,340,000 habitants, sur lesquels il y a plus d’un million de Portugais.
Ara, jour. — Araiani, ciel, en sousou. Bou, terre, — Bolre, idem, en sousou. 4ba, homme,— Auvo, idem, en mokho, Zi, eau. -- Ji, idem, en mandingo; de, idem, en sousou. Acang, tête. — Oukoung, idem, en sokko; Æoung, en mandingo.
Les analogies avec les langues océaniques sont plus faibles encore. Le Brésilien dit tuba, père; tayra, fils; tagira, fille; tiquyira, frère ami, mots qui ressemblent de loin à taina, enfant mâle; (aoguède, fils aîné; touaghané, frère aîné; aux îles des Amis,
Voici les nombres en brésilien ; oyepe, un; mocoï, deux; mosampir, trois; monhérudic, quatre; opacambo, dix.
1 Arte da grammatica da linguu :: rasil, composta pelo P, Figueroa, #° édition, Lisbonne, 4795.
2 Jlervus : Catalogo delle lingue, p. 26 et suiv. — 29.
3 Lorsque l'ouvrage de M. /, de Castelnau sera entièrement publié, on connaitra beaucoup mieux la géographie du Brésil. Déjà dans la partie historique de son voyage, éditée en 6 volumes, en 1851, on prévoit tout ce que la science qui nous occupe devra à ce savant voyageur ainsi qu'à ses compagnons, MM. Deville Weddell et l'infortuné d’Osery, assassiné en décembre 1846, sur les confins du Pérou et Uu Brésil, au moment où il descendait l'Amazone pour rejoindre M. de Castelnau, Nous avons plus d’une fois consulté, avec fruit, cet important ouvrage dont la partie géographique ne paraîtra qu’en 1856-57. V. A. M-B,
Le gouvernement brésilien est une monarchie constitutionnelle; le chef de l’État prend le titre d’empereur ; il sanctionne ou rejette les lois, proroge ou dissout les Chambres et commande l'armée. Il y a au Brésil deux Chambres, celle du sénat, dont les membres sont nommés à vie, et celle des députés, nommés pour deux ans par les provinces. La Chambre élective a l'initiative sur les impôts, sur le recrutement, sur le choix de la dynastie en cas d’extinction de la famille régnante, et sur la mise en accusation des ministres. Chaque province a une Assemblée législative, où se discutent les affaires d'intérêt local; mais l’Assemblée générale peut annuler les lois provinciales.
Tous les Brésiliens, à l’exception des mendiants, des domestiques ct des esclaves, jouissent du même droit civil et politique. La Constitution consacre la liberté individuelle et religieuse, le libre exercice de l’industrie, et la liberté presque illimitée de la presse.
L'armée de terre ne dépasse pas 24,000 hommes ; quant à la marine, elle comptait, vers la fin de 1850, 120 bâtiments à vapeur et à voiles de toutes dimensions, avec 418 bouches à feu et un personnel de 4,000 hommes.
Le budget général s’est élevé pour l’année 1850-1851 à 85 millions de francs, dont les deux tiers proviennent des droits de douane, l’autre tiers sur les droits perçus sur les monnaies, les diamants, les patentes, ete, Comme chaque Assemblée provinciale a le pouvoir de voter des impôts pour subvenir à ses dépenses locales, le budget général avec les budgets particuliers des provinces peut monter à 105 millions de francs pour tout l'Empire.
La dette extérieure s’élève à peu près à 155 millions de francs, la dette intérieure à 440, et la somme de papier-monnaie en circulation dans tont l’Empire, à 136 millions de francs.
Pour l’organisation judiciaire, chaque paroisse a un juge de paix, chaque commune possède des juges, et chaque district un tribunal de première instance et un tribunal criminel. On peut appeler de leur jugement à quatre cours supérieures siégeant à Rio, Bahia, Pernambuco et Maranhao; enfin, en dernier ressort, on peut recourir à une cour suprême siégeant à Rio.
Il existe au Brésil de nombreux établissements de bienfaisance ; les plus importants sont les Maisons de Miséricorde, ct les associations fraternelles des confréries de Saint-Antoine, de Saint-François-de-Paule, des Carmes, de la Conception, de la Bonne-Mort ct du Bon-Jèsus. Les carmes, les bénédictins et les franciscains possèdent de nombreux couvents. Rio pos-