‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 112 sur 146 · TE DEN ESA NOUS SUN HT CE ENTIER FE A · texte numérisé non relu

TE DEN ESA NOUS SUN HT CE ENTIER FE A

\u nord bâtie à nir que vien: de

t bornée le roche za; c'est e. Nous y, et qui ibitants.

Piauhi, s d'Eiias de mon- Int; il ruites les

t la ville e appelée âtie avec bois.

)u mieux Pimpor- , et dont l'annall@ tes sortes capitale, e, malgré sde mer peuplés, btte ville à

étendue :

comprend t un pays éparses de tes établis g de ville;

mais on ne connaît bien que la capitale nommée Gram-Para, sous l’invocation de Notre Dame-de-Belem (Santa-Maria-de-Belem). Ce double nom, l'un civil, l'autre ecclésiastique, a fait naître une erreur singulière chez le savant voyageur Mawe, qui distingue la ville de Para de celle de Belem. Cette ville est située dans un terrain bas et malsain, à 25 lieues de l’Atlantique, et vis-à-vis la grande île marécageuse de Marajo. L'embouchure de la rivière Tocantin ou Para, qui en forme leport, estembarrasséed’écucils, de bas-fonds et de courants contraires; la côte est dangereuse, etla mer continuellement agitée. La marée s’élève à 3 mêt. 65 dans son port. La ville peut contenir 43,319 habitants, assez pauvres faute de commerce. On n’en exporte qu’un peu de riz et de cacao, avec quelques drogues médicinales, pour Maranhao, où ces denrées sont ensuite embarquées pour l’Europe.

Cette ville, assez bien bâtie, qui renferme quelques beaux édifices, est souvent exposée aux incursions des Indiens Tapuyas; en 1835, ils vinrent attaquer la ville et s’en rendirent maitres. Le palais des gouverneurs, l’arsenal et les différents postes militaires résistèrent d’abord avec quelque succès, mais les troupes brésiliennes durent céder au nombre, elle évacuèrent la ville, Alorse levint le théâtre d’un carnage horrible dans lequel les blancs, qui ne purent se réfugier sur les vaisseaux étrangers et nationaux qui se trouvaient dans le port, furent massacrés. Un grand nombre de maisons furent aussi brülées et pillérs. Camela, ville de 3,000 âmes, sur la rivière des Tocantins est assez importante.

Le climat de la province de Para est brülant; mais, dans l'après-midi, s’élèvent ordinairement des orages accompagnés de pluie, qui rafraichissent beaucoup l'air, et rendent la chaleur plus suppcrtable.

Para-d1-Rio-Negro, Barcellos et Macapa, villes de 2 à 3,000 âmes, sont les plus considérables de la partie septentrionale du Para, que l’on peut regarder comme la solitude la plus sauvage de la province. C’est une plaine immense comprise entre l’Amazone et la chaine de montagnes appelée Tumacumaque : on l’a nommée la Guyane brésilienne; elle est entrecoupée de marécages couverts d’épaisses forêts et fréquemment inondée par les nombreux affluents du fleuve. Sa superficie égale à peu près trois fois celle de la France.

Les Macus ou Macousis, qui habitent les bords du Haut-Maou et une partie des montagnes de Pacaraina, dans la province de Para, ont conservé une tradition qui rappelle Deucalion et Pyrrha. Ils croient que le seul homme qui ait survécu à une inondation générale a repeuplé la terre en transformant les pierres en hommes.

En remontant le Rupunuri entre les montagnes de Macanara, dans les environs du lac Amucu, le voyageur Hortsmann signala, en 4749, des rochers couverts de figures; M. de Humboldt a aussi remarqué près du rocher de Cassimacari, sur les bords du Cassiquiare, des figures informes représentant des corps célestes , des crocodiles, des serpents, etc. ; enfin, M. Schomburgk a signalé des sculptures analogues à la cascade de Waraponta, sur les bords de l'Essequibo. Cette cascade , dit-il, n’est pas sculement célèbre par sa hauteur, elle l’est aussi par les figures qui y sont taillées dans la pierre. Les naturels les croient l'ouvrage du GrandEsprit. Toute cette zone de rochers sculptés qui traversent une vaste portion de l'Amérique méridionale de l'ouest à lest appartient à une antique civilisation, remontant peut-être, comme l’a dit M. de Humboldt, à une époque où les races que nous dhstinguons aujourd’hui étaient inconnues de nom et de filiation. Le respect que partout ils portent à ces sculptures grossières prouve que les Indiens d'aujourd'hui n’ont aucune idée de l’exécution de semblables ouvrages. Il y a plus encore : entre l'Eucaramada et Caycara, sur les rives de l’Orénoque, ces figures hiéroglyphiques sont souvent placées à de grandes hauteurs sur des murs de rochers qui ne seraient aujourd'hui accessibles qu’en construisant des échafaudages extrêmement élevés. Lorsqu'on demande aux indigènes comment ces figures ont pu être sculptées, ils répondent en souriant, comme rapportant un fait qu’un homme blanc seul peut ignorer : « que ce fut jadis, aux jours des grandes eaux, que leurs pères naviguaient en canot à celte hauteur. »

Au delà de Uruguay, la province de Malo-Grosso embrasse les sources des principaux affluents qui versent leurs eaux d’un côté dans le Parana, de autre dans l’Amazone. Nous en avons tracé la description physique en parlant ci-dessus de la constitution générale du Brésil. Les bords des rivières se couvrent spontanément de forêts de cacaoyers, et d’autres arbres communs dans la région basse du Brésil; les hauteurs, composées de sable, n’offrent qu'une herbe dure et grossière. Les rivières roulent des paillettes d’or ; le même métal abonde dans plusieurs vallées, redoutées à cause de leur insalubrité extrême. Il y a aussi des terrains d'alluvion renfermant des diamants. La ville de Cuyaba, située près du bord oriental de la rivière du même nom, à 96 lieues de son confluent avec le Paraguay, contient avec ses dépendances environ 30,000 âmes. Les viandes, le poisson , les fruits, et toutes sortes de végétaux y abondent. Le territoire adjacent est très-propre à la culture, et renferme de riches mines d’or découvertes en 4718, dont le produit annuel est estimé plus de 20 arobes,

Page 1