ÎLES MALOUINES OU FALKLAND
Port Egmont, .. . ,., . . . . .
Port Soledad, da Ne 6 le Ie Géorgie, c cap N see Terres Santwich, pointe S S, ou
Thulé australe, . . . . . . . .
5 41 » 70 45 75 | Ducomm.
55 21 56 72 7 30 | Riddle.
5% 31 » 75 37 n | Malespina.
52 46 » 77 14 29 | Connaissance des Temps.
32 39 930 |119 13 30 | Espinosa.
51 2% » 62 12 30 | Oriental Navigator.
51 32 30 60 27 3) | /dem.
54 4 45 40 35 » Cook.
59 34 » 20 5 » idem.
1 On ne dit pas dans le: Ephémérides si cette île Santa-Maria fait partie du groupe de Trinidad, comme la latitude le ferait croire, ou de celui de Martin Vaz, dont le nom n'est pas indiqué.
2 L'existence de l’île de Saxembourg ou Saxemburg était révoquée en doute. La longitude indiquée par Lindemann étant très-incertaine, une différence de 2 deg. ne saurait empêcher de reconnaître l’identité. 11 ne s’agit que de constater en détail observation du capitaine Galloway. M, Flinders l'avait cherchée inutilement depuis 28 deg. jusqu'à 22, et même plus loin, mais en inclinant sa course à l'E. S. E. La même anuée le capitaine américain, M. Galioway, assurait l'avoir vue à l’ancienne latitude, mais beaucoup plus à l’est.
3 Le pilote Long, envoyé du Cap à Rio-Plata, observa une île qu’il crut être Saxembourg, mais qui est à 11 deg. 40 min. plus a l’ouest que l’île vue par Galloway. L’ile avait 4 lieues marines de long, 2 milles et demi de large; elle était plate, mais offrait à l’est un pic élevé de 23 mètres. La route de Flinders n’atteint üi l’île Columbus, ni celle vue par Güalloway; si l’observation de ce dernier ne se confirme pas, ile Columbus serait la véritable Saxembourg, malgré l'énorme différence des longitudes. Mais nous pensons que les deux îles existent simultanément.
Beaucoup de ces positions géographiques diffèrent pour les minutes et les secondes de celles que donnent d'autres ouvrages, ces différences sont dues à la variété des points d'observation. — On peut d'ailleurs consulter pour les rectifier les tables publiées avec tant de soin, chaque année, par l’érudit M. Daussy, dans la Connais-
sance des temps,
20 28 30 31 10 930 Orient. Nav. ‘Terme moyen. ||
Mr rar sine a NTI
oimbrer | me moyen. ||
Temps.
nnikedam,
in, 1804 2 Columbus
es Officiers
la latitude
Lindemann ue de consjusqu'à 22, Way, ässu-
ta 11 deg.
0; elle était lle vue par Mg, mülgré
js secondes ariété des les tables | Connais-
Ÿ è S à] Ê Ÿ « R at ù Je | Ÿ Qi | | S KE ES à RS À, T Ÿ l
Description de l'Océanie ou du Monde maritime, comprenant les terres situées dans le Grand-Océan, entre l'Afrique, l'Asie et l'Amérique. — Considérations générales.
Quittons les deux continents dont nous avons passé en revue les peuples, les cités et les empires. Un autre monde, ou plutôt les superbes débris d’un monde écroulé, nous attendent au milieu du Grand-Océan. Au sein des flots, sur une ligne de 3,000 lieues, s’étend un labyrinthe d'îles, un immense archipel, au milieu duquel nous distinguons une vingtaine de grandes terres, dont la principale semble presque éguler l'Europe en étendue.
Ces terres présentent de toutes parts des scènes propres à émouvoir l'imagination la plus froide. Que de nations encore novices! que de grandes carrières ouvertes à l’act'vité commerciale ! que de productions précieuses déjà conquises par notre luxe insatiable! que de trésors encore cachés aux regards de la science ! que de golfes, de ports, de détroits, de hautes montagnes et d’agréables plaines! quelle magnificence, quelle solitude, quelle originalité et quelle variété! Ici le zoophyte, habitant immobile d’une mer pacifique, crée par laccumulation de ses dépouilles une enceinte de rochers calcaires autour du banc qui le vit noître. Bientôt les oiseaux, les vents y apportent quelques graines de semence ; bientôt le jeune palmier balance sa tête verdoyante au-dessus des flots. Chaque bas-fond devient une ile, et chaque île devient un jardin. Plus loin c’est un sombre volcan que nous voyons dominer sur la fertile contrée produite par la lave qu’il a vomie;
1 Nous n'avons eu à introduire que quelques modifications dans la description topographique de l'Océanie de la précédente édition, une partie de ce travaii appartient donc à la révision de M. Auot qui avait mis à profit les importants travaux de MM. d'Urville et Rienzi sur cette partie du monde. V. A. M-B.
Ze °c da is
2 Pt 7 LL, 2 D 0 2
Sn À Mt ler 2
une rapide et superbe végétation brille à côté d’un amas de cendres et de scories. Des terres plus étendues nous présentent des scènes plus vastes: tantôt c’est le basalte qui s’élève majestueusement en colonnes prismatiques ou couvre au loin le rivage solitaire de ses débris pittoresques ; tantôt les énormes pics granitiques s’élancent avec audace vers lu nue, tandis que, suspendue sur leurs flancs, la sombre forêt de pins nuance tristement l’immense vide de ces déserts. Plus loin, une côte basse, couverte de palétuviers et de mangliers, s’abaissant peu à peu sous la surface des eaux: s’étend au loin en perfides bas-fonds, au milieu desquels les flots mugissants couvrent les noirs rochers de leur écume cristalline. A ces sublimes horreurs quelle scène ravissante succède tout-à-coup! Une nouvelle Cythère sort du sein de l’onde enchantée: un amphithéâtre de verdure s’élève devant nous; des bosquets touffus mêlent leur feuillage sombre au vert émail des prairies; un éternel printemps, un automne éternel, y font éclore les fleurs et mürir les fruits les uns à côté des autres; un parfum doux et exquis embaume latmosphère, qui est constamment rafraîchie par les souffles salubres de la mer; mille ruisseaux bondissent da côteaux en côteaux ; leur murmure plaintif se mêle aux joyeux conceéris des oiseaux qui animent les bocages. Sous l'ombre des cocotiers se montrent des cabanes riantes ct modestes ; la feuille de bananier les couvre, la guirlande de jasmin les enlace. C’est là que les hommes, s’ils pouvaient se dépouiller de leurs vices, mèneraient une vie exempte de troubies et de besoins; le pain leur croît sur ces mêmes arbres qui ombragent leurs gazons, qui protégent leurs danses et qui prêtent un asile à leurs amours. Leurs barques légères se jouent tranquillement dans ces lagunes protégées par un récif de corail, et qui, semblables à un vaste port, entourent l’ile entière; jamais les vents courroucés n’osent agiter la surface azurée de cette mer prisonnière.
Ce fut ici que l’on chercha longtemps ces Terres Australes qu’on crut devoir égaler en étendue l’ancien continent; et lorsque des voyages multipliés eurent dissipé cette illusion, ce fut encore ici que les géographes reconnurent une cinquième parlie du monde.
En effet, ou il fallait se décider à ne voir même dans la Nouvelle-Hollande et la Nouvelle-Zélande qu un appendice de l’Asie, ou il fallait créer une nouvelle division qui renfermât ces vastes terres. Une fois la nécessité de cette division admise, on a eu tort de ne pas en déterminer la circonscription d’après des principes purement scientifiques. Pourquoi voulut-on couper en deux ce grand archipel qui, vu sur le globe terrestre, présente un
s et de astes :
tiques tôt les s que, tl'im- Jalétueaux»
mugisiblimes ouvelle rerdure ibre au , y font parfum hie par aux en oiseaux ent des irlande pouiller ins ; le qui probarques un récif ; jamais prison-
’on crut s multigraphes
elle-Holait créer nécessité circonspulut-on sente un
ensemble si frappant? Pourquoi voulut-on chercher entre les îles Moluques et les Îles des Papous une ligne de démarcation que la nature n'y a point tracée! Le nom d’Asie n’a été donné par les anciens qu’au continent qui le porte; les îles de Sou'' ‘tra, de Java, de Bornéo, découvertes par les modernes, n’ont été attribuées à l’Asie que parce qu’on ignorait l'étendue de l'archipel dont elles font partie. Pourquoi ne restreindrions-nous pas cette acception dans les limites marquées par la nature?
La mer de Chine sépare l'Asie des terres du Grand-Océan, comme la Méditerranée sépare l'Afrique de l'Europe. A l’ouest nous continuons cette limite par ie détroit de Malacca, et tournant ensuite autour de la pointe septentrionale de Soumâtra, et même, comme l’a proposé depuis un voyageur français !, tournant autour de la plus septentrionale des îles Andaman, nous cherchons le point où le 90e méridien à l’est de Paris coupe le 45° parallèle au nord de l’équateur. Dans tout l’hémisphère austral, ce méridien sépare convenablement les parages de la Nouvelle-Hollande de ceux de Madagascar et d'Afrique; les îles d'Amsterdam et Saint-Paul restent à l'archipel de l’océan Indien.
En sortant de la mer de Chine au nord, le canal entre Formose et les Philippines, comme étant le plus large, marque la limite naturelle. De là nous tirons une ligne qui, en suivant la partie de la mer la plus libre d’ilots, circonscrit les parages du Japon à 400 et à 450 lieues de distance, ct arrive au point d'intersection du 40 parallèle avec le 445e méridien. A partir d’ici nous séparons les parages de l’Amérique septentrionale de ceux de l’archipel océanique par la plus courte ligne que l’on puisse tracer du point qu’on vient de nommer au point d’intersection du 410e méridien et de l'équateur. Ce même méridien servira de limite dans tout l'hémisphère central. Au sud de l’équateur, la limite générale sera 1e 55° degré de latitude.
La cinquième partie du monde ainsi déterminée se trouve située tout entière dans le Grand-Océan, dans l’Océan par excellence, Ce caractère essentiel ne lui est commun avec aucune autre division du globe; ce caractère donne une physionomie particulière à sa géographie, à son histoire naturelle, à son histoire civile. Il doit donc déterminer le nom de la nouvelle partie du monde. Elle s’appellera Océanie ; ses habitants seront nommés Océantiens.
Ces noms doivent effacer les dénominations insignifiantes ou inexactes
1 M. G. Domeny de Rienzi, auteur de la Description de l'Océanie, (3 vol.in-8°), dans l'ouvrage intitulé : l'Univers pittoresque. — Firmin Dipor.
d'Austral-Asie, de Nolasie, d'Indes-Australes et d'Australie. Qu'est-ce qu’il y a d’asiatique dans la Nouvelle-Hollande? Faudra-t-i) bientôt appeler l'Afrique Occidental-Asie, nom aussi correctement composé que celui d’Austrel-Asie? Et pourquoi perpétuer le souvenir des Terres-Australes dans le nom d’une partie du monde qui n’est pas exclusivement située dans l’hémisphére austral?
Pour étudier les détails de ce vaste tableau, nous allons le décomposer en plusieurs groupes ou divisions. Dans cette classification nous chercherons à concilier les principes rigoureux de la géographie naturelle avec la routine des géographes vulgaires.
La première division comprendra l'Océanie occidentale et renfermera toutes les iles communément connues sous le nom d’iles des Indes orientales; nous lui donnerons le nom de Malaisie, proposé par M. Lesson, qui a visité tous les archipels qui la composent, el a reconnu que toutes les côtes des grandes îles étaient peuplées de Malais.
La seconde division offrira l’Océante australe, formée par la grande î'e de la Nouvelle-Hollande à la quelle nous conservons le nom d'Australie et toutes les terres qui l’environnent. Comme elle est la patrie de la race noire océanienne, elle recevra le nom de Mélanésie.
La troisième division sera l’Océanie orientale, à laquelle nous conserverons le nom de Polynésie, que lui ont valu les nombreux archipels qui conste!lent cette pariie de l'Océan. Cependant nous en limiterons l’acception aux peuples qui reconnaissent le Tapou !, parlent la même langue, et forment la première division de la race cuivrée ou basanée.
Enfin, la quatrième division sera formée de l'Océanie boréale, et comprendra toute la seconde division de la race cuivrée. Comme elle n’est composée que d’iles très-petites, nous lui imposerons le nom de Micronésie ?,
A ces quatre divisions, il convient d’en ajouter une cinquième, ceile des Terres Australes ou Terres Antarctiques, qui comprendra les terres volcaniques, glacées et désertes, que l’on a découvertes dans ces dernières années au sud du cercle polaire antarctique.
La nature a tracé d’une main puissante la physionomie particulière de cette partie du monde. D'abord la surface du globe n’est nulle part plais hérissée d’inégalités; nulle part aussi, excepté en Amérique, les cha’nes de montagnes n’ont une direction si marquée du nord au sud, une pclartlé aussi frappante. En même temps ces chaînes offrent généralement, vers le
! Genre de superstition, dont il sera parlé dans l’un des livres suivants, 2 Voyez à la fin de ce livre, le tableau de chacune de ces divisions.
u'est-ce Ôt appeue celui ustrales nt située
omposer cherche- » avec la
nfermera »s orienson, qui Jutes les
rande Î'e Australie
e la race
ONSCTVe-
ipels qui l’accep-
angue, et
, et comest comnéste ?,
ceile des res volcadernières
eulière de part plis ha'nes de > polarilé t, vers le
milieu, une grande courbure dirigée de l’ouest à l’est. La mieux marquée de ‘es chaines est celle que forment les îles Mariannes, les iles Carolines, les îles Mulgraves, et qui, probablement par l'ile de Saint-Augustin et quelques autres anneaux isolés, se joint à l’archipel des Navigateurs ou à celui des iles des Amis. La direction générale est du nord-ouest au sudest, Même dans les îles Carolines, où ceite chaine polynésienne se tourne droit à l’est, les chaînons particuliers paraissent se diriger du nord au sud, Une autre grande chaîne se montre dans l’ile Luçon, qui est la plus grande des Philippines; elle passe par Pile Palaouan dans celle de Bornéo. La direction de cette branche bien connue est du nord-cst au sud-ouest. Elle circonserit d’un côté le bassin de la mer de Chine. Plus à l’est, la régularité de la chaîne semble disparaître, ou, pour parler plus exactement, un grand nombre de chaines peu étendues s'y réunissent en groupes d’une structure variée, Les chaines de Célèbes et de Gilolo sont très-marquées, mais une chaine plus longue et plus haute traverse la Nouvelle Guinée; elle renferme des sommets couverts de neiges éternelles. Dans la Nouvelle- Galles méridionale, la longue série des montagnes Bleues ne se termine que dans la Terre de Dicmen, au cap du Sud et au cap Pillar, immenses masses de basaltes qui donnent une haute idée de cette cordillère de l'Océanie centrale. La quatrième grande chaîne commence aux îles Andaman et de Nicobar; elle forme ensuite les iles de Soumâtra, de Java, de Timor et autres; elle se dirige en forme d’arc du nord-ouest au sud-est, ensuite droit à l’est ; mais elle passe probablement à la Nouvelle-Hollande par le cap Diemen, et là elle ne peut guère avoir une autre direction que celle du nord au sud !, |
Presque tous les archipels de l'Océanie orientale sont dirigés du nord au sud ; la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles Hébrides, forment des chaines très-marquées. Celle des îles Salomon, courbée du sud-est au nord-ouest, est continuée par la Nouvelle-Irlande et la Nouvelle- Hanovre. Souvent aussi chaque petite chaine est terminée par une ile plus grande que les autres. Ainsi les îles d’Otaiti, d’Owaïhi et la Terre du Saint- Esprit, se présentent à la tête d’une suite de moindres îles, comme dans les opérations chimiques on voit un grand cristal suivi d’une série de moindres. Ces deux principes auraient pu servir à hâter les progrès des découvertes, et surtout à compléter la reconnaissance de chaque archipel. En remarquant avec soin la direction d’une chaîne, on eût été à peu près sûr de découvrir
1 Voyez à la fin de ce livre, le tableau des montagnes de l'Océanie.
des îles; et encore aujourd’hui, nous engageons les navigateurs à faire attention à un principe qui peut les mettre en garde contre les immenses récifs qui probablement suivent la direction des chaînes sous-marines,
Parmi ces milliers d'îles, les unes s'élancent à une hauteur considérable en présentant la plupart du temps une forme régulièrement conique; il s’y trouve quantité de basalte, selon Forster, et les cendres de ces montagnes présentent souvent de grands entonnoirs, et d’autres fois des lacs ronds, que l’on peut prendre pour d’anciens cratères. Quoique la présence des véritables substances volcaniques n’ait pas partout reçu des témoignages suffisants, on connaît déjà dans l'Océanie au moins 174 volcans brülants!. Les navigateurs en parlent tantôt avec effroi et tantôt avec admiration, Ici, comme dans lesîles de Schouten, près la Nouvelle-Guinée, les flammes et lu fumée s’élevaient tranquillement au-dessus d’une terre fertile et riante ; là, comme dans la partie nord des iles Mariannes, d'affreux torrents de lave noire attristaient le rivage. Le volcan de Gilolo fit éruption, l'an 1673, avec une telle violence, que toutes les Moluques en tremblèrent; les cendres furent tronsportées jusqu’à Mindanao, et les vaisseaux nawviguèrent plus lentement dans une mer couverte de scories et de pierres ponces,
On peut dire que presque toutes les îles de l’Octanie sont d'une origine volcanique; les unes sont dominées par des cratères depuis longtemps refroidis, tandis que d’autres sont fréquemment ravagées par des torrents de lave. Les plus grandes montrent des basaltes placés sur des calcaires aïciens ou sur des plateaux granitiques, tandis que plus loin un cratère menaçant vomit la flamme et la fumée. Ainsi, Bornéo offre une série de volcans éteints et des montagnes granitiques célèbres par la beauté des cristaux de roche que l’on y trouve; ainsi Gélèbes renferme et des volcans actifs et d’autres éteints depuis longtemps, des montagnes où l’on trouve le granit, et d’autres roches anciennes au milieu desquelles l'or se montre en riches filons ou dissémäné dans des terrains d’alluvions. Luçon, Mindanao, et la plupart des amtres Philippines, présentent la même constitution physique et la même richesse.
Les îles de {a Sonde, plus connues, offrent une nature de terrains plus variée ; à Soumäâtra, on trouve les diverses séries de formations, depuis le granit jusqu’au calcaire oolithique, et depuis ce calcaire ancien jusqu’à la craie et jusqu'aux terrains de sédiment supérieurs. Les basaltes, les roches
1M. D. de Rienzi n'en compte que 63. Voir dans l'Encyclopédie méthodique, au mot Voloan, un article remarquable de M. J.-J. Huot.
à faire imenses cs, idérable e; ils'y nlagnes s ronds, nee des bignages ülants!, ion, Ici, mes et lu ante ; là, 8 de lave n 1673, ent; les X navi-
pierres
origine ngtemps rrents de calcaires ) cratère Série de ‘auté des > volcans trouve le jonire en indanao, ion phy-
ains plus depuis le usqu’à la » roches
‘thodique,
trapéennes, les ponces, les obsidiennes, annoncent des volcans qui ont précédé ceux qui y brülent encore. A Java, les montagnes Bleues éli vent leurs sommets granitiques jusqu’à la hauteur de #,000 mètres ; leurs Nancs recèlent l'or et l’émeraude, et leurs terrains d'alluvion sont mélés de rubis et de diamants. Le trachyte et le basalte y annoncent aussi d'anciens volcans, tandis que, parmi ses nombreux volcans modernes, il n’en est qu’un petit nombre qui rejette des laves. Banca, riche en métaux précieux, est surtout célèbre par la qualité de son étain, Sur la base des montagnes volcaniques de Bali s'étendent des terrains d’alluvion aurifères, A Timor et à Vaïgiou, tous les terrains reposent sur des schistes. La première de ces iles renferme des mines d'or et de cuivre, Le calcaire en couches horizontales forme la base de l'ile de Boni,
La Nouvelle-Guinée paraît être composée de roches et de terrains analogues à ceux des îles précédentes. La Nouvelle-Hollande offre dans sa vaste étendue des terrains et des montagnes de toutes natures, ainsi que l’attestent et les granits et les houillères que l’on y a observés, Des murailles de grès s’appuient sur ces granits; le fer, lecuivre y sont abondants, mais les roches calcaires y paraissent être d’une extrême rareté, quoiqu’on ait observé sur le granit de ses côtes un immense dépôt de terrains de sédiment supérieurs. De nombreux volcans éteints attestent l'influence que les feux souterrains ont dù avoir sur le relief de ce petit continent. C’est à leur présence qu’il faut attribuer l'abondance des bois fossiles à l’état de lignites ; mais ce que la Nouvelle-Hollande offre de plus remarquable, c'est que le seul volcan æetif qu'on y ait observé ne présente ni lave ni cratère, quoiqu’il laee continuellement des flammes; c’est en quelque sorte une salse gigantesque, un pseudo-volcan, comme si les volcans mêmes devaient offrir sur eette terre les anomalies que présentent le règne végétal et le règne animal.
Quant aux autres îles, principalement celles de la Polynésie, on peut les caractériser d’une manière générale en disant qu’elles paraissent être des montagnes soulevées du sein de POcéan par l’action de la force volcanique. Elles sont hautes vers le milieu , très souvent stériles dans cette partie, tantôt régulièrement coniques, tantôt crevassées et déchirées. Cependant quelques-unes de celles-ci offrent d’autres substances que des produits ignés; le calcaire entoure les pitons volcaniques des îles Mariannes , et les Pelew
ou Palaos ont pour base des grès et d’autresroches.
Les îles basses paraissent avoir pour basc un récif de rochers de corail, ordinairement disposé en forme circulaire et posant sur un haut fond; l’es-
pace du milieu est souvent rempli par une lagune ; le sable est mêlé de corail brisé et d’autres substances marines. Il paraît donc hors de doute que ces iles ont été formées originairement par ces rochers de corail, dont les polypes sont les habitants , et selon quelques-uns, les créateurs ; ensuite agrandies et élevées par la lente accumulation des matièros légères que !a mer a dù y rejeter. Mais il est très-remarquable que, parmi les îles ainsi constituées, il y en a qui sont presque au niveau de la mer, tandis que d’autres s’élèvent à une hauteur de plus de 100 mètres, comme par exemple Tongalabou. On trouve à leur sommet des rochers de corail aussi troués que ceux qui sont sur le bord de la mer. Or, les madrépores, les millepores, les tubipores, qui élèvent ces édifices sous-marins (car le vrai polype à corail ne s'y trouve pas}, naissent, à ce qu’on assure, au-dessus de la dépouille desséchée e: durcie de leurs prédécesseurs morts. Ils ne peuvent vivre au-dessus du niveau de la mer. Cette circonstance semble évidemment prouver que la mer a autrefois baigné ces rochers, et les a à peu près laissés à sec, et que les îles qui présentent une telle disposition, ont dù être sou-levées au-dessus des flots, comme on vit l’ile Julia s’élever, en 1831 , au sein de la Méditerranée.
Les récifs des polypiers rendent la navigation de cet Océanextrémement dangereuse. Il y a des parages où quelques-uns de ces édifices atteignent la surface de l’eau, tandis que d’autres restent cachés sous les flots, souvent seulement à la profondeur de quelques pieds. Malheureux le navigateur qui s’'égare au milieu des flèches aiguës de cette cité sous-marine ! Malheureux encore celui que le calme surprend, et dont les courants entraînent le navire au milieu de ces récifs, où les flots mugissants se brisenten écume! Le sag Cook lui-même ne put ni prévoir ni éviter ces sortes de dangers. Par un hasard heureux et unique, la pointe de rocher qui avait pénétré dans son vaisseau se brisa, et étant restée comme soudée dans le navire, empécha les flots d'y entrer.
Les récifs souvent s'étendent d'île en île; les habitants de l’ile Disapoint!ment et ceux du groupe de Duff se rendent des visites en passant sur un très-long récif; on dirait, en les voyant marcher, qu'un régiment défile sur la plaine de l'Océan. On trouve sur les récifs couverts d’eau d’immenses réunions de mollusques et de coquillages; les moules de toute espèce, les huitres, ou plus exactement pintadines à perles , les pinnes-marines , les étoiles de mer, les méduses s’y rassemblent par millions.
Une partie du monde ainsi constituée doit offrir une infinité de détroits. Qui pourraitlesénumérer tous ? Le défroë! de la Sonde, proprementde Sunda,
orail ces , les uite le ia insi que mple oués res, pe à de la vent ment iSSéS sou - | sein
ment nent vent rqui reux vire Sag::
ru s SOI ales
Din!p u!i éfile ses les les
its.
da,
est l’entrée principale de la mer de Chine. L’Asie est séparée de l'Océanie , et spécialement de Soumäâtra , par le long détroit de Malacca. Le détroit de Banca est entre cette ile et Soumâtra ; au nord, le large canal entre l’île Formose et les Philippines reste encore sans un nom particulier. A l’est de Java on distingue, parmi une foule d’autres, le détroit de Bali ; il ouvre aux vaisseaux destinés à la Chine une route qui a ses avantages sur cellede ia Sonde. Le détroit de Lombock est entre cette île et Bali; celui de Wangaray est entre les iles Kombo et Florès. Le détroit de Macassar sépare Bornéo de Célèbes. A l’est de cette dernière île s’ouvre le grand passage des Moluques. La navigation a donné quelque célébrité aux détroits voisins de la Nouvelle-Guinée. Ceux de Dampier et de Bougainville ouvrent des pas : sages très-utiles aux navigateurs. Un détroit plus important sépare la Nouvelle-Guinée (Papouasie) de la Nouvelle-Hollande (Australie); il porte le nom de Torres, qui en a fait la découverte, longtemps méconnue ; le canal le plus méridional trouvé par Cook, s’appelle le détroit de l’Endeavour. Au sud de la Nouvelle-Hollande et au nord de la Terre de Diemen, le large détroit de Bass présente un des passages les plus importants entre le Grand- Océan proprement dit et l’'Ocean Indien qui en est un immense golfe. Le détroit de Cook sépare les deux îles de la Nouvelle-Zélande.
Plusieurs parties de l’Octan prennent des dénominations particulières , d’après les pays qu’elles baignent ; ainsi l’on distingue la mer de Chine, véritable Méditerranée, la mer de Célèbes, le golfe de Carpentarie. Les anciennes cartes donnent aux eaux qui séparent !es iles de Java et de Timor des terres de la Nouvelle-Hollande , le nom de mer de Lanchidol, probablement composé de deux mots malais, laout , mer et kidor, sud. Flinders à proposé de donner aux eaux comprises entre la Nouvelle-Calédonie , les iles Salomon, la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Hollande, le nom de mer de Corail.
La mer de Java, qui communique à ia mer de Chine, est comprise entre Bornéo, Soumäâtra et Java. Celle de la Sonde, qui communique par le détroit de Macassar avec celle de Célèbes, est entre Java, les iles Bali, Lombock, Soumbava et Florès au sud, et les îles Célèbes et Bornéo au nord. Celle de Soulou, appelée aussi mer de Mindoro ou des Pluiippines, est entre ces dernières, Bornéo, Palaouan et les îles Soulou. La mer des Moluques est formée par ces îles, la Nouvelle-Guinée, Timor-laout, Timor et Célèbes. La mer d’Albion est circonscrite par la Nouvelle-Guinée, l’archipel de la Louisiane, celui de la Nouvelle-Irlande et les îles Salomon. Enfu, on pourrait appeler mer de Carpenlarie les eaux comprises entre l’île
Timor-laout , la Nouvelle-Guinée et la Nouvelle Hollande : elle comprendrait le golfe de Carpentarie, et l’on pourrait nommer mer de Diemen l’espace circonscrit par l’île de ce nom, la Nouvelle-Hollande et la Nouve!ie- Zélande.
Les vents et les courants qui règnent dans ce vaste Océan peuvent tous se réduire à un seul principe, celui du mouvement général de l'atmosphère et de la mer de l’est à l’ouest, en sens inverse de la rotation du globe. Le vent perpétuel d’est règne généralement ici entre les tropiques et les courants, en suivant la même direction que les eaux. De là ces erreurs de Quiros, de Mendana et d’autres navigateurs, qui crurent avoir fait infiniment moins de chemin qu’ils n’en avaient réellement parcouru. Ce mouvement général prend quelquefois plus de force entre les détroits divers qui presque tous sont dirigés de l’est à l’ouest, Aux environs des Philippines, et près de la Nouvelle-Calédonie, la rapidité du courant qui porte à l’ouest devient extrême. Mais les grandes terres échauffées par le soleil attirent souvent vers leur centre l’atmosphère maritime environnante, ce qui fait naître des vents opposés au vent alizé. Tels sont les vents d’ouest qui règnent sur les côtes occidentales de la Nouvelle-Hollande. Ces espèces de moussons ne sont pas toutes connues. Chaque île a ses brises de mer et de terre qui soufflent, celies-ci le jour et celles-là la nuit. À 40 degrés au nord et au sud de l'équateur, règnent les tempêtes et les vents variables; cependant il paraît que dans la partie nord de l'Océan on trouve le plus souvent des vents d’ouest, tandis que dans les mers polaires australes, Cook trouva toujours des vents d'est.
Les grandes terres de Océanie éprouvent l'influence d’un soleil vertical. La Nouvelle-Hollande présente surtout un aspect aride; néanmoins on a découvertune mer intérieure, ou plutôt un grand lac (le lac Torrens), situé dans la partic méridionale; des rivières considérables coulent vers les mêmes parties de l’île, mais l’eau en est communément salée et impropre aux usages domestiques.
Les côtes marécageuses de quelques îles de l'Océanie du nord-ouest, exposées à l'action d’une grande chaleur, produisent un air pestilentiel qu’une culture bien entendue fera disparaître. Malgré ces incommoudités locales, l’Océanie offre à l’homme industrieux, sain et tempérant une plus grande variété de climats délicieux qu'aucune autre partie du monde. Les iles hautes et de peu d’étendue paraissent autant de paradis nouveaux. En changeant de niveau, l’Anglais y reltrouverait ses frais gazons, ses arbres couverts de mousses; l'Italien ses bosquets d’orangers, et le colon des Indes
prenl'esvelie=-
| tous
phère
e. Le