‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 141 sur 146 · COU · texte numérisé non relu

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Les Philippines et les Moluques éprouvent l'effet des vents alizés. Les parties de Bornéo et de Soumâtra, au nord de l’équeteur, se ressentent encore des moussons des mers du Bengale et d’Oman ; d’autres moussons contraires règnent sur les parties méridionales de ces îles, ainsi que sur les autres Îles de la Sonde.

Dans la Polynésie, l’air est sans cesse renouvelé, principalement dans les îles hautes, par les brises de mer et de terre. Les premières soufflent ordinairement depuis 40 heures du matin jusqu’à 6 heures du soir, et les secondes depuis 7 heures du soir jusqu’à 8 heures du matin.

Dans la Malaisie, dont les parties les plus éloignées de l'équateur n’en ont pas à plus de 20 degrés, on ne ressent pas les grandes chaleurs qui, sur les continents, sont l’attribut de cette latitude ; l’air y est constamment rafraîchi par les montagnes de l’intérieur ou par les brises de mer; mais le sol bas et marécageux des côtes produit sur plusieurs points une température insalubre.

Dans l’Australie, il semblerait que l’on doit éprouver la brülante chaleur de l'Afrique et de l'Amérique méridionale, mais elle y est beaucoup moins forte. A la vérité l’hiver n’y est pas rigoureux, quoique la température en soit plus basse que dans les latitudes correspondantes de l’hémisphère boréal; il est encore caractérisé par des vents orageux et fréquents ; les froids n’y sont pas de longue durée. Il faut cependant observer que les époques des saisons y sont opposées à celles de l’Europe. La Nouvelle- Zélande jouit d’un climat assez tempéré, mais humide et exposé à de violents ouragans. Celui de l’île de Diemen est un des plus sains que l’on cuinaisse.

Le règne végétal de l'Océanie reproduit toutes les richesses de l'Inde et de l’Indo-Chine, mais avec ün nouvel éclat, et à côté d’autres richesses inconnues à l’Asie. Dans les îles de la Soade, les Philippines, les Moluques et la Nouvelle-Guinée, le riz remplace le blé. Il y en a de deux espèces : celui des basses terres et celui des hautes terres. Les deux espèces de jaquiers ou d'arbres à pain (Arlocarpus incisa, À, integrifolia) croissent

dans ces iles, ainsi que dans les Mariannes ; les Nouvelles-Hébrides, les archipels des Amis et de la Société, et les îles Sandwich. Les fruits d2 cet arbre, parvenus à leur maturité, deviennent gros comme la tête d’un enfant, farineux, et d’une saveur agréable qui rappelle à la fois le pain de froment, la pomme de terre et le topinambour; ils sont alors un aliment auss. ain que nourrissant. Cet arbre atteint la grosseur du corps d’un homme et la hauteur de plus de 12 mètres. Pendant huit mois de suite cet arbre prodigue ses fruits avec une telle largesse, que trois suffisent pour nourrir un homme pendant un an. Ce n’est pas son seul mérite ; son écorce intérieure sert à fabriquer une étoffe ; son bois est excellent pour la construction des cabanes et des pirogues; on emploie ses feuilles en guise de nappes; la sève, glutinev e et laiteuse, fournit de bon ciment et de la glu. La nombreuse famille des palmiers est répandue jusque dans les îles les plus éloignées et les moins étendues. A peine y a-t-il entre les tropiques un rocher, un banc de sable, sur lesquels létonnante végétation de ces arbres ne soit répandue. Les palmiers, par la structure intérieure de leur tronc, n’ont aucun rapport avec les arbres proprement dits. Ils se rapprochent des fougères par leur port et leur structure, des graminées par l’inflorescence, et surtout des asperges et des dragoneaux par leur manière de fructifier. Mais quel arbre a le port aussi magnifique que le palmier? Qu’on se figure une colonne droite, parfaitement cylindrique, couronnée à son sommet par un vaste faisceau de feuilles vivaces, disposées circulairement les unes au-dessus des autres, de la base desquelles sortent d’amples panicules renfermés en partie dans de larges spathes et couverts de fleurs et de fruits! Cependant cet aspect majestueux n’est que la moindre prérogative du palmier; son utilité surpasse encore sa beauté. Les couches les plus extérieures du tronc fournissent un bois dur et pesant; on en fait des planches ei des pieux. Les spathes de ces sortes de cosses, qui renferment les régimes, acquièrent une épaisseur et une consistance telles, que l’on peut en faire des vases à divers usages. Les larges feuilles servent de toit. Le péricarpe fibreux du cocotier, les feuilles et les pétioles dans plusieurs autres espèces, dans toutes le tissu filamenteux qui recouvre le tronc, fournissent de la bourre et de la filasse. On en fait des cordages, des câbles, même des toiles à voiles ; on s’en sert pour calfater les vaisseaux. Les feuilles du latanier serven: d’éventail aux belles Indiennes; celles du palmier-éventail donnent des parasols qui couvrent une dizaine de personnes. On écrit sur les feuilles de quelques palmiers; la noix du cocotier offre une tasse naturelle. Enfin, les palmiers fournissent à eux seuls un nombre d’ex-

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cellents mets ; on mange et l’on apprête de plusieurs façons la chair douce et pulpeuse des uns, le périsperme des semences des autres et le bourgeon terminal du chou-palmiste L'espèce de lait ou liqueur contenue dans a vaste cavité de la noix de coco peut être convertie en vin, vinaigre et alcool; on en tire une bonne huile.

Les richesses végétales de la Malaisie sont immenses, prodigieuses, splendides ; les plantes les plus belles et les plus utiles de l'Inde et de l’Indo- Chip s’y trouvent réunies, plus vigoureuses, plus fécondes, plus colorées, confondues avec d’autres plantes indigènes plus précieuses encore et qui les surpassent en éclat. Pour donner une idée de cette magnifique décoration, il nous suffira de citer le muscadier, le giroflier, le cannellier, le poi vrier, l’arekier, le tamarinier, le sagoutier, le cocotier, l’artocarpe, le teck, le sandal, le camphre, le benjoin, le hétel, le gingembre, le chou palmiste, le bambou, le rotang, l’indigo, le coton, le café, le riz, le sucre, le tabac, la patate, l’igname, le chou caraïbe; puis encore, la banane, la goyave, l'ananas, la mangue, la grenade, le mangoustan, le citron, l’orange, le pamplemousse et le letchi. Les bois de teinture, de construction et d’ébénisterie, abondent, ainsi que les plantes médicinales, et la liste des fruits serait surtout interminable, car elle comprenürait la plupart de ceux de l’Europe. .

On ne peut sc faire une idée dans nos climats d’un pareil luxe de végétation. Les terres y sont toujours vertes, et des fleurs du plus brillant coloris mêlent constamment leurs parfums aux suaves émanations des arbres, aux épices et à l’arôme des fruits les plus savoureux. C’est vraiment une nature féerique, mais l’homme y est indolent autant que la terre est active et généreuse; et le terrible upas, arbre à noison, jette une ombre désagréable sur ce ravissant tabieau.

La Nouvelle-Guinée se rapproche beaucoup de la Malaisie pour les productions du sol. La végétation s’annauvrit ensuite, sans cesser encore d’être belle, à mesure qu’on s’avance dans les archipels qui s'étendent au sudest. Arrivé à la Nouvelle-Zélande, les végétaux nourriciers manquent toutà-fait, et les autres plantes sont peu nombreuses, peu variées, ce sont celles des zones tempérées et froides; mais on y trouve le phormium tenax, le plus beau lin où chanvre qui soit au monde. Cette plante textile, vraiment remarquable, croît aussi dans la petite île de Norfolk, où viennent en outre des pins d’une hauteur prodigieuse.

La Nouvelle-Hollande ou Australie mérite d’être classée à part, à cause de sa flore spéciale et iu caractère particulier de sa végétation, Les arbres ont un

feuillage sec, rude, grèle, aromatique, d’une verdure sombre et monotone

Leurs feuilles sont presque toujours simples ; les forêts qu’ils forment offrent peu d'ombrage, manquent de fraicheur, et leur aspect est triste et brumeux. Quelques-uns de ces arbres sont cependant fort beaux et fournissent un bois estimé ; leur port imite assez celui des pins et des chênes, de même que leur taille. Les principaux sont: les encalyplus, dont on compte plus de cent varietés. Plusieurs d’entre elles atteignent une hauteur de 60 mètres sur 0 2 mètres de circonférence; les casuarina, au bois dur, liant ct comp .e; 1e œanthorrea, duquel découle une gomme; le dacridium, aux fleurs presque microscopiques ; le melaleuca, le calidris spiralis, le zamia, etle cedrela australis, et quinze autres espèces de bois, rouges, blancs

veinés de toutes couleurs. Il en est qu’on retrouve dans la Polynésie, et surtout dans la Malaisie ; mais la plupart, et ce sont les plus singuliers, les plus bizarres, n’existent que dans la Nouvelle-Hollande ou la Tasmanie (ile Van-Diemen), sa voisine.

La Méla. isie renferme en outre, dans sa partie intertropica!e, bon nombre des végétaux des climats chauds; seulement ce sont les moins utles, ceux qui ne portent pas de fruits. On n’y trouve, en fait de plantes alimentaires, que le sagoutier, le chou palmiste, l’igname, et une banane sauvage, toutes choses extrêmement rares. Nous ne parlons pas, bien entendu, des arbres fruitiers et légumes de l’Europe que les Anglais sont parvenus à naturaliser dans la Nouvelle-Galles, En somme, la flore de cette grande terre, originale et variée, passe pour renfermer quatre mille deux cents espèces de plantes, réparties en cent vingt familles; mais nous sommes quelque peu incrédule à l'endroit de ce chiffre exorbitant. Parmi les plantes en question, beaucoup n’ont été décrites r: classées que par des voyageurs soi-disant naturalistes, qui ne les avaient vues et observées qu’un jour, une heure, une minute, Or, tout le monde sait que les végétaux changent souvent de forme, d'aspect, de caractère enfin, selon l’âge et les saisons. Il serait donc possible que des descriptions et des noms différents se rapportassent quelquefois à une même plante. Nous soumettons celte réflexion aux botanistes éclairés et consciencieux.

Le nombre des plantes correspond, dans la Polynésie et la Micronésie, à la surface étroite des terres et à la nature peu variée du sol; il est trèslimité, La Polynésie est donc fort mal partagée sous ce rapport. Mais, si nous laissons de côté les chiffres, si nous faisons abstraction de la quantité pour ne voir que la qualité et la profusion, nous n’hésiterons pas à porter un jugement contraire. La végétation y rappelle, par son éclat et sa vigueur,

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celle de la Malaisie, et les rameaux des arbres fléchissent sous le poids des fruits les plus substantiels, les plus nutritifs, les plus rafraichissants, les plus exquis, tandis que l’igname, la patate douce et le taro, racines dont la culture n'exige que peu de soins et d’efforts, s’échappent en quelque sorte du sein de la terre comme d’une corne d’abondance. Que pouvaient désirer de mieux les peuplades polynésiennes, condamnées à vivre dans l'isolement? L’arbre à pain, le bananier, le cocotier, l'orange, le spon«ias cytherea, l'inocarpe, le aürier à papier, le vacois, le bambou, etc., valaient mieux pour elles que les plus beaux bois d’ébénisterie et même des monceaux d’or. Elles tirent des uns leur nourriture, des autres leurs vêtements, leurs pirogues, les matérianx de leurs cabanes. Le casuarina leur sert à faire des instruments et des armes. On retrouve cependant dans plusieurs iles de la Polyné:ie et de la Micronésie, principalement aux archipels de Fidji, de Taïti, des Marquises et de Sandwich, le précieux sandal, au bois odoriférant, et partout des végétaux de luxe ou d'agrément.

Jetons maintenant un coup d'œil sur les animaux de l'Océanie. En parlant des récifs formés autour des iles par les zoophytes, nous avons pu faire apprécier le nombre imrense et la multiplication rapide de ces petits animaux dans le Grand-Océan. 3 savants voyageurs qui nous ont éclairés sur la véritable influence de ces animalcules marins, vont nous donner un aperçu de la distribution des crustacés dans les différentes parties de l'Océanie.

Partout où les côtes découpées en baies ont des eaux peu profondes, disent-ils, les espèces de crustacés sont nombreuses, comme aux Mariannes, aux iles des Papous, à la baie des Chiens-Marins, sur la côte accidentale de la Nouvelle-Hollande, etc. Mais quand les rochers sont : hruptes, battus par la tempête. ét que les plages manquent, les grandes espèces seules s’y rencontrent en petit nombre; c’est ce que MM. Quoy et Gaimard ont remar-qué au Port-Jackson, sur les côtes orientales de la Nouvelle-Hollande et aux iles Sandwich. Un gros ranine de couleur rouge, pris à Owaïhi, leur prouva, par la conformation de ses pieds, tout-à-fait disposés pour un séjour habi-

lüel dans l’eau, que c’est à tort que des voyageurs ont dit que cet animal quitte la mer pour aller jusqu’au sommet des arbres les plus élevés. Les ermiles ou pagures sont très-communs dans l'Océanie; mais les Mariannes, les iles des Papous et Timor sont les parages où ils sont en plus grand nombre. A l'instant de la plus forte chaleur, ils cherchent l’ombre sous des touffes d’arbrisseaux ; et lorsque la fraicheur du soir se fait sentir, on les voit sortir par milliers, roulant la coquille d'emprunt dans laquelle ils se

logent, se heurlant, trébuchant, et faisant entendre par leur choc un petit bruit qui les annonce avant qu’on les aperçaive. Il paraît qu'il existe deux espèces de ces animaux parasites ; celle qui habite les eaux, et celle qui n’y va presque jamais. À Guam, à Vaïgiou, on rencontre dans les forêts, à plus de mille pas du rivage, de très-gros pagures logés dans des buccins. Les crustacés les plus extraordinaires de ceux que l’on trouve aux environs de la Niavelle-Guinée et près des îles des Amis, sont les phyllosomes. Ces animaux à l’état vivant sont transparents dans toutes leurs parties comme du cristal, les yeux exceptés, qui sont de couleur bleu de cicl. Leurs mouvements sont excessivement lents; bien différents en cela des agiles alimes, qui, transparents aussi, nagent dans la vase avec la plus grande vitesse.

Aucune mer n’est aussi poissonneuse que le Grand-Océan équinoxial : le poisson forme la principale nourriture des habitants des différents archipels. La plupart des espèces sont celles qu’on rencontre dans l’océan Indien. Les boniles, les dorades, les thons, les surmulels, les muges, les rates, paraissent abonder également sur toutes les côtes; cependant plus de 450 espèces nouvelles y ont été observées jusqu'à ce jour. Parmi les cé/acés, le dugong des Indes est un des plus répandus; le dauphin lacheté vit dans les parages de la Nouvelle-Zélande et des îles de la Société; le dauphin malais, entre Java et Bornéo; le dauphin albigène, au sud de la Nouvelle-Hollande, et le marsouin à têle blanche, aux environs de l'archipel Dangereux; enfin, un mammifère marin beaucoup plus grand; la baleinoptère mouchelée parcourt les vastes régions du même Océan,

La Pérouse se vit suivi, depuis l'ile de Pâques jusqu'aux îles Sandwich, par d'immenses troupes de poissons, parmi lesquels quelques-uns portant je fer qu’on leur avait lancé étaient faciles à reconnaître. Depuis les rivages de Bornéo jusqu'aux côtes de la Nouvelle-Guinée, on voit une peuplade entière vivre constamment dans des batcaux et se nourrir de poissons qu'ils nomment badschus. Près de la Nouvelle-Zélande, M. Labillardière vit des bancs de poissons qui produisaient par leurs mouvements une sorte de flux et de reflux dans la mer. Les espèces sont, pour la plupart, celles qu’on rencontre dans l’océan Indien. Il y a une centaine de nouvelles espèces, la plupart vaguement déterminées, ainsi que les nouveaux genres Aarpurus et balistopodes.

Toutes les lagunes entre les récifs et la côte fourmillent d’écrevisses, d’huîtres communes et d’huîtres à perles, ou, pour les désigner d’une manière plus exacte, de pintadines margaritifères (meleagrina margariti-

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fera), ainsi que de coquillages d’une grandeur et d'une beauté extraordinaires.

Le nomire de poissons venimeux semble très-considérable. Déjà Quiros faillit se donner la mort en mangeant un sparus pêché sur les côtes de la Terre du Saint-Esprit; les compagnons de Cook pensèrent s’empoisonner au même endroit et par le même mets. On croit que ce poisson ne devient dangereux que lorsqu'il s’est nourri de certaines espèces de méduses. Mais le lélrodo®æqui, sur la côte de la Nouvelle-Galles, empoisonna Forster, renferme constamment un poison narcotique. A Taïti il y a une anguille de mer très-venimeuse, et surtout une petite écrevisse rouge qui donne la mort à ceux qui la mangent. L’équipage d’Anson trouva près des îles Mariannes tant de ces poissons, qu'il fut résolu de ne plus en manger du tout, Cet inconvénient paraît donc commun à tous les parages du Grand-Océan.

Les îles de la Malaisie posssèdent à peu près tous les principaux mammifères de l'Asie méridionale. Ceux de Java sont des buffles d’une taille petite; des chevaux également petits, mais vigoureux; des sanglicrs, un tapir, un rhinocéros d’une espèce particulière (rhinoceros javanicus); le tigre rayé etle tigre noir, plusieurs chats inconnus ailleurs; l’écureuil bicolore, l’écureuil volant (morchus javanicus), et diverses espèces de singes. Ceux de Borneo sont, outre auelques-uns de ceux que nous venons de citer, le tigre, la panthère, l’éléphant, des bœufs sauvages, une espèce de cerf appelé cerf d’eau, parce qu’il se tient dans les lieux marécageux (cervus axis); l’erang-outang (simia salyrus), et la plus grande espèce de singe connue (simia pongo). Soumâtra possède un rhinocéros particulier (rhinoceros sumatrensis). Les forêts de Java nourrissent aussi, parmi divers reptiles, un boa constriclor, serpent qui, suivant M. Leschenauit, avale des bœufs et des chevaux, mais dont la morsure n’est point venimeuse.

Les rivières de Soumâtra, comme celles de Bornéo, sont peuplées de caimans et de crocodiles, et pendant les chaleurs du jour on voit voltiger autour des lieux habités le dragon volant (draco viridis), petit reptile que l'on touche sans danger, et qui se nourrit d'insectes. Dans les Moluques, ainsi qu’à Java, les forêts marécageuses servent :': repaire au babiroussa, mammifère dont le nom malais signifie cochon-cerf, bien qu’il ressemble à un tapir haut sur jambes. A la Nouvelle-Guinée vit un sanglier d’une espèce particulière appelé sanglier des Papous (sus papuensis), qui semble être l'intermédiaire entre le pécari d'Amérique et le cochon. Ce dernier animal et la volaille domestique abondent maintenant dans toute la Polynésie.

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