‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 146 · AMÉRIQUE. — L'ILE DE TERRE-NEUVE · texte numérisé non relu

AMÉRIQUE. — L'ILE DE TERRE-NEUVE

anglais et d’une louve indigène ; du moins elle n’y existait pas lors des premiers établissements.

Quoique sa situation corresponde à la partie moyenne de la zone tempérée en iurope, c’est-à-dire à la région qui s’étend depuis l'embouchure du Rhin jusqu’à celle de la Loire, son voisinage du Canada et du Labrador y détermine un climat analogue à celui de la Sibérie. En hiver, le thermomètre cependart y descend rarement à plus de 8 degrés, de l’éehelle de Réaumur, au-dessous de zéro et monte en été à 25 ou 26.

Les indigènes de Terre-Neuve forment deux ou troi 0 à 300 individus chacune. Les Indiens rouges s'étendent au su rieur, jusqu’au grand lac ; les Micmacs habitent les environs de

Saint-George, de celle du Désespoir et les bords de la rivière Great-Cod-Bay. Ces peuplades, qui sont loin de vivre en bonne intelligence, se livrent à la chasse et font avec les Anglais le commerce de fourrures.

Terre-Neuve, longtemps considérée comme un pays inhospitalier, comme une simple station de pêcheurs, a, depuis quelques années, vu doubler sa population et son industrie. Les villes de Placentia ou Plaisance et de Sœnt-John ou Saint-Jean, embellies et agrandies, ont pris un aspecteuropéen. La population de l'ile, qui en 4789 était de 25,000 habitants, s'élève aujourd'hui à 85,000 ; la majorité est catholique. Le commerce de bois de construction et de pelleteries occupe un grand nombre de bâtiments.

Plaisance était autrefois la capitale de Pile; elle n’a plus que = à 3,000 habitants depuis que le siége des autorités a été transféré à Saint- John, ville fortifiée, qui possède un beau port et dont la population est de près de 15,000 individus en hiver ; en été plus de 2,000 habitants quittent leurs foyers et vont se livrer à la pêche. Harbour-Grace ou Port-de-Grace a 3 à 4,000 habitänts, un bon port et d'importantes pêcheries. Nous pouvons en dire autant de Trini{y-Harbour. Le Port-de-Grace est un bassin remarquable, creusé dans la montagne par l’action de la gelée, et du phénomène atmosphérique qui détruit le schiste dont les rochers sont formés. On passe d’abord sous une arche de 6 mètres de largeur sur 6 de hauteur ; plus loin, on trouve le bassin proprement dit qui a 400 mètres de circonférence et qui est entouré de rochers perpendiculaires de 40 mètres de hauteur, couronnés au sommet par des sapins rabougris. A l’un des coins, une petite issue livre passage à travers des masses de roches brisées à l’excédant de l’eau ; le bassin a, vers le centre, # mêtres de profondeur. À Harbour- Graceon publieun journal hebdomadaire et trois à Saint-John. Ces exemples,

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