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d’Actopan, la sauge mexicaine, le gatilier mou, l’arbousier à fleurs épaisses, le panicaut à fleurs de protea , le laurier de Cervantès , le daphné à feuilles de saule, la fritillaire à barbe, l’yucca épineux, la cobée grimpante, la sauge jaune, quatre variétés de chênes mexicains, commençant à 900 mètres d’élévation et finissant à 2,200 ; l’if des montagnes, la banisterie ridée. Dans la région froide , depuis 2,150 mètres jusqu’à 4,500, on remarque le chène à tronc épais (quercus crassipes ), la rose mexicaine, l’aune qui finit au niveau de 3,650 mètres, le merveilleux cheirostemon platanoïdes, dont nous parlerons plus loin ; la krameria, la valeriane à feuilles cornues , la datura superbu, la sauge cardinale, la potentille naine, l’arbousier à feuilles de myrte, l’aisier denté, le fraisier mexicain. Les sapins qui commencent dans la zone tempérée à 4,800 mètres d'élévation ne finissent dans la froide qu’à 4,050. Ainsi les arbres coniféres, inconus à l'Amérique méridionale, terminent ici, comme dans les Alpes et les Pyrénées, l’échelle des grands végétaux. Sur les limites mêmes de la neige perpétuelle, on voitnaîtrel’arenaria bryoïdes, le cnicus nivalis, la chelone gentiancides.
Parmi les végétaux mexicains qui fournissent une abondante substance alimentaire , le bananier tient le premier rang. Les deux espèces nommées platano arton et dominico paraissent indigènes ; le camburi ou musa sapietum y a été apporté d'Afrique. Un seul régime de bananes contient souvent 160 à 480 fruits , et pèse 30 à 40 kilogrammes. Un terrain de 100 mètres carrés de surface produit aisément 2,000 kilogrammes pesant de fruits. Le manioc occupe la même région que le bananier. La culture du maïs est plus étendue ; ce végétal indigène ! réussit sur la côte de la mer et dans les vallées de Toluca , à 2,600 mèêtres au-dessus de l'Océan. Le mais produit généralement 1450 pour 1 ; il forme la principale nourriture des hommes et des animaux. Le froment, le seigle et les autres céréales de l’Europe ne sont cultivés que sur le plateau dans la région tempérée. Le froment donne en général de 25 à 30 pour 1. Dans la région la plus fertile, on cultive la pomme de terre originaire de Amérique méridionale , tropæolum esculentum , nouvelle espèce de capucine, et le chenopodium quinoa, dont la graine est un aliment aussi agréable que sain. La région tempérée et la froide possèdent encore l’oca (oæalis fuberosa); la patate et l’igname sont cultivées dans la région chaude. Malgré les abondants produits de tant de plantes alimentaires, les sécheresses exposent le Mexique à des famines périodiques.
Ce pays produit des espèces indigènes de cerisiers , des pommiers, des
1 Mahis, en langue d'Haïti; cara, en quichua ; tlaolli, en aztèque, EU
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| noyers, des mûriers, des fraisiers ; il a fait l’acquisition de la plupart des fruits de l'Europe et de ceux de la zone torride. Le maguey, variété de | l'agave, fournit la boisson nommée pulque, et que les habitants du Mexique
consomment en très-grande quantité. Les fibres du maguey fournissent
du chanvre et du papier ; les épines servent d’épingles et de clous.
M ! La culture du sucre s’accroit, quoiqu’elle soit en général bornée à la | | région tempérée, et que , par défaut de population , les plaines chaudes et
1 - humides des côtes maritimes si propres à ce genre de culture, restent en
I grande partie en friche. La canne est ici cultivée et exploitée par des mains | libres.
1 L'État d'Oaxaca est aujourd’hui la seule province où l’on cultive en
fl ! masse le nopal ou le cactus cochenilifer, sur lequel aime à se nourrir
FU l’insecte qui produit la cochenille. La cochenille présente un objet d’expor-
tation de la valeur annuelle de douze millions de francs. Parmi les autres végétaux utiles, nous distinguerons le convolulus jalapa, ou vrai jalap, qui croit naturellement dans le canton de Xalapa , au nord-ouest de la Vera-Cruz ; l’epidendrum vanilla, qui, conjointement avec le jalap , aime l'ombre des liquidambars et des omyris : la copaifera officinalis et le toluifera balsamum , deux arbres qui donnent une résine odorante, connue dans le commerce sous le nom de baume de capivi et de Tolu.
Les rivages des baies d'Honduras et de Campêche sont célèbres, depuis
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le moment de leur découverte, par leurs riches et immenses forêts de bois : d’acajou et de campêche, si utiles aux fabriques , mais dont les Anglais 5 ont envahi l’exploitation. Unc espèce d’acacia donne une excellente tein- À
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ture en noir. Le gaïac, le sassafras , le tamarin ornent et enrichissent ces provinces fertiles. On trouve dans les bois l’ananas sauvage : tous les terrains rocailleux et bas sont chargés de diverses espèces d’aloès et d'euphorbes. | Fi Les jardins de l’Europe tirent quelques nouveaux ornements de la flore : À mexicaine, entre autres la salvila fulgens, à laquelle ses fleurs cramoi- | sies donnent tant d'éclat; le beau dahlia, l’élégant sisyrinchium strié, l'heliantus gigantesque et la délicate mentzelia. M. Bonpland , compagnon de M. de Humboldt, a trouvé une espèce de plante bombacine qui produit un coton doué à la fois de l’éclat de la soie et de la solidité de la {l laine.
| LE La zoologie du Mexique est médiocrement connue. Plusieurs espèces le {fl voisines de celles que nous connaissons, en diffèrent pourtant par des Lai caractères importants. Parmi les espèces décidément neuves et indigènes,