‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 60 sur 146 · TARDE HE CS · texte numérisé non relu

TARDE HE CS

ture d’été est beaucoup plus élevée que celle qu’annoncent les observations thermométriques faites par Bouguer et La Condamine dans les Andes du Pérou. Cette chaleur et d’autres causes locales influent sui: l’aridité qui désole ces belles contrées : l’intérieur du pays, surtout une très-grande partie du plateau d'Anahuac, est dénué de végétation. La grande masse de

Ja Cordillère mexicaine et l'immense étendue de ses plaines produisent une

réverbération de rayons solaires qu’à égale hauteur on n‘observe pas dans des pays montagneux plus inégaux. D'ailleurs, le terrain y est trop haut pour que sa hauteur, par conséquent la moindre pression barométrique que l'air raréfié y exerce, n’augmente pas déjà sensiblement l’évaporation qui a lieu sur les grands plateaux. D’un autre côté, la Cordillère n’est pas assez élevée pour qu’un grand nombre des cimes puisse entrer dans la limite des neiges perpétuelles. Ces neiges, à l’époque de leur minimum, au mois de septembre, ne descendent pas, sous le parallèle de Mexico, au-delà de 4,500 mètres; mais au mois de janvier, leur limite se trouve à 3,700 mètres. Au nord, dès 20 degrés, surtout depuis le 22e jusqu’au 30° de latitude, les pluies, qui ne dureut que pendant les mois de juin, juillet, août et septembre, sont peu fréquentes dans l’intérieur du pays. Le courant ascendant, ou la colonne d'air chaud qui s'élève des plaines, empêche les nuages de se précipiter en pluics et d’abreuver unc terre sèche, salée et dénuée d’arbustes. Les sources sont rares dans les montagnes, composées en grande partie d’amygdaloide poreuse et de porphyres fendillés. L'eau infiltrée, au lieu d’être réunie en de petits bassins souterrains, se perd dans des fentes que d’anciennes révolutions volcaniques ont ouvertes : cette eau ne sort qu’au pied de la Cordillère ; c’est sur les côtes qu’elle forme un grand nombre de rivières, dont le cours n’est que de peu de longueur.

L’aridité du plateau central et le manque d’arbres, très-nuisible à l'exploitation des mines, ont sensiblement augmenté depuis l’arrivée des Européens au Mexique. Les conquérants n’ont pas seulement détruit sans planter, mais en desséchant artificiellement de grandes étendues de terrain, ils ont causé un autre mal plus important : le muriate de soude et de chaux, le nitrate de potasse et d’autres substances salines couvrent la surface du sol ; elles se sont répandues avec une rapidité que le chimiste a de la peine à expliquer. Par cette abondance de sels, par ces efflorescences contraires à la culture, le plateau du Mexique ressemble en quelque endroits à celui du Tibet et aux steppes salées de l’Asie centrale.

Heureusement cette aridité du sol ne règne que dans les plaines les plus

élevées. Une grande partie des États-Unis mexicains appartient aux pays les plus fertiles de la terre. La pente de la Cordillère est exposée à des vents humides et à des brumes fréquentes; la végétation, nourrie de ces vapeurs aqueuses, y est d’une beauté et d’une force imposantes. A la vérité, l'humidité des côtes favorisant la putréfaclion d’une grande masse de substances organiques, occasionne des maladies auxquelles les Européens et d’autres individus non acclimatés sont exposés ; car, sous le ciel brülant des tropiques, l’insalubrité de l’air indique presque toujours une fertilité extraordinaire du sol. Cependant, à l'exception de quelques ports de mer et de quelques vallées profondes et humides, où les indigènes souffrent de fièvres intermittentes, le Mexique doit être considéré comme un pays éminemment sain. Une chaleur sèche et invariable est très-favorable à la longévité, A la Vera-Cruz, au milieu des épidémies de la fièvre jaune (vomissement noir), les indigènes et les étrangers, déjà acclimatés depuis quelques années, jouissent de la santé la plus parfaite. Eu général, Les côtes et les plaines arides de PAmérique équatoriale doivent être regardées comme saines, malgré l’ardeur excessive du soleil, dont les rayons perpendiculaires sont réfléchis par le sol.

La végétation varie comme la température, depuis les rivages brülants de l’Océan jusqu'aux sommets glacés des Cordillères. Dans la région chaude jusqu’à 400 mètres, les palmiers à éventails, les palmiers miraguana ct pumos, l'oreodoxa blanc, la tournefortie veloutée , le sebestier geraschantus, la céphalante à feuilles de saule, PAyplis bourrelé , le salpianthus arenarius, Y'amaranthine globuleuse, le calebassier pinné , le podopterus mexicain , la bignonie à feuilles d’osier, la sauge occidentale, le perdicium de la Havane, le gyrocarpus, le leucophyllum ambigquum, la gomphia mexicaine , le panic élargi , la bauhine roide , le campèche rayé, le courbaril émoussé, la swietenie mexicaine, la malpighie à feuilles de sumae, dominent dans la végétation spontanée. Cultivés sur les confins de la zone tempérée et de la zone chaude, la canne à sucre, le cotonnier, le cacaotier, l’indigotier , ne dépassent guère le niveau de 6 à 800 mètres; cependant la canne prospère dans les vallées abritées à un niveau de 1,800 mètres. Le bananier s'étend des bords de la mer jusqu’au niveau de 1,400 mètres. La région tempérée depuis 400 jusqu’à 2,000 mètres, présente le liquidambar styrax , l’erythroæylon mexicain , le poivrier à longue cosse, l’aralia digilala, la quenouille de Pazcuar , la quardiola mexicaine, le fageles à feuilles minces; la psychotria pauciflora, le quamoclit de Cholula , le liseron arborescent, la véronique de Xalapa , la globulaire mexicaine, le stachys

OC

SE

PART TO RENE EE ss D PE URL et ++

Te

Page 1