‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 2)Chapitre 66 sur 146 · SÉRIE · texte numérisé non relu

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quables, entre autres sa principaie église, l’une des plus vastes et des plus riches du Mexique. Cette ville, qui compte aujourd'hui 45 à 20,000 âmes, en avait, dit-on, autrefois 70,000. Les autres villes de cet État sont, outre celles que nous avons citées plus haut, à cause de leurs mines d’argent, San-Bartonico, Atotonilco, San-Rosalia, San-Vincente et San-Eulalia de Merida. La province, qui est fréquemment exposée aux incursions des Indiens Apaches et Comanches, est protégée par plusieurs presidios; les plus importants sont ceux de Fanfas et San-Eleazario, sur le Rio-del- Norte, de Fanos, au milieu de la contrée habitée par les Indiens de ce nom, de Conchos, sur le Rio-Conchos, d'El principe, en avant de Chihuahua et de Julimes. Au sud-est de la province de Chihuahua, entre cette dernière et les États de Durango et de Cohahuila, s’étend, au revers oriental de la Cordillère, une vallée inculte que l’on désigne sous le nom de Bolson de Mapimi. Quelques hardis colons y ont fondé des fermes et disposé des pâturages où ils élèvent d'innombrables bestiaux. Les Apaches, les Comanches et d’autres tribus indigènes de la frontière, poussent souvent leurs excursions jusque dans cette vallée. On y a découvert en 1838 une caverne qui renfermait plus de mille cadavres, en état parfait de conservation; ils étaient assis sur le sol, les mains croisées par dessous les genoux et couverts de tuniques et d’écharpes d’un travail remarquable.

Le territoire qui forme l’État de Cohahuila est un pays couvert de montagnes et de forêts, arrosé par plusieurs cours d’eau dont les plus considérables sont le Rio-del-Norte, qui lui sert de frontière au nord, et le Rio- Sabinas, qui arrose la partie septentrionale ; il renferme aussi plusieurs lacs dont le plus important est celui d’Aqua- Verde. Les terres y sont d’une grande fertilité, et produisent des céréales et d'excellents vins; d'immenses pâturages nourrissent un grand nombre de chevaux et de bêtes à cornes devenues à peu près sauvages. Les cerfs, les daims, les sangliers, les bisons et diverses espèces de gibier, y sont communs. Le poisson abonde dans les rivières et dans les lacs. Les forêts sont remplies d’abeilles, On y exploite quelques mines d’argent près de Monte-le-Lovez. L’air y est salubre et le climat tempéré.

Saltillo est riche et peuplée de 21,000 habitants; on lui donne aussi le nom de Zeona- Vicario, elle est à 690 kilomètres au nord de Mexico. Honte-le- Lovez, nomméeindifféremment Cohahuila et Monclova, est l’ancienne capitale de la province ; elle est située sur un affluent de la Sabina, on lui accorde 8,000 habitants. San-Rosa et surtout Parras sont célèbres par les mines d'argent de leurs environs. Cas{anuella et Nueva- Bilbao, sont deux petites

villes assez remarquables. Sur le Rio-del-Norte, se trouve le presidio de Rio- Grande, ct dans son voisinage les forts d’Agua- Verde et de Bahia ; dont les garnisons doivent protéger les frontières contre les tentatives des Indiens.

L'ancienne province, qui avait reçu le nom pompeux de Nouveau royaume de Léon, forme aujourd’hui l’État de Nuevo-Leon, c’est un pays riche en mines d’or, d'argent et de plomb, en sel gemme et en sources salées. Malgré sa fertilité, ses forêts remplies de bois de teinture et de construction, et ses immenses pâlurages, où paissent de grands troupeaux de chevaux et de bêtes à cornes, il n’offre néanmoins que des villes peu importantes : Monterey, sa capitale, a 48,000 habitants; elle est le siége d’un évêché et d’une cour de justice, et fait un commerce assez important ; Caderéita ne renferme que 800 familles; Linares et Pilon sont encore moins peuplées. La population de la plupart des petites cités de cet Éta‘ est occupée de l'exploitation des mines.

L'État de Tamaulipas appartient à la même région physique que le précédent. Il est borné à l’ouest par celui-ci; au nord, le Rio-del-Norte le sépare des possessions anglo-américaines; au sud, il est borné par l'État de San-Luis-Potosi, et à l’est par le golfe du Mexique. Victoria ou Nuevo- Santander, qui compte 15,000 habitants, est aujourd’hui la capitale de V'État; elle est à 13 lieues de la mer, sur la rivière de son nom; elle serait importante sans une barre qui ne permet qu’à de faibles embarcations l’entrée de cette rivière; mais Tampico de Tamaulipas, ou Santa-Anna de Tamaulipas, fondée en 1824, sur le Tampico a son embouchure dans le golfe du Mexique et sur la lagune de Panuco, est devenueen peu d'années, non-seulement la ville la plus importante de État, mais encore le premier port de la confédération mexicaine sur le golfe du Mexique; cependant il est peu sûr, mais il est moins insalubre que celui de la Vera-Cruz; la population de Tampico est aujourd’hui de 42 à 45,000 habitants, Sofo de la Marina, avec 5,000 habitants, est le port de Victoria. Escandon est au centre d’une plaine élevée. Sur la rive droite du Rio-del-Norte est Matamoras, célèbre par la victoire remportée en 1846 par les Anglo-Américains sur les Mexicains; c’est une petite ville importante dont la population dépasse 12,000 habitants. Mier, Revilla ou Guertero, sur la frontière du Mexique et des États-Unis, sont importantes par leur position. À quelques lieues d’Allamira, s'élève, au milieu d’une vaste plaine, une montagne taillée si exactement en forme de pyramide, que les savants sont partagés sur la question de savoir si c’est un ouvrage de Part plutôt que de la nature.

En continuant notre excursion vers le sud, nous traverserons l’État de

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San-Luis-Potosi, formé de l’ancienne province du même nom. Il est montagneux vers l’ouest, et marécageux vers le golfe du Mexique. Depuis les montagnes jusqu’à la mer, on y éprouve les effets de trois climats différents. Près de la côte, où se trouvent les parties les plus malsaines, on cultive les fruits les plus délicieux du Mexique. Ce pays, qui n’a été colonisé que pour l'exploitation de ses riches mines d’argent, possède des forêts qui suffisent au besoin de ses usines.

Sur la pente orientale du plateau d’Anahuac, à l’ouest des sources du Rio-de-Panico, nous apercevons San-Luis-Polosi, qui doit sa célébrité aux mines de ses environs, aujourd'hui peu productives. Maintenant c’est l’entrepôt de Tampico pour les pays intérieurs, elle fait un grand commerce de bestiaux, de suif et de cuir. On évalue sa population à 50,000 individus. Cette ville, bien bâtie, est ornée de belles fontaines et de plusieurs édifices remarquables, tels que l’église paroissiale de Saint-Picrre et celle du couvent des Carmes, l’hôtel des Monnaies et l’aqueduc; elle possède aussi un collége, ou petite université. Guadalcazar, près de la rive droite du Santander, est un bourg situé sur un territoire fertile où l’on exploite quelques filons d'argent; Charcas est une bourgade considérable où siège une direction des mines; mais l’exploitation la plus célèbre du pays est celle de Catorce : elle produisait encore, il y a peu d'années, pour la valeur de 18 à 20 millions de francs.

De häutes montagnes donnent à l’É/at de Zacatecas une grande ressemblance avec la Suisse. Elles renferment de nombreuses mines, les principales de ces mines sont celles de San-Juan-Balista, le Guadalupe, de Panuco et Vela-Grande. Le produit de toutes les mines de la province est évalué annuellement à 150,000 kilogrammes. Son chef-lieu, qui porte le mème nom, est situé sur le territoire le plus célèbre par ses mines d’argent, après celui de Guanaxuato. Zacalecas ne consiste qu’en une longue rue garnie de hautes maisons, mais derrière lesquelles se groupent, à diverses distances, les cabanes qui servent d'habitations aux mineurs. Ceux-ci, avec la population de la ville proprement dite, forment une masse de 25,000 individus. La ville possède un hôtel des Monnaies qui occupe 300 ouvriers. Non loin de là, sont neuf lacs qui se couvrent d’une efflorescence d’hydrochlorate et de carbonate de soude. Les montagnes, composées de siénite, contiennent quelques-uns des plus riches filons du monde. Fresnillo, à 11 licues nord de la précédente, fut florissante tant que dura l’exploitation de ses minesde cuivre et d'argent. Sombr'erete, Pino et Nochistlan, doivent à l'exploitation de leurs mines une population de 44 à 18,000 à mes. Mais V. 40

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une ville dont le nombre d’habita'.ts dépasse ce chiffre, c’est celle d’Aguas- à Calientes, qui doit son nom à ss eaux thermales, et sa prospérité au com- p merce et à l’industrie: on y cite une manufacture de drap qui occupe 3 à É 400 personnes, on donne à la ville 33,000 âmes. J

La plus grande partie du royaume de la Nouvelle-Galice forme aujourd’hui un État: «ui porte l’ancien nom indigène du pays, celui de Xalisco ou J'atisco. H était rabité par une race belliqueuse, qui sacrifiait des hommes à une idole de la forme d’un serpent, et qui même, à ce que prétendaient ies premiers conquérants espagnols , dévoraient ces malheureuses victimes après qu’on les avait fait mourir par les flammes. Les pentes occidentales de la Cordillère d’Anahuac sont comprises dans cet État. Près des bords de la mer s'étendent de vastes forêts qui fournissent de superbes bois de construction ; mais les habitants y sont exposés à un air chaud et malsain, : tandis que l’intérieur du pays jouit d’un climat tempéré et favorable à la g santé. Le sol y est des plus fertiles du Mexique, donnant dans quelques parties 400 pour 4 du froment et 200 pour # du riz. On y cultive aussi avec succès l’olivier, la canne à sucre, le coton, le tabac et la cochenille. Le Riv-San-Juan, nommé aussi Tololotan et Barania, en sortant du lac Chapula, forme une cataracte très-pittoresque. Sur la rive gauche du Rio- Grande, appelé aussi Rio-de-Santiago, à 420 kilomètres au nord-ouest de Mexico, s'élève Guadalaæara. Cette capitale est une grande et belle ville è dont la population est estimée à plus de 75,000 âmes, et qui possède une | université qui ne le cède qu’à celle de Mexico. C’est le siége d’un riche évêché et d’une cour de justice ; elle possède un hôtel des Monnaies impor- 4 tant. La cathédrale est un vaste édifice d’une architecture bizarre, mais $ remarquable par la profusion de ses ornements et le cnoix de beaux tableaux 4

espagnols qu’elle renferme. Le magnifique couvent de Saint-François comprend dans son enceinte cinq églises, dont une surtout rivalise de richesse | avec la cathédrale, qu’elle surpasse par son architecture. Les fontaines de la ville sont alimentées par un aqueduc de 25 kilomètres de long. San-Blas, 4 à l'embouchure du Rio-Grande, serait une ville importante par son port et son commerce, si l’insalubrité de l’air ne forçait les principaux habitants à résider à quelques lieues de là, dans la charmante petite ville de Tépac. C'est à San-Blas qu'est établi l'arsenal maritime de l'Union-Mexicaine. Lagos, autrefois florissante, est encore renommée par la foire qui s’y tient f au mois d’octobre, et encore plus par sa Hadone de San-J'uan. 1

Compostella est le chef-lieu d’un district abondant en maïs, en coco- À tiers et en bétail, Tondla fabrique de la faïence pour la consommation de

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