‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 3)Chapitre 14 sur 203 · VERS". DE LA MÉDITERRANÉE · texte numérisé non relu

VERS". DE LA MÉDITERRANÉE

Nous allons maintenant examiner les principaux de ces bassins, en commençant par ceux qui sont formés par les cinq grands fleuves.

Une partie du bassin du Rhin appartient seule à la France, car ce grand fleuve ne fait que la limiter par sa rive gauche, dans la partie moyenne de son cours, sur une étendue de 220 kilomètres. Ce bassin comprend tous les cours d’eau qui descendent du plateau des Ardennes-et des pentes occi-

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dentales des Vosges. Il est sillonné par la Moselle, quo Filorus nomme Mosula, et le poëte Ausome Mosella, rivière de 120 lieues de longuour, qui arrose le territoire français sur un espace de 66 lieues, Flottable pendant 36 licues, elle ne commence à être navigable qu'à sa jonction avec la Meurthe, à quelques lieues au-dessous le Toul et de Nancy. Sa largeur moyenne est de 460 mètres, sa profondeur moyenne, de à mètres, et sa vitesse moyenne de 30 mètres par minute, Sa pente est d'environ 6 mètres par lieue. Elle est flottable sur une longueur de 449,000 mètres, et navigable pendant 445,284 mètres jusqu’à la frontière de France, Ses eaux sont de la plus parfaite limpidité ; ses débordements fréquents causent de grands ravages ; les rochers qui entravent son cours, ot les montagnes qui la resserrent çà et là, tandis que dans la plus grande partio de sa course elle étend son lit aux dépens de sa profondeur, sont autant de causes qui rendent sa navigation dangereuse.

L'JIl, qui prend so source au bourg de Winckel, dans les Vosges, sur les pentes orientales du versant rhénan, se jette dans le Rhin, après un cours de 96 lieues, à 4 lieues au-dessus de Strasbourg.

Le cours sinueux de la Seine, que nos ancêtres appelaient Sezuana, occupe un bassin formé par le prolongement de la chaine Armorique qui,

f au sud, sépare ce fleuve de la Loire, et qui va se rattacher aux montagnes du Morvan ; à l’est, il est fermé par les monts Moresol et Tasselot, par le plateau de Langres, et par celui qui sépare la Meuse de l'Aisne; ot au nord, par les monts Faucilles et les Ardennes, qui se rattachent aux collines crayeuses qui suivent le cours du fleuve jusqu’à son embouchure. La Seine prend sa source entre Chanceaux et Saint-Seine, au bas d’un coteau qui fait partie du plateau de Langres; elle commence à être flottable au village d'Oigny, dans le département de la Côte-d'Or, et ce n’est qu'après avoir reçu l’Aube, qu'elle devient navigable au village de Marcilly. Sur la rive droite, elle reçoit la Marne, à Charenton, près de Paris, et l'Oise, près de Conflans-Sainte-Honorine, au-dessus de Poissy. Sur sa gauche, elle est alimentée par l’Fonne, à Montereau, et par l'Eure, près de Pont-de-l'Arche, Sa pente est peu rapide : elle est de 435 mètres, sur une longueur de À 470 lieues, depuis sa source jusqu’à srr embouchure. Dans la hauteur moyenne de ses eaux, elle a, par 100 mètres, de Paris à Mantes, 2 millimètres de pente ; de Mantes à Rouen, 41 millimètre et demi, et de Rouen au Havre, deux tiers de millimètre. La largeur de son embouchure lui donne un aspect majestueux pendant la haute marée; mais à la marée basse, elle n’offre que quelques canaux tracés au milieu d’un sable fan-

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