‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 3)Chapitre 199 sur 203 · LIVRE COMPLÉMENTAIRE · texte numérisé non relu

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l’île Louis-Napoléon, et rapportait de cette exploration la grande présomption que la mer de Baffin n’était pas une mer fermée, et que, sans doute, le Groënland n’était qu’une immense île flanquant au nord-est l'Amérique. Toutes ces découvertes arctiques, dont nous ne mentionnerons ici que les principales, avaient eu pour cause la recherche de John Franklin et de ses compagnons; elles eurent pour résultat la douloureuse conviction de la perte de cet infortuné marin, qui, selon toute probabilité, parait être venu mourir de faim dans les parages de la Terre-du-Roi-Guillaume, non loin de l'embouchure de la grande rivière de Back. La France avait payé à la science et à l'humanité son triste tribut dans ces grandes entreprises, et le nom du lieutenant Bellot, englouti dans les glaces en faisant noblement son devoir, sera désormais pour les deux nations inséparable de ceux de Franklin, de Parry, de Mac-Clure, d’Inglefield, de Penny, de Belcher, etc., auxquels notre époque a dù ces grandes découvertes.

Quittons ces ingrates et stériles régions pour de plus favorisées de la nature. En Océanie, la France a vu s’étendre sa domination sur la Nouvelle-Calédonie ; et cette île, qui naguère ne nous était connue que par les relations de Cook, de Forster et d’Entrecasteaux, a été, depuis que notre pavillon y flotte, parfaitement étudiée par nos officiers de marine, ainsi que les intéressants rapports du capitaine Tardy de Montravel en font foi. Elle est destinée, ainsi que le petit îlot des Pins, qui en est voisin, à une colonisation intelligente et féconde.

L'Europe, que nous avons revue en dernier, n’a pas échappé, malgré le peu de temps qui s’est écoulé entre la révision et l’impression, à la loi du progrès. La petite scigneurie de Kniphausen s’est décidément fondue dans le grand duché d’Oldenbourg. Les derniers événements ont fait faire un grand pas à la géographie de la Turquie et du bassin de la mer Noire. Bien des erreurs ont été corrigées sur nos cartes et dans les traités spéciaux, des renseignements nouveanx sont venus prendre place à côté des anciens qui venaient d’être complétés; mais les détails de ces travaux échappent à une description aussi générale que devait être la nôtre; il nous suffira de citer leurs auteurs, MM. Kiepert, Petermann, Vicquesnel, Jarvis et Mahlman, dont les cartes et les ilinéraires sont si justement appréciés.

Enñn, pour terminer ces dernières observations, nous rappellerons qu’en France, un décret récent transporte de la ville de Montbrison à celle de Saint-Étienne le chef-licu du département de la Loire, et que plusieurs

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