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nord que l’on trouve des plaines ; le reste n’offre que des montagnes d’un accès difficile, des pics décharnés, des sommets couverts de glaciers, des lacs alimentés par la fonte des neiges, et des vallées tapissées de verdure et dominées par des forêts. Des torrents ou gaves qui tombeni en cascades du haut des montagnes vont former lAdour, la Garonne, et d’autres rivières qui arrosent ce département et ceux qui l’environnent. Depuis les limites qui le séparent de celui du Gers jusque vers le Mont-Perdu, le Mont-Blanc des Pyrénées, on éprouve presque toutes les températures de l'Europe, et la végétation passe par degrés de celle des climats tempérés à celle des régions hyperboréennes. Les terres les plus fertiles fournissent à l’agriculture peu de céréales, mais elle s’en dédommage par l'abondance des vignes. Une population active habite les montagnes : riche en bestiaux, sa manière de vivre rappelle celle des anciens peuples pasteurs. Les bergers ont leurs habitations d'hiver et leurs habitations d’êté; ils choisisseni pour les premières les vallées basses, et pour les secondes les vallées supérieures. C’est dans celles-ci que, dirigeant les eaux avec intelligence, ils cultivent les prairies qui doivent dans Parrière-saison fournir à la nourriture de leurs troupeaux. Le même filet d’eau abreuve les possessions contiguës placées les unes au-dessous des autres. Une ardoise posée de champ est la simple éeluse qui coupe son cours où l’on veut, et le renvoie dans les canaux voisins, où les mêmes moyens le dirigent de prairie en prairie, jusqu’au plus bas de la pente qu’il doit fertiliser. Pendant que toute la famille s'occupe de la culture, un seul homme conduit tous les troupeaux dans les montagnes les plus élevées, où des pâturages naturels les attendent ; s’il ne trouve aucune anfractuosité pour lui servir d’asile, il se fait une hutte de quelques pierres entassées. L'automne ramène le bétail dans la maison d’été que la famille a quittée pour descendre au viljage ; le berger passe l'hiver dans cette solitude avec ses troupeaux qui consomment la provision qu’il leur a préparée ; il y brave les rigueurs de la saison, les neiges, les vents impétueux et les lavanges qui le menacent sans cesse. Îl n’a pour nourriture que le lait de ses vaches chétives, car les bestiaux de ces montagnes sont loin d’avoir la vigueur de ceux des Alpes.
Nous commencerons notre excursion dans les difiérentes villes de ce département, par le nord : nous verrons d’abord sur la rive droite du Lechezs, Vic-de-Bigorre, petite ville de 3,663 habitants, qui possède des
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à | . Sera dt. hectares be AuË é M pe " : se 254 Routes, chemins, places publiq.,rues,etc. 5,692 0 . | Rivières, lacs, ruisseaux. de CE 6 3,075 Contenances non imposables. !Cimetières, églises, presbytéres, bâti- Foréls, domaines nou productifs, , . . 17,932) ments publics. de 6 4 0 à 82 VIE,
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distilleries d'eau-de-vie et des tanneries. Rabaslens, près des bords du canal l'on que attribue à Alaric IE, roi des Visigoths, est cette petite ville dont les habitants, après avoir capitulé, furent tous massacrés sans distinction d'âge ni de sexe, parce qu'ils étaient tous protestants, par Montluc qui commandait les troupes de Charles IX, après la bataille de Montcontour.
Plus loin, en remontant l’Adour, la jolie ville de Tarbes, aux rues larges et bien percées, où le marbre se mêle à la brique, où les ruisseaux, alimentés par des caux courantes, se joignent à la clarté d’un ciel toujours pur, pour entretenir dans ses murs la fraicheur et la salubrité, est le cheflieu de préfecture, l’entrepôt de tout le commerce du département, et le rendez-vous des Espagnols qui viennent y faire des achats considérables en bestiaux. La préfecture occupe l’ancien palais de lévêché; la cathédrale est bâtie sur les ruines de la forteresse de Bigerra. Le chàteau des comtes de Bigorre sert aujourd’hui de prison. Ce chef-lieu renferme une jolie salle de spectacle, un beau lycée et un vaste hôpital; on y voit une place, celle de Maubourguet, entourée de cafés et d'hôtels, et plantée d'arbres, mais formant une moins belle promenade que celle du Prado, située hors des murs. Près de cette promenade sc trouve un haras impérial comprenant deux immenses écuries séparées par un beau manège. Tarbes paraît occuper l'emplacement de l’ancienne cité des Tarbelli.
Plus on s'éloigne de Tarbes en remontant l’Adour, plus la plaine se rétrécit, On a traversé le village de Pouzac, intéressant par les courses de chevaux qui s’y font tous les ans et par les vestiges d’un camp romain ; en s’élevant encore, on se trouve dans une vallée garnie de pâturages, de vergers et de treilles, et l’on arrive à Bagnères-de-Bigorre, chef-licu qui acquiert de l'importance par le nombre d'étrangers que ses eaux minérales y autirent : on porte ce nombre à 46 ou 48,000, dont 6,000 peuvent à la fois trouver à se loger dans cette cité de 8,435 habitants. Ce n’est point exagérer que de porter à 4,500,000 francs l'argent qu’ils y répandent chaque année. Des promenades charmantes dans la belle vallée de Campan ct sur les bords de l’Adour ajoutent à l'agrément qu’offrent la position pittoresque de cette jolie ville, au pied d’une colline couverte de bois et de verdure, et les lieux de délassement et de plaisir qu’elle renferme. Du temps des Romains, elle n’était qu’un bourg appelé Vicus aquensts, dont les eaux étaient regardées comme très-salutaires, ainsi que le prouvent plusieurs inscriptions trouvées dans ses environs.
Ce qui augmente l'intérêt du joli bourg de Campan, dont la population est de 3,900 âmes, ce sont ses fabriques d’étoffes de laine, son importante
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papeterie, ses belles marbreries, et les stalactites d’une grotte de 130 mètres de profondeur. Argelès, autre chef-lieu, n’a rien de remarquable que sa position charmante dans un vallon qu’arrose le Gave d’Azun qui se réunit au Gave de Pau. A 5 lieues plus bas, près de ce dernier cours d'eau, à l'issue de la vallée du Lavedan, Lourdes est bâtie sur un rocher que domine une forteresse qui fut cédée aux Anglais par le traité de Brétigny, et transformée depuis en prison d’État. Cette ville de 4,434 habitants, où l’on trouve des fabriques de toiles de lin et de crépon, est d’une origine fort ancienne, autant qu’on en peut juger par quelques restes de murailles et de tours de construction romaine. A quelques lieues de là, Saint-Pé, dans un site sauvage, entouré de bois et de montagnes, se dédommage de l'infertilité de son territire par des fabriques de toiles, de peignes, de clous et d’instruments de labourage.
En s’élevant vers la cime des Pyrénées, le joli bourg de Cauferels, dont les environs offrent des cascades et des sources jaillissantes, est célèbre par le séjour qu’y fit Marguerite de Valois, et par ses eaux minérales. Le village de Saint-Sauveur est fréquenté pour ses eaux sulfureuses. C’est dans ses environs que se trouve la célébre cascade de Gavarnie, qui, tombant de 420 mètres de hauteur, est la plus remarquable de toutes celles de l’Europe. L'église de Luz, ouvrage des Templicrs, paraît avoir été une citadelle, à en juger par une tour couronnée de créneaux. {ette petite ville de 4,800 habitants renferme une importante fabrique d’étoffes de soie et laine appelées barèges. Redescendons; nous traverscrons Barèges, où plus de 600 baigneurs se rendent chaque année, attirés par ses trois sources : chaude, tempéréc, ei froide. Ce village, composé d’une seule rue garnie de 80 maisons, d’une chapeile, de casernes bâties par Louis XV pour les militaires blessés, et d’un bel établissement thermal, n’est habitable que pendant la belle saison. L’hiver, il est enseveli sous les neiges, et les habitants vont sc réfugier à Luz jusqu’au retour du printemps.
Le département des Basses-Pyrénées! comprend l’ancienne principauté du Béarn et la Basse-Navarre, seuls restes du royaume que Rome enleva au grand-père d'Henri LV pour le donner à Ferdinand, roi d’Aragon. C’est
1 Contenances imposables. , hectares hectares Étangs, abreuvoirs, mares, canaux d'irri- Landes pâtis, bruyères. , , . . . , 940,732] S&ation, . , , , . . . . . . . 3o1 vire 6 : ,2 + Li RER ÉCRAN un Contenances non imposables.
Prés, + + + + + + + + . + + * 66.254] Routes, chemins, places publiq ,rues, etc. 14497 Vignes. « «+ + + + + « « + + + 23,175] Rivières, lacs, ruisscaux. . , . . . 9,694 Vergers, pépinières et jardins. . . * . 6,227| Forêts, domaines non productifs, . . 6it Propriétés bâties. . . . . + . , . 2,529| Cimetières, églises, BIRT, bati=
Oscraies, aulnaies, saussaies. 858] ments publics. . . CR PT PTS 166
depuis l'avénement du prince béarnais au trône de France, que nos rois ajoutèrent à leur titre celui de rois de Navarre. Le pays de Soule et la terre de Labour appartiennent à la même circonscription départementale. La partie des Pyrénées qui couvre à peine la moitié du département ne présente plus ces sommets orgueilleux que recouvrent des glaciers éternels, mais elle offre des montagnes couronnées de forêts, des vallées riches et peuplées, et les sites les plus agréables, À leur base, des collines couvertes de vigues; sur les rives du Gave de Pau, des plaines riches en céréales, et vers le nord des terrains sablonneux, quelquefois incultes, mais susceptibles d’être utilisés, contribuent à la variété des productions de ce territoire. Vers l'occident, le cours de la Bidassoz te borde en déterminant la ligne qui sépare les possessions de la France et de l'Espagne; cette rivière embrasse la petite {le des Faisans, anpelée l’êle de la Conférence, depuis l’entrevue de Mazarin et de Louis de Haro en 4659, qui cut pour résult:1 le traité par lequel l’Artois et le Roussillon furent cédés à le France, Malgré leur peu détendue, les côtes que baignent les eaux du golfe de Gascogne offrent dans quelques ports de grandes ressources au commerce de ce département, qui n'est point seulement agricole, mais qui joint à divers. genres d'industrie l’exploitation de plusieurs mines, des hauts-fourneaux et des forges à la catalane.
A l’époque où les Arabes, maîtres de la plus grande partie de l'Espagne, étendaient leurs ravages au-delà des Pyrénées, un prince du Béarn mar-, qua de trois pieux l’emplacement où devait s'élever un château destiné à les contenir. Cet édifice, construit au neuvième siècle, fut à la fois une maison de plaisance et une forteresse : les Béarnais lui donnèrent le nom 4e Paou, qui signifie preu, et vers le milieu du dixième siècle, des habitations, groupées autour de ses murs protecteurs, formèrent une ville qui, sous les yeux de plusieurs souverains éclairés ct chéris, s’étendit et prospéra. Telle est l'origine de Pau, chef-lieu de préfecture, cité bâtie avec une sorte d'élégance, à l’extrémité d’un plateau qui domine la délicieuse vallée qu’arrose le Gave, auquel l’ancienne capitale du Béarn donne son nom. Le pont, qui s'élève avec la majesté d’un aqueduc au-dessus de ce cours d’eau, est remarquable par son élévation ; il contribue, avec le chàteau, le palais de justice et la promenade ornée d’une belle fontaine, à donner à la ville l’ensemble pittoresque qui la distingue. Quand elle n’aurait pas vu naître Gaston de Foix, célèbre sous le titre de duc de Nemours ; Jeanne d’Albret, qui, reine d’un petit État, occupe une si grande place dans notre histoire ; le vicomte d'Orthès, qui, dans Bayonne, épargna le
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sang des victimes que Charles IX vouait au massacre de la Saint-Barthélemy; Pierre Marca, l’un des plus savants prélats de l'église gallicene ; Pardiès, connu par ses travaux astronomiques; enfin le général Bernadotte, devenu roi de Suède, il lui suffirait d’avoir donné le jour à Henri [V. Dans son château, d’une construction irrégulière et bizarre, qui fut transformé en caserne pendant la révolution, on a longtemps conservé avec un religieux respect l’écaille de tortue qui servit de berceau à ce prince, et l'on ne peut visiter sans un sentiment d’intérêt les jardins qu’il parco“rut tant de fois dans son enfance. Aprè. de si nobles et de si touchants souvenirs, dirons-nous que Pau tient une place honorable parmi les villes industrieuses par ses fabriques de toiles et de tapis; que l’on récolte dans ses environs les vins estn.'és de Jurançon et de Gan, et qu’il n’est point de gastronome qui n’apprécie la délicatesse de ses cuisses d’oie et le mérite de ses jambons, auxquels Bayonne donne injustement son nom? Nous devons toutefois ajouter que l’on remarque dans cette ville la place Royale, ornée d’une statue pédestre de Henri IV en bronze, qui remplace celle de Louis XIV, que l’on détruisit pendant la révolution ; qu’une place beaucoup plus belle est celle de la Comédie; que le château de Gélos, sur la rive gauche du Gave, renferme un haras impérial, et qu’enfin elle possède une académie universitaire, un lycée impérial, un musée et une bibliothèque de 15,000 volumes. |
Nay, située plus haut, sur la rive gauche du Gave de Pau, fabrique des tissus de laine, fait un commerce considérable de toiles et de mouchoirs, et se glorifie d’être la patrie du célèbre théologien protestant Abbadie, On voit dans ses environs le château de Gouraze ou Coarraze où fut élevé Henri IV.
Oloron ou Oléron, au confluent du Gave d’Ossau et de celui d’Aspe, fait avec l'Espagne un commerce considérable de jambons, et de peignes de buis, fabriqués à la mécanique. Elle expédie dans l'intérieur les laines qu’elle reçoit de la Navarre espagnole, celles qu’elle tire du département, et des bois de constructioh pour notre marine impériale. La ville haute ne consiste qu’en une halle, quelques ruelles et une vicille église; la ville basse est divisée en deux par le Gave d'Ossau. Mauléon, dans une vallée agréable, était la capitale du pays de Soule; elle est aujourd’hui le plus petit chef-lieu de sous-préfecture du département : sa population ne s’élève pas à 1,500 habitants. Orthez ou Orlhès, autre chef lieu, six ou sept fois plus peuplée, bien bâtie, dominée par les ruines du vieux château de Moncade, dut à la sollicitude éclairée de Jeanne d’Albret une université; elle
y fit méme, pour l'éducation des enfants, l'essai d’un mode d'enscignement que l’on a renouvelé de nos jours sous le nom d'enseignement muluel, quoique l’Angleterre en revendique l'invention moderne. C’est aux portes de cette ville qu’eut lieu, en 4848, la sanglante bataille dans laquelle le maréchal Soult, à la tête de 20,000 Français, soutint le choc de 70,000 Anglais, Espagnols et Portugais, commandés par le duc de Wellington, qui achela la victoire par une perte de 40,000 hommes.
En remontant le Gave d'Oléron, nous arriverons à Navarreins, entourée par une plaine fertile. Elle fut fondée en 4529 par Henri d'Albrot, grand-père maternel de Henri IV; aussi est-elle bâtie avec assez de régularité. Elle passait autrefois pour une place importante; aujourd’hui sa muraille, flanquée de bastions, ne la range que dans la quatrième classe de nos villes de guerre.
Salies, ville de 6,714 habitants, sur la rivière du même nom, a, dans ses environs, deux sources qui fournissent en abondance un sel trèsblanc, auquel on attribue la réputation des'jambons de Pau ou de Bayonne. Mais arrivons dans cette ville, où l’on inventa dans le siècle dernicr la bayonnette, arme terrible, qui plus d’une fois décida la victoire en faveur des armées françaises.
Bayonne est en France la seule place de commerce qui jouisse de l'avantage d’avoir deux rivières où remonte la mer; la Vive et l’Adour la partagent en trois quartiers à peu près égaux, appelés Grand-Bayunne, le Pelit-Bayonne et le faubourg du Saint-Esprit. Ses rues sont larges et bien percées; ses places publiques dévorées de beaux édifices, au nombre desquels il faut placer la cathédrale et l’hôtel des monnaies. Simple cheflieu d’arrondissement, elle est le siège d’un évêché suffragant d’Auch, et mise au rang de nos places fortes de première classe. Le Granü-Bayonne esi dominé par un vieux château, le Petit-Bayonne par le château moderne, et le faubourg du Saint-Esprit par une citadelle, ouvrage àc Vauban, que des travaux récents ont rendue importante. Son port, d’un accès difficile pour les gros navires, est sûr et très-fréquenté. On y fait le grand et le petit cabotoge, et des armements pour !a pêche de la moruc. L'industrie de Bayonne rivalise avec Andaye pour la fabrication de la liqueur qui porte le nom de ce village. Son chocolat est renommé ; les vins de son territoire sont cxquis ; l’air y est pur, et les femmes y joignent l’amabilité française à la grâce espagnole. -
A environ 4 lieues de Baycnne, le village de Camo, renfermant 1,200 individus, attira en 4808 l'attention de Napoléon, qui projela d’y former
Ar eh RSS FUN Wvra Ni:
cigne- 4 un établisseriont thermal militaire destiné à servir de succursale à celui nuluel, 4 de Barèges. Deux sources, l’une sulfureuse et l’autre ferrugineuse, sont portes 4 situées dans un joli vallon à une petite distance du village; le bâtiment N elle le ‘4 . des bains, récemment construit, est simple et élégant. [0,000 Déjà nous n’apercevons plus que dans le lointain le sommet des Pyréngton, nées; l’Adour et le Lay, qui descendent de ces montagnes, arrosent encore ÿ des terres couvertes de maïs et de froment, et laissent sur leur gauche de entou- riants coteaux chargés de vignes; mais, après avoir franchi l’Adour, de \brot, vastes plaines de sable fatiguent la vue par leur uniformité qu’interromrégu= pent des étangs, des marais, des bruyères, et de loin à loin quelques pâtuhui sa rages et des champs en culture. Près des bords de l’Océan règne une classe ‘suite de dunes arides ; au pied de ces collines plusieurs étangs ou lacs se succèdent, dont les plus considérables sont, du nord au sud, ceux de Bis- , dans carosse, d’Aureillan, de Sain!-Julien, de Soustons et de Tosse. Derrière | très- les dunes se dép''ie, en une longue bande verdâtre, une immense forêt ronne. " de pins maritimes et quelques gras pâturages, où se trouve disséminée nicr la ji une faible population. Ces landes, d’un aspect si monotone et si triste, ‘ faveur se donnent leur nom au département dans lequel nous entrons!; les paysans \ à y vivent dans des cabanes isolées : le chef de la famille s’occupe de la culsse de is ture ct de tous les travaux agricoles, tandis que les jeunes gens vont à lour la S dix lieues à la ronde faire du charbon dans les forêts, ou mener paitre les unne, À troupeaux. Il semble que toute la population suit nomade; on dirait ges et ik qu’elle est prête à quitter un sol ingrat : la sobriété, si naturelle à ces ombre habitants, la vitesse avec laquelle, à l’aide de longues échasses, ils parchef- courent leurs déserts, leur en offrent la facilité; mais l'amour du pays est ch, et là pour les retenir. Ces landes ne sont cependant pas ‘sans industrie : le vonne paysan cultive le chanvre et fabrique des toiles à voile; il retire un proâteau di duit important du goudron de ses sapins. Le sol est riche en minerais de ge dc fer : plus de vingt fourneaux y affinent ce métal. Mais, pour favoriser dans d’un ce département l’activité industrielle, qui en doublerait les ressources si fait le elle prenait tout son développement, il faudrait exécuter le projet déjà oruc.
de la : Contenances imposables, | hectares ; hectares | Useraies, aulnaies, saussaies. . , . . A,491 S vins | Landes, pâtis, bruyéres. ,. . . . . 392,113! Cullures diverses. . , . . . . . . 1,762 gnent LR Hibourebien : : : ©! © ©: Toul Contenances non vmposables. BRL RS Le con er 4e s + 26,594) Forêts, domaines non productifs. . , . 38,087 Vignes ,. . ee + + * + + + « 20,679 Routes, chemins, places publiq , rues, etc. 12,896 5200 à Étangs, abreuvoirs, mares, canaux. . . 9.710) Rivières, lacs, ruisseaux. , . . . . 5,490 Vergers, pépinières et jardins. . . . . 4,604| Cimetières, églises, presbytéres bâti prmer Propriétés bâties, . . . . . . . , 3,855! ments publics. . , . . . . . . 174