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144 LIVRE CENT SOIXANTE DIX-SEPTIÈNE, connu de tracer un canal latéral à l'Adour, dont la pente rapide ne pors met pas la navigation.
En remontant l'Adour au-dessus de sa réunion avec le Lay, la première vil.e importante, non par sa population, mais parce qu'elle est le chef-lieu d’une sous-préfecture, est Da. Ello est assez bien” bâtie et entourée de vieilles murailles flanquées de tours, On y voit un pont remarquable par sa hardiesse, par lequel où ecmmunique de la ville avec un beau faubourg; un hospice civil fort bien tenu, ainsi qu’un cabinet d'histoire naturelle, renfermant une belle collection de coquilles fossiles, trouvées dans ses environs, et qui attestent, par quelques espèces qui vivent encore dans nos mers, que le sable des landes à été abandonné par l'Océan à une époque moins ancienne que les dépôts marins des environs de Paris. Ses eaux thermales sont en réputation; elles se réunissent dans un bassin pentagone de 7 à 8 mètres de profondeur, entouré de portiques et de grilles de fer. Leur évaporation est telle que, dans les matinées fraîches, les vapeurs qui s’en exhalents’élévent en un brouillard épais qui couvre quelquefois toute la ville, La source de ces eaux était connue des Romains. Îls appelaient cette importante cité des Tarbelli, Aquæ Augustæ Tarbellicæ. Ce nom latin explique pourquoi on la nomme indifféremment Ags et Daæ. De la domination romaine elle passa sous celle des Goths; les Francs succédérent à ceux-ci, et furent chassés à leur tour par les Vascones où Gascons. En 910 elle fut prise par les Arabes, au douzième siècle par les Anglais, et vers le milieu du quinzième elle en fut délivrée par Charles Vli. Elle est la rivale de Pau pour les jambons ; elle distille des liqueurs fines, et fait un commerce considérable des produits du département. Elle a donné le jour au chevalier de Borda, l'inventeur du cercle de réflexion, et le petit village de Poy, situé à peu de distance de ses murs, a vu naître le vertueux Vincent de Paul, que PEglise honore comme un saint, et que l’hum anité vénère comme un bienfaiteur.
Saint-Sever, à dix licues au dessus de Dax, et située comme cette dernière sur la rive gauche de Adour, doit son origine à Guillaume Sanche, duc de Gascogne, qui, en 982, y fonda une célèbre abbaye de bénédictins. Aire, au pied d’une montagne, siège épiscopal, est l’ancien Vicus Julit qui, avant le règne d’Auguste, s'appelait Afures, du nom d’Alur, par lequel les Tarusales désignaient Adour, qui coule au bas de cette ville, Tartas, sur la Midouze, aflluent de l'Adour, s'élève en amphithéâtre sur la pente d'une colline ; ses environs abondent en tortues, en perdrix rouges et en divers gibiers, Enfin nous arrivons au confluent de la Douze et du
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Midou, dont les eaux réunies baignent Mont-de-Marsan, l'une des villes les moins peuplées des Landes, mais qui, depuis la division départementale, s’est accrue et embellie en devenant chef-lieu de préfecture. Elle porte le nom de son fondateur, Pierre, vicomte de Marsan, qui la bâtit en 4140. Ses rues sont larges, droites et ornées de fontaines, et ses maisons bien bâties, On y remarque l'hôtel de la préfecture, le palais de justice et les casernes; oh y voit même une salle de spectacle, sorte de luxe à faire remarquer.pour une population de 4,665 habitants. On en pourrait dire autant de la bibliothèque, qui se compose de 42,000 volumes : elle ne possède point de manufactures, si ce n’est quelques fabriques de toiles à voile; mais sa position à l'entrée d’une vaste étendue de plaines en fait le principal entrepôt du commerce du département,
Au-delà du Leyre, petite rivière qui prend sa source au nord de Montde-Marsan, et qui se jette dans la baie d'Arcachon, on se trouve sur le territoire du département de la Gironde 1, Les Landes que nous avons traversées s'étendent jusqu'aux rives de la Garonne, dont elles sont séparées par les riches vignobles de Médoc, de Haut-Brion, de Saint-Emilion et de Grave. A l’ouest elles se terminent au bord de la mer par des dunes sablonneuses qui, à l’aide des vents, envahissaient autrefois chaque année un espace de 24 mètres de largeur sur 50 licues de longueur. Le long du canal de Furnes, on a vu longlemps une église dont le clocher seul dominait les sables qui l'avaient ensevelie. Sur la côte de Médoc, plusieurs maisons ont étè détruites de la même manière, et sur les bords de la baie d'Arcachon, une antique forêt recouverte par ces sables, ne présente plus qu’à la hauteur de 3 à # mètres, la cime de ses plus grands arbres, aujourd’hui dépouillés. Depuis que l'ingénieur Brémontier eut l’idée de fixer ces dunes par des semis de végétaux propres à ce genre de terrain, elles sont devenues fertiles; aussi sur ce sol utilisé ne peut-on voir sans intérêt le monument en marbre qui perpétuera dans ces contrées le souvenir du bienfait dont elles lui sont redevables. Entre la Garonne et la Dordogne, la beauté des sites les plus variés succède à l’uniformité des landes ; enfin,
1 Contenances imposables. hectares hecteres | Oseraics, aulnaies, saussaies. . . , , 6,664 Landes, pâtis, bruyères, etc., etc. ,. . 326,411 Étangs, abreuvoirs, mares, canaux d'irri- k Terres labourables, . , , . . . dp0g| ŒAUOR, , 1. note + 2. 000 Vignes, à 47 4 MR 5e 47 133,823 Contenances non imposables. Bois... * ,. . . . . . . . . 106,709! Routes, chemins, places publiq., FRE: 31,5 MOÔSS 8 25. de 8 2e ses 64.606! Rivières, lacs, ruisseaux. . , + . 18.538 Cultures diverses! D rer ve ele «+ 27,470! Forêts, domaines non productifs. , . . 4,184 Jl'ropriètes bâties, s 5. 7,437|Cimetières, églises, PERDRE, bâti- Vergers, pépinières etjardins. + + 730601 mentspublics, , , , , ‘ 599