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roule ses eaux avec la rapidité d’un torrent, et se joint à l’'Ellé, petite rivière au cours paisible, pour aller, sous le nom du Laita, mêler leurs ondes aux flots de l'Océan. Quimperlé, situé à l'endroit où cette jonction s'opère, doit à cette position l’activité de son petit port, qui n’est cependant fréquenté que par des bâtiments de 50 tonneaux. Cette ville est jolie : on y remarque deux belles rues, une magnifique église, et l’ancien couvent des bénédictins, transformé en sous-préfecture. Dans l’origine, elle se nommait Avantot, puis on lui donna le nom de Quimper, auquel on ajouta celui de sa principale rivière, ce qui fit Quimper-Ellé, et par contraction Quimperlé.
Quimper, surnommé Corentin, du nom de son premier évêque, s’appela jadis Cornouaîlles; elle fut la capitale d’une çontrée ainsi nommée qui comprenait tout son diocèse, Sous la domination romaine, elle reçut le nom de Corisopilum; mais, antérieurement, elle portait celui de Xemper, qui, en langue celtique signifie pelile ville murée. On voit qu'il est difficile de contester son antiquité. Elle est bâtie sur la pente d’une colline, au confluent de l’Odet et du Benaudet. Le quartier le plus ancien, entouré de murailles et de tourelles, s’élève en amphithéâtre, Le nouveau, mieux bâti, est dominé par des rochers de 150 à 200 mètres de hauteur. Les quais, assez beaux, et la promenade, qui bordent le canal de l’Odet, fréquenté à la marée haute par des navires de 300 tonneaux, contribuent au mouvement commercial de Quimper et à agrément de ses promeneurs. Sa cathédrale, reconstruite au commencement du quinzième sièc'e, est une des plus belles églises de Frauce. Le critique Fréron, ex-jésuite, est né dans cette ville. Quimper a plusieurs fabriques de poteries communes qui occupent un grand nombre d’ouvriers, et des établissements publics de charité etd’instruction.
Concarneau, dans une petite île, ceint de murailles et défendu par un château construit par la reine Anne, communique, au moyen d’un bac, avec le continent. Cette ville fut prise par Dugucsclin en 1373. Elle occupe environ #00 bâtiments à la pêche des sardines, dont le produit moyen annuel est d’un million de kilogrammies. Audierne n'a qu’une seule rue et 800 habitants; son port, vasie et sùr, est situé à l’entréc de la rivière de Pont-Croix, qui donne son nom à une petite ville mal bâtie et malpropre. A trois quarts de licue d’Audicrne, le village de Plohinec est placé sur une hauteur, d’où œil embrasse l'arc immense de côtes qui s'étend du Raz à la pointe de Penmarch. La mer bouillonne sans cesse sur les recifs qui bordent cette poiate; le bruissement des vagues se fait entendre à plu-
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L’arrondissement de Châteaulin ne renferme aucune ville de quelque importance, Son chef-lieu, divisé en deux par la rivière de l’Aulne, n'est digne d’être mentionné que pour les sites agrestes qui l’entourent, son petit port sur l’Aulne, son commerce d’ardoises, de bestiaux et de beurre, ses douze foires annuelles et sa société d'agriculture. C’est sur son territoire que se trouvent le bourg de Æuelgoët qu’enrichit une mine de plomb argentifère, occupée par 300 ouvricrsqui en retirentenviron 370,000 kilogrammes de minerai @e plomb, fournissant 300 kilogrammes d'argent, et le village de Poullaouen, peuplé de 3,600 habitants, presque tous employés à l'exploitation d'une mine semblable, la plus considérable, de France et l’une des plus belles de l'Europe. Elle fournit annuellement 660,000 kilogrammes de minerai de plomb, et produit 400 kilogrammes d'argent. A 41 lieues à l’est de Châteaulin, près de la rive gauche de l’Hières, la petite et laide ville de Carhaïr, où l’on voit une jolie promenade appelée Champ-de-Mars, s’enorgueillit d’avoir donné le jour à l’un des plus grands hommes du siècle dernier, au brave La Tour d'Auvergne, savant et militaire, digne descendant de Turenne, proclamé le premier grenadier de France, et mort, en 4799, au combat de Neubourg. Carhaix est, suivant ce soldat-antiquaire, le Vorganium ou Vorgium de anciens et la cité des Osismii.
Le mouvement continuel et fatigant qui règne dans le port de Brest, les innombrables pavillons qui font briller dans les airs leurs vives couleurs, l’aspect imposant des batteries qui défendent la ville et de la forteresse qui domine la mer et que le peuple attribue à César ; l'étendue de la rade qui peut contenir 500 vaisseaux de ligne, et qui ne communique avec l'Océan que par le détroit du Goulet; les beaux magasins de la marine, les dimensions de l’arsenal, les casernes construites sur une longue esplanade, les deux bâtiments des corderies qui s’étendent parallèlement près des bassins de construction, forment un tableau que nous n’essaicrons pas de décrire. La ville est située sur le penchant d’un coteau et se divise en haute et basse : les embellissements qui s’y succèdent font plus de progrès dans cette dernière, où le quartier de Recouvrance augmente le nombre de ses constructions modernes aux dépens de ses maisons gothiques, et laisse entrevoir l’époque rapprochée qui le mettra en parallèle avec le
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quartier voisin du port. Dans les rues escarpées ct lorlueuses acs quartiers supérieurs, leschangements sont lents et difficiles; plusieurs maisons ont le cinquième étage au niveau des jardins des autres maisons, et les communications entre les deux villes ne se font que par des escaliers qui ne sont point sans danger pendant la saison des pluies et des neiges. Au pied des tours et près de l’entrée du port, on remarque une belle machine à mâter les vaisseaux. A l’aspect de ces quais magnifiques bordés de vastes bâtiments construits en pierres de taille, couverts en ardoises et surmontés de paratonnerres, il est difficile de ne pas rendre hommage au génie de Richelieu, qui les ft commencer, et qui devina ledegré d'importance qu’une heureuse situation donnerait un jour à ce bourg, qu’il élevait au rang de ville maritime, Cette cité possède un observatoire, un cabinet d'histoire naturelle, une bibliothèque de la marine renfermant 27,000 volumes, une société centrale des naufrages. Brest n’était au neuvième siècle qu’un village, lorsque le roi Coron Meriadec y fit construire un “häteau, Louis Choquet, poëte du seizième siècle, et l'écrivain dramatique Rochon, naquirent dans ce chef-lieu d'arrondissement. Brest doit être un jour en communication avec les grandes villes de la France centrale, par un chemin de fer qui ira à Rennes ou à Nantes se souder aux lignes déjà livrées à la cireulation.
De la côte de Brest on aperçoit l’ile d’Ouessanf, dont la population, répartie dans quelques hameaux, est de 2,271 habitants, Notre route vers les montagnes comprises dans l’arrondissement de Morlaix nous permet de voir Landerneau, qui est traversée par une rivière du même nom, dont l'embouchure dans la rade de Brest forme son port etui donne quelque importance. Morlais, en breton Mon!roules, est moins sale que la plupart des petites villes bretonnes. Sa position, sur les flancs de deux collines, à deux lieues de la mer, au confluent du Jaclot et de POssen, qui se réunissent pour traverser son port, défendu par un château; la beauté de ses quais, garnis de maisons bien bâties, son commerce et son industrie, ses promenades et quelques élégants édifices en font une cité riche 2t agréable. Elle fut le berceau d’Albert le Grand et du général Morceau, qu’un boulet français n'aurait jamais dù atteindre dans les rangs ennemis. Saint- Pol-de- Léon, chef-lieu de canton, jadis le siége d’un évêché, est bâtie sur une colline, à peu de distance de la mer. On y remarque l’hôtel-deville, l'ancienne cathédrale construite en granit et le clocher de Creisker, haut de près de 60 mètrës. Son territoire nourrit une race de chevaux estimés.
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Le déparlement des Côles-du-Nord' offre une étendue d'environ 1 licues de côtes, plusieurs baies profondes etdes caps importants batlusp les flots de la Manche, Les monts Ménez, d’Arrée et de Ménébret, avides, rocailleux et remplis de défilés, hérissent sa superficie et donnent naissance à trois rivières navigables, la Rance, le Trieux et le Gouet. Leurs pentes douces vont se perdre au nord et au sud dans des sables stériles ; mais à ces sables succèdent, surtout près des côtes, des plaines d'une grande fertilité, qui produisent beaucoup de lin, de chanvre et de fruits à cidre, Sa richesse minérale consiste en mines de fer et de plomb, en carrières de granit et d’ardaises, et en plusieurs sources, dont les eaux ne sont pas sans réputation. L’habitant s’adonne à l’agriculture, à la pêche, à la fabrication de plusieurs produits, principalement de ces toiles dites de Bretagne, qui occupent dans certaines localités un grand nombre de bras.
Au bas des pentes méridionales de la chaîne Armorique, s'étend larrondissement le moins important, mais qui compte cependant 4,000 métiers à tisser la toile ; Loudéac, peuplée de 6,367 âmes, en est le chef-lieu. Uzel, près des rives de l’Oust, est le principal marché affecté à la vente de ces tissus de lin. Les deux rives du Léguer, petit bras de mer que tous les ouvrages de géographie confondent avec la rivière du Guer, sont entourécs par la petite ville de Lannion, dont elles favorisent le mouvement commercial. Deux ponts joignent cette ville aux faubourgs, dont la population réunie est de 6,272 individus. Le port de Tréguier, par la rivière de ce nom, communique avec la Manche. À Guingamp, sur le Trieux, on remarque une belle église et des promenades délicieuses autour de la ville. Tout le monde connait les tissus qui portent le nom de ce chef-lieu.
À Saint-Brieuc, ou si l’on veut Saint-Brieux, où l’on compte à peine 14,053 habitants, on est étonné de voir une bibliothèque publique de 24,000 volumes, un musée de peinture, une salle de spectacle, un bel hôpital, un beau pont en granit sur la rivière du Gouet, et l’établissement d'une course de chevaux à laquelle concourent, chaque année, au commencement de juillet, les départements des Côtes-du-Nord, du Finistère,
: Contenances imposables. hectares
hectares Oseraies, aulnaies, saussaies, de € à 411.379 Cultures diverses, V3 3
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Viangs, abreuvoirs, mares, canaux, , , 1,495] ments publics, , , . 235
du Morbihan, de la Loire-fnférieure et d’Ille-et- Vilaine, Ajoutons encore qu’il existe dans celte petite préfecture, siège épiscopal, une école d'hydrographie, un lycée, une société d’agricullure, un musée d'histoire naturelle etune bibliothèque publique. Son port est au village de Legud-Saint-Brieuc. Cette ville, qui se forma autour d'un monastère bâti dans le cinquième Siècle, est propre et bien percée; les antiquaires du pays regardent son église paroissiale comme un ancien temple des druides. Au nord-ouest sur la côte, Paimpol, peuplée de 2,146 habitants, est connue pour son port sûr et commode, où l'on arme pour la pêche de Terre-Neuve, A 4 lieues au sud-ouest de Saint-Brieuc, Quintin, sur le Gouet, est célèbre par ses fabriques de toiles fines; on y voit un château d’une singulière architecture, et sur la colline voisine deux peulvens ou pierres druidiques de 8 mètres de hauteur, dont l’une est encore debout,
À 4 licues à l’est du chef-lieu, la jolie petite ville de Zamballe, entourée de vicilles murailles, occupe probablement l'enplacement de la cité des Ambiliates, dont parle César, On y voit l’ancien château des ducs de Penthièvre, Depuis 4774, cette ville de 4,337 habitants, a une société de lecture qui possède un bibliothèque. Ses environs sont fertiles, mais les propriétés y sont très-divisées : les fermes de 5 à 600 francs y passent pour fortes. Dans les environs de Lamballe, et en général dans les cam- Pagnes autour de Saint-Brieuc, on remarque des coutumes particulières qui remontent à une époque très-reculée. |
Le dernier arrondissement qui nous reste à visiter est celui de Dinan. Cette ville est bâtie sur une montagne près de la rive gauche de la Rance: elle a un port qui communique pendant la marée haute avec celui de Saint- Malo. On y voit encore un chäteau-fort, ancienne demeure des ducs de Bretagne : ses murailles étonnent par leur élévation et leur épaisseur. C’est la patrie de Duclos, qui fut secrétaire de l’Académie française, et Mahé de La Bourdonnaye qui, après avoir relevé l’éclat de nos armes dans l'Inde, n’obtint pour toute récompense qu’un cachot à la Bastille, On ignore l'époque de la fondation de Dinan, Elle dut son origine aux Celtes, et probablement c’est elle que Ptolémée désigne sous le nom de Diaulitæ. À peu de distance de ses murs on voit, dans le fond d’un vallon pittoresque, une source d’eau ferrugineuse qui jouit d’un grand crédit; on n’y arrivait jadis que par un chemin impraticable, que les etats de Bretagne remplacèrent par une belle route, et maintenant une charmante promenade sert de rendez-vous aux personnes qui viennent y prendre les eaux. .
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L'Ile ei la Vilaine arrosent le département qui nous reste à visiter pour terminer l'ancienne province de Bretagne, La première coule du nord au sud, pour se réunir à la seconde, qui se dirige de l’est à l’ouest, puis au midi, et qui sert, ainsi que le Cher et le Couesnon, au transport des marchandises, Le territoire qu’elles parcourent est entrecoupé de collines granitiques et schisteuses ; l'arrondissement de Vitré renferme une mine de fer, et celui de Rédon une carrière d’ardoises ; les sources minérales y sont communes; quelques marais salants bordent les côtes. Des forêts, des lanues et des bruyères couvrent près de la moitié du sol ; maisles bords des rivières, garnis de pâturages, et les fertiles marais de Dol, le Delta de
ce département, produisent des récoltes abondantes, qui cependant suffisent à peine à la consommation locale. L'exploitation et l’affinage du fer, la fabrication de diverses espèces de toileset les soins de l’agriculture répandent l’aisance dans les campagnes.
Vers le onzième siècle, la plupart des habitants de l’ancienne cité d’Aletum, aujourd'hui Saint-Servan, exposés sans cesse aux atlaques des pirates, se retirèrent sur le rocher d'Aaron, où i/s fondèrent une petite ville, à laquelle ils donnèrent le nom de Saint-Malo, leur évêque. Ce rocher est joint à la terre ferme par une chaussée, et du côté du nord il est hérissé de récifs qui, à l’aide d’un grand nombre de batierics, en r'endent l’accès difficile à l'ennemi. Le port même est environné d’écueils, et situé au fond d’un golfe étroit, dont l’entrée est d'autant plus dangereuse que la mer s’y engouffre avec rapidité, en s’élevant pendant les grandes marés à 45 mètres au-dessus de son niveau ordinaire. La ville est bâtie en amphithéâtre, et dominée par un château-fort, ouvrage de la duchesse Anne de Bretagne. Quelques parties sont régulières, et ses remparts sont garnis de promenades d’où l’on jouit d’un coup d'œil magnifique. Elle a produit des hommes remarquables : le célèbre Duguay-Trouin, Jacques Cartier, qui découvrit le Canada , Maupertuis, physicien et géomètre; le médecin La Mettrie, qui mourut dans l’exil pour avoir douté de l’immortalité de l'âme; l'abbé Trublet, compilateur infatigable; enfin deux des plus vastes génies de ce siècle, Chateaubriand et de La Mennais. Une école d’hy-
n 6 hectares Contenances imposables, tré Oséraies, aulnaies, saugsaies, . + , 5 Terres labourables, 4 , , + + . 411,379 URUTOE AINEESON ee + RE STE dé Landes, pâtis, bruyères, « . + . . . 129,635 Contenances non imposables. PEUR, “ou 6 à + à + + se 54,516 | Routes, chemins, places publiq ,tues, etc, 411,379 Bin eue 050 6 à + + + + 40,539 | Rivières, lacs, ruisseaux. , , . , « 23,823 Vergers, pépinières et jardins. . . . . 5,532 | Forèts, domaines non productifs, , . . 1,318 Propriétés bâties, . , . . . , , . 3,301 | Cimetières, églises, presbytères, bâti- 315 Étaiigs, abreuvoirs, mares, canaux, . . 1,495 mentspublics. . , , . . . . 235
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drographie forme, dans cette ville, de jeunes navigateurs dont la plupart se livrent aux voyages de Terre-Neuve ; 60 à 80 navires sortent annuellement de son port pour la pêche de la morue ; 40 à 50 servent au grand cabotage, et 70 à 80 au petit cabotage. Le canal d’Ille-et-Rance met cette ville en communication avec Rennes, mais il est à désirer qu’un embranchement de chemin de fer, raccordé sur la grande ligne de l'Ouest, vienne encore activer les transactions commerciales de cette ville importante.
Sur la pointe occidentale de l’ilot du Grand-Bey, on montre au voyageur un bioc de pierre surmonté d’une croix et entouré d’une modeste grille en fer sans aucun ornement; c’est là que reposent les restes de l’illustre auteur des Martyrs et du Génie du christianisme.
L'espace d’une demi-lieue sépare Saint-Malo et Saiul-Servan, jolie ville moderne qui possède deux ports, l’un destiné au commerce et l’autre à la marine militaire. Cancale, à 3 lieues sur la côte, est célèbre par ses pêcheries d’huitres. Dol, ville de 4,000 âmes, renferme une belle église.
La route de Saint-Malo à Paris traverse Fougères, qui doit aux incendies dont elle fut victime dans le siècle dernier l'avantage d’être l’une des villes les mieux bâties du département. Ses environs sont délicieux; rien n’est plus agréable que sa promenade en terrasses, d’où la vue plonge sur le riant vallon arrosé par le Nançon, sur des prairies parsemées de bouquets d'arbres, et sur une belle forêt qui renferme plusieurs monuments druidiques et qui s’étendait jadis au delà du village de Landéan, où l’on voit les fameux celliers construits au douzième siècle par Raoul, seigneur de Fougères, pour enfouir ses trésors à l'approche de Henri IE, roi d’Angleterre, qui, plus actif que son ennemi, s’empara du butin avant qu’on cùt pu le mettre à l'abri. Fougères est connue pour ses teintures, et surtout pour son écarlate, qui doit sa vivacité à la qualité des eaux du Nançon. Il y a dans l'arrondissement de Fougères plusicurs papeteries et des verreries importantes.
Le cours sinueux de la Vilaine nous conduit à Rédon, jolie ville qui fait un grand commerce avec Rennes, et dont le port reçoit des navires de 200 tonneaux. Elle est le chef-lieu d’un arrondissement qui comprend le bourg de Renac, où lon fabrique des fromages que l'on vend sous le nom de gruyère, et la petite ville de Bain, qui renferme plusieurs fabriques de serge. Montfort-sur-Meu, Rennes et Vitré, chefs-lieux des trois arrondissements qui nous restent à parcourir, offrent une petite particularité géographique : elles sont toules trois sous le même parallèle. La première conserve encore quelques restes de ses anciennes fortifications, Paimpont,
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