‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme] (volume 3)Chapitre 88 sur 203 · À PR RD CENT PT · texte numérisé non relu

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de ces statues, de ces vases, multipliés avec profusion ; de ce large canal qui parait se prolonger presque jusqu’à l'horizon; de ces bosquets décorés avec une élégante recherche; de ces bassins au milieu desquels, à certains jours de fêtes, l’eau s'élève en gerbes, en faisceaux ou en jets qui surpassent en hauteur les plus grands arbres; de cette magnifique orangerie où l’on conserve des arbres de plus de quatre siècles d’existence; de ces deux châteaux de Trianon, dont le plus grand, revêtu de marbre, entouré de belles plantations, réalise les brillantes fictions du Tasse dans la description du palais d’Armide; tandis que l’autre s'offre sous la modeste apparence d’un simple pavillon. Ces deux édifices peignent le caractère des deux rois qui les ont consiruits : dans le premier, où l’on retrouve encore un air de faste et de grandeur, Louis XIV se délassait de la magnificence du château de Versailies ; dans le second, Louis XV, fatigué de l'éclat ae la couronne et de l'ennuyeuse étiquette de la cour, oubliait les embarras qui signalèrent son règne. Sous Louis XVI, le charmant jardin de cette maison de plaisance fut encore embelli par Marie-Antoinette; l’art y est partout caché sous le voile de la nature,

Le luxe, l'élégance et la noblesse qui règneni &ans les constructions royales de Versailles, ont accrédité l'opinion que Louis XIV, regrettant les dépenses qu’elles avaient entrainées, en avait dérobèé la connuissance à la postérité en jetant au feu les mémoires de Mansart; et cependant Mirabeau, Volney et d’autres encore se sont crus assez instruits pour en publier les résultats. D'après un relevé de dépenses attribué à Mansart et des documents conservés dans les archives de la couronne, on arrive à cette conclusion, que lout ce qui a été dépensé depuis 1664 jusqu’en 1702 pour la construction des bâtiments royaux et leur ameublement, l’ornement et l'entretien des jardins, la bâtisse même des deux principales églises de Versailles, s'élève à environ 95,800,000 livres, qui, d’après le taux moyen de la valeur de l'argent pendant trente-huit ans, feraient aujourd’hui 472,400,000 francs.

Après soixante ans d’une révolution ani a changé l'aspect, l'esprit et les institutions de la France, Versailles est encore une vilie de cour : l’uncienne noblesse y cest nombreuse, ei le peuple y est misérable cet paresseux. Aussi l’industrie y comple-t-elle peu d'établissements, ce qu'il faut autribuer encore à sa situation loin de c£1rs d'eaux naturels. Sa population, trois fois moins considérable qu'en 4799, est, depuis 4830, ‘iüns un état stationnaire ; mais la plupart de ses rues silencieuses doivent en partie leur tristesse à leur largeur et à leur régularité. Elle renferme toutefois

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plusicurs établissements d'instruction et de bienfaisance : une belle bibliothèque de 40,000 volumes, un magnifique lycée impérial parfaitement tenu et qui, proportionnellement au nombre d'élèves qu’il renferme, rivalise honorablement chaque année avec les meilleurs lycées de lo capitale; un grand nombre d'écoles universitaires ; l’école normale primaire de l'académie de Paris ; des institutions préparatoires pour les écoles militaires, des cours publics de géométrie et de mécanique, de dessin et de musique; un hopital fort bien tenu dans lequel on reçoit chaque année plus de 2,000 individus, Versailles est la patrie de Louis XVI et de ses frères, de l'abbé de l’Épée, de Ducis, du général Hoche et du maréchal Berthier, Les portraits de ces quatre hommes célèbres décorent la galerie de l’hôtel-de-ville, L'administration municipale a fait érger depuis peu d'années, sur l’ancienne place Dauphine, une belle statue en bronze à la mémoire du général Hoche, et fondue d’après un modile de M. Lemaire. Une statue de l’abbé de l'Épée s'élève devant la façade de l’école normale primaire. Parmi les trois paroisses de Versailles, on peut citer l’église Notre-Dame et l’église cathédrale de Saint-Louis.

Cette ville, dont la tranquillité semble favorable au recucillement et aux travaux intellectuels, possède plusieurs sociétés savantes,

Ce qui a contribué à maintenir à Versailles une population de près de 35,000 âmes, c’est la beauté de ses promenades et des bois qui l'entourent; c’est la proximité de la capitale; c’est la facilité de ses communications avec Paris, Deux chemins de fer : Pun de 47 kilomètres, celui de la rive gauche, qui dessert Meudon, Bellevue et Sèvres ; l’autre de 23 kilomètres, qui dessert Courbevoie, Saint-Cloud et Ville-d’Avray, mettent celte ville à moins d’une heure de Paris. Les deux chemins communiquent à Viroflay par un viaduc qui traverse la grande route, L’afflience des curieux qui viennent visiter son magnifique palais et surtout son parc majestueux lorsque les jets d’eau et les cascades donnent à ce chef-d'œuvre de Lenôtre l’éclat dont il brillait sous Louis XIV, est immense.

Les environs de Versailles offrent des promenades délicieuses, des sites enchanteurs, des villages qui doivent leur importance à des établissements industriels ou d'enseignement : Villepreux fabrique des châles; Grignon est renommé pe" son écoie agronomique; Saint-Cyr renferme une école spéciale militaire établie dans les vastes bâtiments de l’abbaye royale fondée par madame de Maintenon ; enfin Jouy, situé dans une charmante vallée traversée, près de Buc, par un superbe aqueduc, avait autrefois

une belle manufacture de toiles peintes, qui a servi de modèle à celles de l'Alsace.

Près de la forêt de Saint-Téger, la jolie petite ville de Montfortl'Amaury est bâtie sur la pente et au pied d’une montagne couronnéo par les restes d’un ancien château dont on voit encore une petite four en ruine, ornée de jolies sculptures gothiques, et quelques débris de mue railles que l’on a rendues plus pittoresques par des pluntations qui ont transformé en une agréable promenade l'emplacement qu'occupent ces antiques ruines. À 3 lieues à l’ouest de celte petile cité, nous verrons celle d'Æoudan, où l’on fait un grand commerce de grains, de veaux, de volailles et de laine. Son origine paraît être celtique, ainsi que semblerait le prouver son ancien nom de Æosdench; ce qu'il y a de certain, c’est qu’on y découvre souvent dans les fouilles des médailles, des poteries romaincs, des armes frankes, qui attestent qu'elle était importante à l'époque gallo-romaine et sous les rois mérovingiens. Plusicurs de ses maisons sont bâties en bois et datent du quinzième siècle, Son église a été fondée en 1065 par le comte de Montfort, qui en était le scigneur; une haute tour flanquée de quatre autres est tout ve qui reste de ses anciennes fortifications. C’est la patrie du fameux Simon, comte de Montfort, qui se signala par ses cruautés dans la croisade contre les Albigeois au commencement du treizième siècle.

Après avoir traver:s la forêt de Saint-Léger, qui prend ensuite le nom de Rambouillet, on arrive à cette petite ville qui, sous l'empire, dut à son château le rang de süei-licu de sous-préfecture. Cet àdifice, qui n’a rien de royal, porte dans son ensemble le caractère des constructions du seizième siècle. 1 est Nanqué de tours, dont une est crénelée et paraît être plus ancienne que les autres. C'est dans une des chambres de celle-ci que mourut François 1er, en 4547. Le pare, dessiné à l'anglaise, cst remarquable par ses points de vue ct par ses caux limpides. La célèbre ferme bâtie sous Louis XVI, dans le but d’encourager la naturalisation des mérinos en France, est située hors de la yremière enceinte du parc. Nous ne dirons rien de la ville, si ce n'est qu cile est assez bien bâtie, que la sous-préfecture n’est pas sans élégance, et que sur sa grande place l’hàtelde-ville offre une jolie façade. Rambouillet est une station du chemin de fer de Chartres; sa gare est à 48 kilomèlres de celle de Paris, et 40 de celle de Chartres.

Passons à Dourdan, qui donne également son nom à une forêt située près de ses murs. C'élait autrefois une place forte : on voit encore au

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milieu de ses constructions un château bâti au sixième siècle par Gontran, roi de Bourgogne, Cetie petite eité de 2,508 habitants, recommandable par son industrie, l'est à juste titre comme patrie de La Bruyère.

Étampes, importante station du chemin de fer d'Orléans, occupe une étendue assez considérable dans une vallée fertile arrosée par la Juine petite rivière qui ne gèle jamais et fait mouvoir un grand nombre de moulins. Celte petite ville est la patrie du naturaliste Gucttard. Elle est fort ancienne : il en est question dans des titres qui remontent au sixième siècle; quelques vicilles constructions l’attestent aussi. Son hôtel de-ville, jolie habitation de la renaissance, vient d'être heureusement restauré. Sa gare est à 56 kilomètres de Paris et 65 de celle rléans, Elle fait un grand commerce de farines et de grains, A es murs, le village de Saclas est beaucoup plus ancien encor e partie de l’emplacement de la cité de Salioclila, meutionn itinéraire d’Antonin, Dans une agréable vallée arrosée par la Juine, le bourg de Wéréville, chef-lieu de canton, possède une très-belle halle où se tiennent les plus importants marchés du département de Seine-et-Oise pour les denrées doni on approvisionne Paris. Sa population est de 4,700 habitants. On y voit une propriété connue sous le nom de Folie-Méréville, dont le vaste château et les magnifiques jardins égalent ce qu'il y a de plus beau dans ce genre en France. Milly, autre chef-licu de canton, sur la rive droite de l’École, offre aux amateurs de vieux monuments un château gothique, qui, sous Charles VII, soutint plusicurs siéges contre les Anglais.

La rivière d’£ssonne arrose la petite ville du même nom, où l’on fabrique des cotonnades et du pain d'épice ; sa poudrière, dont plusicurs accidents ont fait redouter le voisinage, a été transférée au Bouchet, près du confluent de la Juine et de l'Essonne. Chef-lieu d'arrondissement, Corbeil, à un quart de lieuc d’Essonnes, poss®de une bibliothèque de 5,000 volumes, une salle de spectacle, une halle au blé, une manufacture de loiles peintes, une raflinerie, une fllature de coton, une fabrique de tuyaux de chanvre sans couture, ct sur l’Essoune plus de quarante moulins à farine. Il s’y tient un des plus importants marchès pour l’approvisionnement de Paris en grains et en farines. Elle est unie à Paris par un chemin de fer de S1 kilomètres, l’un des premicrs qu’ait possédé la capitale,

Montlhéry montre de loin aux voyageurs que la vapeur entraine vers Orléans, la haute tour, seul reste de ce château qui fut longtemps l’épou. vantail des rois de France; et à une lieue à l’ouest, Marcoussis rappelle

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aussi le nom d’un château et d’une abbaye de Célestins autrefais célèbres.

Au confluent de l'Orge et de la Remarde s’étend la petite ville d’Arpayon, qui portait autrefois le nom de Chdtres, et dépendait de la sirerie de Montlhéry ; elle renferme un peu plus de 2,000 âmes. Le bourg de Longjumeau, presque aussi peuplé, a des fanneries considérables et un grand établissement pour l’apprèt des laincs. Sur le bord de la Seine, que Pon passe sur un beau pont, s’élève, à environ 2 lieues de Corbeil, le village dé Æis, station du chemin de fer; on y voit de belles maisons de campagne.

Nous termincrons ce département en faisant remarquer qu’il est un des plus riches en céréales, en vignobles et en bêtes à laine. Les substances minérales que son sol recèle ne sont pas précicuses, mais uliles; ce sont la craie, la pierre à bâtir, et le gypse qui fournit une partie de l’énorme quantité de piâtre que l’on consomme à Paris. L'industrie s’y ressent du mouvement produit par le voisinage d’une grande capitale. On y compte un grand nombre de manufactures et d'usines de toute sorte,

Nous venons de faire le tour du département de Seine-et-Oise, célui de la Seine? y est enclavé, et Paris oceupe à peu près le centre de ce dernicr. Lorsque, cinquante-cinq ans avant fre chrétienne, les Romains, sous la conduite de César, arrivèrent dans cette ville, chétive et unique cité de la pelité nation des Partsit, qui l’opnelaient Luthlouezy, et que leurs vainqueurs nommèrent £ulelia, Lutèce, ils ne virent dans ses habitations bâties en terre et en paille hachée, au milieu de l’ile qui renferme aujourd'hui la Cêlé, qu’une position avantageuse dans un pays misérable, Mais les Parisi étaient braves, bons navigateurs et susceptibles de civilisation; Lutelia prit successivement de l’accroissement, s’embellit, devint le siége d’une préfecture, le séjour passager de quelques empereurs, et mérila que Julien l'appelàt sa chère Lutèce. La seule construction qui rappelle cette époque est l'édifice des Thermes, qui faisait partie du palais de ce prince. A l’approche des Frances, les Romains pouvaient sentir leur position critique, mais ils ne purent prévoir que ces barbares feraient de la cité des Parisi leur capitale, et que cette ville deviendrait, quatorze siècles plus

1,354 | Cimet.ères, églises, presbytères, bâtiments 240 publics , 0 4

. hectares ! Contenances imposables. Étangs, abreuvoirs, mares, canaux, . . 13 hectares | Oisraivs, aulnaies, saussaies. + + + + 14 Teires labourables. , . , . . + + + 29 299 ‘ ) Vergers, pépinières et jardins. + + + + 3,912 Contenances non imposables, : TT MR EU t COPERE oo 2,784 | Moutes,chemins, paces pub'iques,rues. . 2,650 Proprictés bâties, . + + 222 | Forèts, domaines non productifs, . , , 2,218 Prb 5 os 0 5 6 0 + 1,544 | Rivières, lacs, ruisseaux, Fi 1,155 . . L] . +.

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tard, la métropole d’un empire dont Roine même ne devait être qu’un chef-lieu de préfecture.

Clovis, en choisissant Paris pour résidence, contribua encore à son agrandissement. Pillée plusieurs fois par les Normands, pendant le règne des faibles successeurs de Charlemagne, cette ville s’entoura de fortifications; ce ne fut que sous les rois de la troisième race qu’augmentée au nord et au sud, elle se divisa en quatre parlies ou quarliers, entourées d’une muraille qui renferma, sur une superficie de 370 hectares, plusieurs villages bâtis hors de l'enceinte tracée sous les Carlovingiens. Ces villages ou bourgs, dont certains noms de rues relracent le souvenir, étaient le Bourg-l'Abbé, le Beau-Bourg et le Bourg-Thibaud qui donna son nom à la rue Bourlibourg. Deux forts, qui depuis la conquête des Romains ont plusieurs fois été rebâtis, défendaient les approches de la Cité : c’étuit le grand Châtelet, sur la rive droite de la Seine, à l’entrée du Pont-au- Change ; et sur la rive gauche, le petit Châtelet, à la tête du petit Pont. Quatre grosses tour terminaient en amont et en aval, sur le bord du fleuve, l'enceinte de la ville : sur la rive gauche, l’une, appelée la Tournelle, était à l’entrée d'un pont de bois qui, reconstruit en pierre, n’a pas changé de nom ; l’autre, placée en face sur la rive opposée, à l'entrée de la Vieille rue du Temple, servait de porte; elle était désignée sous le nom de porte PBarbelle, que l’on appela ensuite Barbette, Vis-à-vis des deux entrées actuelles du pont des Arts, on voyait d’un côté, à la place du pavillon oriental du palais de l’Institut, la {our et la porte de Nesle, appelée alors porte de Philippe Hamelin ; et au côté oppnsé, devant le vieux château du Louvre, qui venait d’être rebâti par Philippe-Auguste, et qui s'élevait hors de la ville, une grosse tour défendait la rive droite de la Seine.

Charles VE étendit celte enceinte au nord, et Paris, divisé en seize quartiers, occupa une surface de 4,284 arpents. Sous le règne de François Ier ia capitale ne s’agrandit que dans sa partie septentrionale : ses murs suivaient les contours d’une ligne tracée depuis la place du Palais- Royal, en passant par les rues des Fossés-Montmartre et Neuve-Saint- Eustache, jusqu’à la porte Saint-Denis, et de cette porte à la Bastille. L'espace qu’iis reuférmaient était d'environ 4,400 arpents. Sous Heuri IV, de nouveaux accroissements le porlèrent à 4,660 arpents. Louis XIE fit augmenter celle enceinte vers le nord, et l’on peut la suivre encore depuis le pont Louis XVI, par la rue Royale et les boulevards, jusqu’au pont d’Austerhtz. Au sud, la limite précédente n'était pas changée. Ainsi, sur la rive droite de la Seine, on voyait dans Paris l’abbaye Saint-Martin, le

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Temple et les bâtiments de la place Royalesle Louvre lopaleisstile jemtin des Tuileries, ainsi que l'hôtel Richeliou, quel'onsppelaitianssi M Patnisd Cardinal, et qui, légué à Louis XHE:par:som miuistnc,s:devintlaréridence::; d'Anne d'Autriche ct du prinae:son:fils, ctoprit aloes enomidePoltisun Royal, nom qu’il conserva-après que Louis IN; ont ctdé:à: son: frèmelonh duc d'Orléans. La partie méridionale:.detParis!compranaiti! outréd'itest Saint-Louis et Ja Cité, où l’on-voyait, cneambrés de constructions qiéf mosquaicnt les façades; la eathédrale: etile, palais de justioc;4roisauttnes: édifices importants+ la Sarbonne; fondée pan Robest aie Sarbony imnics.i lain de saint Louis, et rebätie par Richelieusi locobége de Glunmobristrnitio au treizième siècle, et l'église duSaintesGonetidtes loin to bergére tem"! terre el le roi Clovis farent 'inhuniés, et qtié .Ponireconsd@isition:4i78u oi Hors de l’enccinte au nord:s’élevaient'plüusicuts'cmiemteaat! queiges::} établissements de bienfaisance : tels que:la:léprôseridqdé SnintLiosore, :: fondéc au onzième sièc'e ; Phèpitat Saint'Louis, bâti en:4 607,44’ 4bhaye Saint-Antoine, transformée depuis: en:hôpitak Autouv:tes; mhcs ol rhidit on voyait l’abbaye Saint-Germain-des:Prés| dontila: ffandétiud' !diite deu Childebert Ier; l’église de Saint-Sulpice; quil bâtierau doéfièharsideles fut» reconstruite sous Louis XIV et icrminéorsous:icrègneÆlivants letpalais! du Luxembourg, dont Marie de Médicis ft jeter cs: fondomenpsemt Gigi l'abbaye du Val-de-Grâce, dont la première pierre fut poste en‘164äydort: Jardin des plantes, commencé en 4635; ne da Suipéeriara, bâti en 4656. 1 oh agôtlach ol + 2olfd 19 29litis acroit Louis XIV fit agrandir aussi Paris à- Re des:Invaltdossfutipomprisis dans son enceinte. Sous son règne les anciens fassés:£urent:camblés) ke"! remparts démolis, les portes abaltues, et celles de Saint-Denis eiteSninitéd Martin remplacées par deux arcs de triomphczssonfin à d'arénémentdei Louis X V au trône, la capitale comprenaitune superficie da8, 988 arpentss: Quelques années plus tard, le village du Roulo:fut .renfermidanstlenonni: velles limites que l’on fixa en 1728, et qui donnaient da vienne suparé ficie de 3,919 aïpents. Les lanternes qui avaient icommeanbérà éelaisens Paris en 1666, sont remplacées, en 4766, par les-rénerbèrçsiacmalsi ce: n’est qu’en 4783 que l’on voit paraître une loi concer nant l'alignement des rues; et cinq ans après, une nouvelle muraille qui donne à lac Capitaie une étendue de 10,060 arpents 1. Sa plus grande longneur est de 8,400 mètres ou près de 2 licues, depuis l'arc de triomphe de Hi barrière de l'Etoile jusqu'à la barrière de Picpus; ct sa plus grande largeur de

1 En mesures métriques 3,439 hectares 68 ares.

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6,000 mètres ou une licue et demie, de la barrière de la Villette à celle d'Eufer. Mais déjà cette immense enceinte est devenue trop étroite, depuis longtemps les faubourgs ont été unis à la capitale, les grandes rues qui les continuaient sont devenues ‘les bourgs, ct l'on peut, sans trop de témérité, prévoir l’époque prochaine où la ceinture des fortifications deviendra la limite naturelle de Paris.

Nous venons de suivre les divers accroissements de Paris : jetons un regard sur les monuments qui, depuis le commencement du règne de Louis XIV jusqu’à ce jour, ont contribué à l’embellir. Sous ce monarque on vit s’élever successivement le collége Mazarin, aujourd’hui le palais de l'Institut ? ; la colonnade du Louvre 3, la manufacture des Gobelins 5, les fondations de l'Observatoire 4, l’hosr:ce des Enfants trouvés 5, l’hôtel des Invalides 6, la porte Saint-Denis”, la porte Saint-Martin 8, le Pont-Royal ®, et les édifices de la place Vendôme 1°.

Sous Louis XV on construisit le palais Bourbon, aujourd’hui le Palais législatif 1; le portail de l’église de Saint-Roch #3, Ja fontaine de Grenelle 43%, l'Ecole militaire 14, la nouvelle église de Sainte-Geneviève 15, qui reçut en 4793 le nom de Panthéon, qu’elle a repris depuis la révolution de juillet 4830; la halle au blé #6, la Statue équestre et les bâtiments de la place Louis XV 7, le marché Saint-Martin 18, et l'hôtel des monnaies 12,

Louis XVI, malgré l'embarras des finances, fit faire plusieurs constructions utiles ct belles : le Collége de France fut terminé, l'Ecole de médecine commencée ®%, le palais de justice embelli d’une nouvelle façade 51, l'Odéon construit pour la comédie française %, et le théâtre des Italiens bâti pour l’opéra-comique ?5, avec une façade grande et nobie qui aurait décoré le boulevard le plus fréquenté, si, par un préjugé assez singulier, on n'avait pas craint, en le tournant de ce côté, de l’assimiier aux petits théâtres des boulevards. Quelques années plus tard, le duc d‘Orléans fit bâtir les galeries de pierre du Palais-Royal 24; le beau pont Louis XVI, appelé aujourd’hui pont de la Concorde, fut construit; l’élégante fontaine des Innocents, monument de la renaissance de l’art, fut restaurée #5; le

1 Commencé en 1662. — 2 En 1665. — ? En 1666. — 4 En 1667. — 5 En 1669. — 6 Commencé en 1671, terminé en 1706. — 7 En 1672. — 8 En 1674. — 9 En 1684. — 10 De 1685 à 4701. — 1! Commencé en 1722. — !? En 1736. — !* En 1739. — 14 Commencée en 1752. — !* Les fondations en furent faites en 1757, et la cérémonie pour la pose de la première pierre n’eut lieu qu'en 1764. — 16 Bâtie de 4763 à 1767. — 17 1763 et années suivantes, — 8 En 1765. — 19 En 17714. — 2 En 4774, — 21 En 4776. — 22 En 41781. — 2 4782, — 2 En 1786. — 25 Do 1787 à 1791.

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Thégtre-Français s’éleva ruo de Richelieut : plusieurs barrières entreprises avec autant de luxe que de mauvois goût, ct dont quelques-unes seulement annoncent dignement l’entrée d’une capitale, fxèrent les limiles de Paris enfin le théâtre de la ruc Feydeau, aujourd’hui détruit 3, fut destiné à recevoir la troupe installée précédemment sur le boulevard des Huliens, Napoléon, en s’emparant du pouvoir, sembla prendre à tâche de dédommager la nation de la perte de sa liberté, par tout ce qui pouvait altester sa grandeur et sa puissance. Les embellissements qu’il fl faire à la capitale dans l’espace de douze ans égalent ceux de irois règnes précédents, Les belles rues de la Paix, de Rivoli, du Mont-Thabor, de Castiglionc, et d’autres dont l’énumération serait aussi longue que fastidieuse, s’alignent; les quais d'Orsay, de Billy, Desaix, Morland, Catinat, -Bignon, du Louvre, des Invalides, de la Cité, de Ja Conférence et de la Tournelle sont consiruits ; les ponts de la Cité, des Arts 4, d’Austerlitz 5 et d’Iéna 6, sont successivement livrés à la cireulation ; le canal de l'Oureq et le boau bassin de la Villette favorisent le commerce de Paris 7; les rues sont assainics au moyen de bornes jetant de l’eau, et de 24 nouvelles fontaines, parmi lesquelles on ne peut se dispenser de remarquer celles de la place du Châtelet, de la rue de Vaugirard, du marché Saist-Germain et du boulevard Saint-Martin, Huit marchés couverts s'élèvent sur des places où de sales parapluies en toile cirée meltaient à peine à l’abri des intémpéries de l'air les marchands et les marchandises; de nouveaux égouts facilitent l'écoulement des ruisseaux ; cinq abattoirs vastes et d’une archieeture élégante et rustique commencent à s'élever aux extrémités de la capilale, pour faire cesser le dégoûtant spectacle des animaux tués chez les bouchers 8; quatre cimelières spacieux, situés hors de son enceinte, sont destinés à remplacer ceux qui existaient dans ses murs ? ; d'immenses greniers de réscrve s’étendent sur l'emplacement d’une partie de l’ancien arsenal 19, et la magnifique halle aux vins est commencée 11, Au milieu de constructions utiles, l’achèvement ou la fondation de plusieurs monu ments signalent encore cette époque de despolisme el de gloire ; la magnifique colonnade du Louvre est embellie et terminée ; une galerie commence à compléter la réunion de ce palais avec les Tuileries ?; un arc de triomphe, © 1 De 4787 à 4790. — 2 De 4796 à 1789. — * En 41790. — 4 En 1804. —5 En 1806. — ° En 4813. — 7 En 1809. 8 Leur construction date de 1810, mais ils ne furent terminés tous que depuis la restauration. Le nombre de bouchers de Paris est de 500, fournissant ensemble 1,500,000 francs de cautionnement. —*% Ce changement eut lieu en

vertu d'un décret de 1804, — 1 Commencés en 4807. — !1 La première pierre en fut posée en 1814, — 12 En 1808,

entreprises seulement de Paris, | destiné à lluliens.

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