‹ Géographie complète et universelle ou Description de toutes les parties du monde sur un plan nouveau [microforme]Chapitre 91 sur 108 · PR RER DER ATEN · texte numérisé non relu

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chose. Que vous excitiez ou non sa méfiance, qu'il vous aime ou vous baisse, qu’il espère ou qu’il n’espère pas de vous, il cherchera à vous tromper. Îl ne tiendra jamais ses promesses, et vous serez toujours sa dupe. »

Si nous consultons Malcolm, voici ce qu’il nous dit : « La nation persane, en général, forme un beau peuple, rempli d'énergie, d'activité, d'imagination; un peuple d’une conception rapide, et dont les manières sont agréables et méme entrainantes. Mais les defauts des Persans l’emportent sur leurs vertus. Sous le régime qui les gouverne, étant contraints, dans toutes les circonstances, de recourir à la ruse ou à la violence, ils sont alternativement ou esclaves ou tyrans. »

Pottinger peint ainsi les Persans : « Aimables envers leurs égaux, serviles envers leurs supérieurs, superbes envers leurs subordonnés, ils sont, dans les plus hautes conditions comme dans les classes les plus inférieures, également avares et fripons. La fausseté et la perfidie leur paraissent des moyens plausibles pour parvenir à leurs fins. Bref, la Perse est pour ainsi dire le foyer de toute espèce de vexation, de tyrannie, de cruauté, de bassesse et d’opprobre. »

Le voyageur Otter s'exprime, à l’égard des Persans, de la manière sui-

vante: «Ils ont l'esprit très-délié; ils réussissent dans les sciences, dans

les arts, et généralement dans tout ce qu’ils entreprennent. Ils sont de bonne société, civils et polis envers les étrangers. Ils aiment le vin, les fêtes et le luxe, qu’ils ont porté aussi loin qu'aucune autre nation. Ils sont bons connaisseurs en tout, et ilest difficile de les tromper : c’est ce qui fait que les juifs, qui dans la Turquie sont puissamment riches, sont fort misérables en Perse. »

Écoutons maintenant M. Jaubert : « Persuadés que la justice n’a d’autre règle que la volonté du prince, les Persans courbent la tête sous le joug, et ne conçoivent pas même qu’il soit permis de s’y soustraire. Ils combattent par obéissance ou pour changer de maître, mais non pour la liberté, mot qui n’a point d’équivalent dans leur langue. Îls flattent sans pudeur l’homme puissant qui les opprime, et mettent souvent en pratique cette maxime odieuse, qui est devenue proverbiale chez eux : Baise la main que lu ne peux couper. À leurs yeux, le droit n’est rien, la force est tout. Le succès justifiant toujours l’entreprise, ils comptent pour peu de chose le choix des moyens. La perfidie, la trahison, le parjure n’ont rien qui leur paraisse répréhensible : il faut réussir. Dissimuler,

renier même sa religion dans un danger oressant, n’est point un crime il 70

« à leurs yeux. Je les ai entendus se glorifier, comme d’une action hé- è re « roïque, d’avoir fait assassiner lâchement un général ennemi. Cette mo- i joue: « rale affreuse fut de tout temps celle des habitants de la Perse. » Le chao Outre la fête des roses dont nous avons parlé, il existe en Perse plusieurs î È .

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autres fêtes plus ou moins célèbres et plus ou moins antiques : telles sont la fête des flammes (Ydi-niran), la fête des eaux (Abrizegan), la fête des “pi

2 . 5 Es is sacrifices (Fdi-Kourban), le Ramazan, le petit Beyram, l'Achoura ou le À re martyre de Hassan et Hussein, enfin le Néw-rouz ou la fête du nouvel an, 1 CA instituée par Djemchid, et dont les processions sont représentées sur les i FE

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marbres d’Istakhar, dans la plaine de Persépolis. La fête du nouvel an, la seule fête civile que les Persans connaissent, k ren est célébrée avec beaucoup de pompe. Le sultan Djélaleddin, instituteur

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d’un calendrier qu’on dit préférable au calendrier grégorien, a fixé la fête ê , du renouvellement de l’année solaire au jour de l’équinoxe du printemps, i Te tandis que l'année mahométane et lunaire commence à une époque variable. È « le « On annonce la fête au peuple, dit Chardin, par des décharges d’artillerie è He « et de mousqueterie dans les lieux où il y en a... Les astrologues, ma- Hi «le « gnifiquement vêtus, se rendent au palais royal ou chez le gouverneur du ; « le

« lieu, une heure ou deux avant l’équinoxe, pour en observer le moment. « À l'instant qu’ils en donnent le signal, on fait des décharges, et les « instruments de musique, les timbales, les cors et les trompettes font re- « tentir l’air de leurs sons. Ce ne sont que chants, qu’allégresse chez tous « les grands du royaume. A Ispahan on sonne des instruments tous les « huit jours de la fête devant la porte du roi, avec des danses, des feux e « des comédies comme à une foire, et chacun passe la huitaine dans une joie « qui ne se peut représenter. Les Persans, entre autres noms qu’ils donnent « à cette fêle, la nomment féle des habits neufs, parce qu’il n’y a hommessi « pauvre et si misérable qui n’en mette un, et ceux qui en ont le moyen en ; « mettent tous les jours de la fête. C’est le vrai temps de voir la cour, car « elle est plus pompeuse qu’en aucun autre temps... Chacun s’envoie des « présents, et dès la veille on s’entr’envoie des œufs peints et dorés. Il y a « de ces œufs qui coûtent jusqu’à trois ducats d’or la pièce. Le roi en | « donne comme cela quelques cinq cents dans son sérail, dans de beaux « bassins, aux principales dames. J’en ai rapporté quelques-uns de cette « sorte. L’œuf est couvert d’or, avec quatre petites figures ou miniatures « fort fines aux côtés. On dit que de tout temps les Persans se sont donnés « des œufs comme cela au nouvel an, parce que l’œuf marque le commen- 1 4, Jaubert : Voyage en Arménie et en Perse, p. 324,

SOLAR ASF PARENT PARENT Pere

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