XXII PRÉFACE DE L’AUTELR
l’homme désireux de connaître à fond les diverses contrées du
monde.
Cet ouvrage a été terminé dans les derniers jours du mois de chewâl, l’an 548 de l’hégire (correspondant à la mi-janvier de l’an 1 154 de J. C.).
NOTE EXPLICATIVE
DES PRINCII’AI.ES AJ5RÉ\IATI0NS ET I)L SYSTÈAiE DE TRANSCRIPTION ADOPTÉS DANS LA PRESENTE VERSION.
ABHEVIATIONS
Pai' ms. A. nous avons voulu désigner le manuscrit primitivement découvert à la Bibliothèque royale : il est in-folio et se compose de deux cent trente-six feuillets en papier de coton; l’écriture en est assez belle, mais dans les noms propres de lieux on remarque souvent l’omission des points diacritiques , ce qui porte à croii’e que le copiste ne connaissait pas bien la véritable prononciation de ces noms. Sauf les douze feuillets qui terminent le troisième climat, tout le manuscrit est en caractères dits arabes-africains. On lit au bas du deux cent trentesixième feuillet findication suivante ;
(*^ d Lo AÀJadj (jlxj
«Ce livre a été fini (de copier), grâce au secours divin (puisse la « miséricorde de Dieu s’étendre sur le dernier des prophètes, sur sa fa- M mille et sur ses compagnons; que le salut soit sur eux!), par Mo- « bammed, fils d’Abdallah, fils d’Abd-el-Motalleb, dans la ville d’Alméria « ( puisse le Très-Haut la défendre et la couvrir de sa généreuse pi'otec- « tioni); et cela vers le milieu du mois béni de cbewâl, l’an yâ/i (cor- (i respondant aux premiers jours du mois de mars, fan i 344 de J.-C.). » Le ms. B. est celui qui provient de la collection Asselin : il ressemble,
NOTE EXPLICATIVE
par son format, à un et se compose de trois cent cinquante- trois feuillets en papier de coton. Ecrit en caractères neskhis, il paraît avoir été copié, soit en Egypte, soit en Syrie, avec plus de soin que le précédent. Il est seulement à regretter qu’un gi'and nombre de feuillets aient été déchirés, salis ou usés; que les premières pages soient entièrement ilHsibles, et que le manuscrit s’arrête à la huitième section du septième cbmat. Le planisphère et les tableaux ou cartes géograpliiques qui l’accompagnent sont d’une exécution on ne peut plus grossière. On y remarque cependant quelques indications des longitudes et des latitudes des lieux.
Sous la dénomination d'abrégé nous avons voulu désigner le texte arabe imprimé à Rome en 1892, selon toute apparence, d’après le manuscrit n° 33/i de la Bibliothèque du Roi.
Par version latine nous entendons l’ouvrage publié à Paris, en 1619, par Gabriel Sionite et Jean Hesronite, sous le titre de Geographia Nabiensis, id est accuratissima totias orbis, in septem climata divisi, descriptio.
Les passages compris entre guillemets sont ceux qui, du moins à notre connaissance, n’avaient jamais été traduits soit en itaben, soit en espagnol, soit en latin, soit en français.