ITINÉRAIRE DE CHIRAZ A KHOUZISTAN
De Chiraz à Hawim , 1 5 milles.
De là à Khalan village considérable, 12 milles.
De là à Djeraré Sj\j 4^, village où l’on ne trouve que peu
d’eau, i5 milles.
De là à Kerkman , village , 1 5 milles.
De là à Noubendedjan « ville importante dont le
« commerce est florissant, et dont il a déjà été question, » 18 milles.
De là à Djerendan village, 12 milles.
De là à Zaïdé village, 12 milles.
De là à Khan-Hammad yLâ- , village très-peuplé, 12
milles.
‘ Ou plutôt de i65 milles, en rectifiant l’addition.
’ N’oublions pas que notre auteur considère Redjan comme la ville principale de cette province. Voyez ci-dessus , page Sgi.
De là à Rasen lieu situé sur la limite du Redjan Feuillet 99 verso.
21 milles. //*' : !!•
De là à Bendel \ 9 milles.
De là au village des Scorpions tlpCixJi ôn Tecouf Behira ijyX), 12 milles.^ ' '
De Redjan à Souc-Senbil , on compte 1 8 milles.
On parvient ensuite au pont de Bekiar, construit à la distance d’un jet de flèche de Redjan.
La distance totale qui sépare Chiraz de Redjan est donc de 1 3 O ‘milles
En se dirigeant de Chiraz vers l’orient on peut se rendre à Yezd ville située sur les confins du désert du Khorasan. Nous nous bornerons à' indiquer ici les distances, nous réservant d’entrer ultérieurement dans plus de détails.
De Chiraz à Zerkian station située auprès d’un ruisseau dont les eaux sont douces et agréables à boire, 18 milles.
De là à la ville d’istakhar 18 milles.
De là à Tiz village, 12 milles.
De là à Kelimend village, 2 4 milles.
De là à Rend village, 2 4 milles.
De là à Ircou'iéh , ville, 36 milles.
De là à Asad village et lieu bien fortilié, 89 milles.
De là à Cala’at el-Madjous iUls, 18 milles.
De là à Ketbah ville qui dépend de 4[ezd, i5 milles.
De là à Yezd, dont nous traiterons dans la section suivante,
3o milles.
‘ Le ms. A. porte J Jyy- '
’ L’adclilion des nombres ci-dessus donne 171 milles
^ Les deux mss. portent partout ; mais il y a évidemment absence de deux points diacritiques. Les auteurs de la version latine ont lu Yezd.
Feuillet 99 verso. ITINERAIRE DE CHmAZ A CHIRDJAN , VILLE DU KERMAN.
De Chiraz à Istakhar, 36 milles.
A Wadi Aïad iU dépendance du pays de Djour, 2 4
milles.
A Kelwan i4 milles. ^
A Khoubaïan \ bourg situé sur les bords d’un lac, i8
milles.
Cette ville porte aussi le nom de Zobeïda ; nous aurons occasion d’en reparler.
De là à Noubendedjan yL5-.XÂj^, i8 milles.
De là à Sahek liLtûLo, ville populeuse, 2 4 milles.
De là à Robat el-Sarmacan LL^, « l’intervalle de 2 4
« milles qui sépare l’un et l’autre de ces lieux est entièrement « désert. »
A Robat Seif Kham ^ LLj, 27 milles.
Robat el-Sarmacan dépend du Fars, et la contrée située au delà fait partie du Kerman.
Total de la distance de Chiraz à Sarmacan, 180 milles^.
De là à Chirdjan on compte 2 4 milles.
ITINÉRAIRE DE CHIRAZ A BAREM pjl , VILLE DU KERMAN.
De Chiraz à Kharmim qui dépend du Kerman, 21
milles.
De là à Djoursian ,
De Djoursian^ à la station dite Robat LIjj, 12 milles.
De là à Kera , village , 1 2 milles.
‘ Le ms. A. porte ybUj.^.
^ L’addition des nombres ne donne que i58 milles.
’ Les mss. et la version latine sont peu d’accord entre eux sur l’orthographe de ce
nom.
De là à Fesa Lô, lieu dont il a déjà été question, i5 milles.
De là à Tasan ville, 12 milles.
De là à Fesidjan yCsy-jdl, 18 milles.
A Nazkian 1 2 milles.
Puis à Berkian — >, ville bien peuplée et florissante, 12
milles.
A Sian qU-v ^ 1 2 milles.
De Sian à Darabdjerd 3 milles.
De là à Ram el-AIehdi j,^, belle ville et place forte, i5
milles.
A Pioustac el-Roustac i5 milles.
A Foredj ^ ville considérable, 2 4 milles.
A Barem , ville , 42 milles.
Total de la distance de Chiraz à Barem, 2 46 milles
« Il nous reste à indiquer les distances respectives des villes « dans le Fars. Ainsi de Chiraz à Kawan (ou Kewan « joli village où se trouve une mine de laquelle on extrait une « sorte de terre de couleur verte comme de l’herbe, et même « d’un vert plus foncé (cette terre est comestible et d’une saveur « très-agréable), on compte 3o milles. »
De Chiraz à Beïdha Ua^j, 2 4 milles.
De Chiraz à Toudj 96 milles.
De Chiraz à Houma 42 milles.
De Siraf à Nedjlrem , 36 milles.
De Roudhan à Aban , 54 milles.
De Aban à Fohredj 76 milles.
De Fohredj à Kethah 36 milles.
‘ La version latine porte Narckan. Dans le ms. A. le nom de Berkian est omi.'i.
’ La version latine porte Seban. — ’ Le ms. B. porte , peut-être au lieu
* L’addition ne donne que i83 milles; pour qu’elle fût exacte, il faudrait évaluer à 53 milles la distance qui sépare Rharmim de Djoursian
P'euiHel i oo recto De Kethah à Meïmend et de là à O’cda «JsJU, 3o milles.
De O’cda à Babeïn (jol», 65 milles L
« Il existe dans le Fars quatre arrondissements connus sous « le nom de zem (pluriel c’est-à-dire cantonnements
« de Kurdes. Chacun de ces zem se forme de la réunion d’un « certain nombre de villages et de villes, et est sous le comman- « dement d’un chef pris parmi les Kurdes, lequel est chargé de « réparer les accidents fâcheux qui ont lieu dans sa circonscrip- « tion, et de veiller tant à la sûreté des routes qu’à ce que per- « sonne n’éprouve de vexation
V Le premier de ces arrondissements se nomme Zem el-Ha- « San ben-Khalwiéh ^ Remidjan ; c’est
« le plus voisin d’Ispahan. Il confine d’une part au territoire de « Sahour et de l’autre à celui de Redjan de
« manière à comprendre tout le pays entre Beïdha Uax? et Ispahan. « Toutes les villes et tous les villages qui se trouvent compris « dans ce territoire sont considérés comme faisant partie de « celui d’Ispahan. Cependant les habitants sont en état hostile « avec les Nabidjan qui, dans cette même contrée, vivent aux n environs de Chehriar .
« Du Zem dont il est ici question, à Chiraz, on compte 72 « milles.
« Le second arrondissement est Zem el-Diwan yî^.xJI pj, éga- « lement connu sous les noms de Huseïn hen-Saleh « de Souran , et faisant partie des dépendances de
« Sahour. Il confine d’un côté au territoire d’Ardechir, et des
‘ La version latine porte 290 milles, et termine ici la sixième section.
■ Nous croyons devoir transcrire ici le texte arabe de ce passage intéressant :
J Jlai ^ y
« trois autres à celui de Sabour. La limite de ce zem la plus Feuillet loo recto. « voisine de Chiraz en est éloignée de 2 1 milles.
« Le troisième est le zem de Loudjan pj ou d’Ahmed
« ben-Elleith Compris dans les dépendances d’Ar-
« dechir, d’une part il est borné par la mer, et des trois autres « par ces dépendances. La plus courte distance de ses limites à « Chiraz est de 48 milles.
« Le quatrième ^ a pour limites 1° Maridjan y' — 2° le « Kerman, 3° le territoire d’Ardechir; il dépend entièrement de « cette dernière province.
« Les Khoua et les 4ezid tribus Kurdes qui Iré-
« quentent cette contrée , sont au nombre de cinq cents familles.
« Chacune de ces tribus peut mettre sur pied environ mille « cavaliers, et la plupart d’entre elles mènent paître leurs trou- « peaux dans les champs, l’iiiver comme l’été. Aucune de ces « tribus ne s’éloigne de son zem isolément, mais elles décam- « pent toutes ensemble pour se rendre aux cantons qui leur sont « assignés, sans empiéter sur le territoire d’autrui. Ebn-Doreïd « rapporte que ce sont des Arabes issus des Kurdes ben-Marrat,
« ben-O’mar, ben-A’mer.
« Les Kurdes du Fars possèdent des troupeaux de moutons,
« de chameaux et de chevaux communs; en effet, loin d’être de « belle race, la plupart de ces chevaux ne sont employés que « comme bêtes de somme. Mais à Houma dans le Ma-
li ridjan yLatfjU, on élève des chevaux de race pure qui se vendent « à très-haut prix, tant à cause de la beauté de leurs formes qu’à Il raison de leurs qualités généreuses.
* Les manuscrits nous paraissent présenter une lacune; c’est par conjecture que nous ajoutons ces mots : « le quatrième. »
’ Ou Yezidis. Voyez, au sujet de ces sectaires, Hyde, Hist. rel. vet. pers., p. 549 et suiv., Niebuhr, Voyage en Arabie, t. II, p. et suiv., la notice imprimée à la suite de la description du pachalik de Bagdad, p. 191 et suiv., et mon Voyage en Arménie et en Perse, pages 19, laS, 124 et 12b.
Feuiiipt loo verso „ Qn remarque dans le Fars divers châteaux-forts construits « sur des montagnes très-hautes, et considérés comme impre- « nahles (du moins de vive force) pour quelque prince que ce « puisse être. On compte au nombre de ces forts :
« Nakianah sbU^b ^ sur une montagne à triple sommet, sur « chacun desquels est un fort inaccessible de tous côtés, excepté '< du côté de la mer. C’est un point culminant vers lequel se « dirigent les navires, car on l’aperçoit de très-loin et on peut, « en l’observant avec soin, reconnaître par là les côtes et les ports « du Fars. On dit que cette forteresse fut construite par Dje- « lendi, fils de Kana’an.
« Kanian sur une montagne argilleuse dont on ne peut
« atteindre le sommet que par un sentier étroit semblable à ceux '< que pratiquent les fourmis.
« Isfidiadh ibkK.A-»-»*'' dépendant d’Istakhar, sur une haute '< montagne qu’on ne gravit que par un chemin difficile dont la « longueur est de 3 milles. Ce fort est imprenable si l’assiégé « veut s’y défendre; mais il n’y a d’autre eau que de l’eau de « pluie, on ne peut donc le prendre qu’en le bloquant et par « famine.
« Iskiwan dépendance de Bach jib, fort construit sur
« un point excessivement élevé et d’un accès très-difficile. Il y « a une source d’eau vive.
'< Hawdan ^ situé dans un lieu connu sous le nom de
« Soueïca de Kiam-Firouz u-» C’est un fort qu’il
« n’est possible d’apercevoir que d’un côté et dont l’accès est « très-difficile.
« Bendares place très-forte et pour ainsi dire inexpu-
« gnable, située du côté de la province de Redjan et habitée par
' Ou Dakianah, d’après le ms. A.
’ Le ms. A. porte
n une peuplade d’ignicoles — s: p^5. Il y a une source d’eau « courante.
« Aïdadj place comparable sous tous les rapports à la
« précédente.
K Le Fars est sillonné par un grand nombre de rivières, de « ruisseaux et de torrents, dont nous allons donner la nomen- « clature autant du moins que nous le permettront nos connais- « sances et nos forces, car toute perfection comme toute puissance « résident en Dieu seul. Les cours d’eau du Fars prennent tous « leurs sources dans les montagnes voisines d’Ispahan et se jet- « tent dans le golfe Persique Ces eaux sont générale-
« ment douces et agréables à boire; en voici la désignation, « savoir :
« La rivière de Mesin dont les sources dérivent des envi- « rons d’Ispahan et de Serdan \ se réunissent auprès du
« village de Mesin ^ où elles servent aux besoins de la popu- « lation, se dirigent vers llab el-P»edjan coulent
« sous le pont de Bekiar jlsCvJi , pont qui sert de limite
« entre le Khouzistan et le Fars, et qui est très-remarquable: « car il ressemble à celui de Cordoue en Espagne dont la cons- « truction est si belle et si curieuse. Le Mesin arrose ensuite les « campagnes de Piousiher^.^.*^j,^ et va se jeter dans la mer au- « près de Chinizj.jç^.
« Le Sirïn ^ qui sort des montagnes de Danian
« du pays de Bazih arrose les campagnes de Badrik « et de Kbaladjan , traverse et sillonne rapidement le
« territoire de puis se jette dans la mer auprès de
« Rahabé
‘ Le ms. A. porte '
^ Dans le ms. B., celle particularité est omise.
’ Ou Chirin d’après la géographie attribuée à Ebn-Haukal.
‘ Ce nom de lieu a été laissé en blanc dans nos deux manuscrits.
Feuillet 100 verso.
Feuillet 101 recto. « Le Sadikian sort des montagnes de Bazih, pénètre
K dans le Nizek \ arrose les territoires de Khan Hammad
« — iw, de Ziraberd de Thabir de Kerkman
« s’étend sur le Dest el-Restcan puis se jette
« dans la mer.
« Le Derdjend prend sa source dans le Djerendan
« arrose ce pays, passe à Banbouran puis, divisé
« en plusieurs branches, coule vers le Djiladkhan et a
« son embouchure dans la mer.
« Le Warch prend sa source dans le Khanandjan supé- « rieur IjJxJt yUsïUi-, se dirige vers Berzian ybjjj , réunit ses « eaux à celles de la rivière.de Sabourji^Lw, passe à Nouh « ou du moins près l’une des portes de cette ville, et puis se jette « dans un lac.
<1 L’Abseïn sort de Kbilal Wadeïn parvenue
« à Djifan cette rivière se jette dans celle de Nouh
« Le Soukian surgit des campagnes de Rouidjan « auprès d’un village nommé Sarcari traverse les terri-
« toires de Siah et de Rewan-^^î^, se dirige ensuite vers le
« village d’Asek dont il prend le nom, puis se jette dans
« la mer. 11 n’y a pas dans le Fars de rivière plus utile à l’agri- « culture, car ses eaux fertilisent les champs d’un grand nombre « de bourgs, villages, et autres lieux habités.
(( Le Bouseïn a son origine dans les campagnes de Ma-
« cberem et de Nedjirem , se dirige vers le Mustedjar n coule sous un pont connu sous le nom de Seboul
« Jj-SAw, pénètre dans le Khouré et dans le Dareïn pnis « a son confluent dans la rivière d’Abseïn
‘ Le ms. A. porte Ou peut-être Toudj ® Même observation.
« Le Ker prend sa source à Kerwan auprès d’Azd Feuillet i
« on l’appelle aussi Nekerwan ou rivière de Kerwan, dé-
« pendance du Bewan pays très-connu dont nous avons
« parlé plus haut; cette rivière arrose le territoire de Kiam-Firouz « et celui des villages de Wandjerd de Kasikian
« et de Soutouh kwJî , puis verse ses eaux dans le lac
« d’Andjikian •
B Le Ferwab reçoit ce nom que lorsqu’il est parvenu
« à la hauteur de Djewizcan Ce cours d’eau passe auprès
« d’Istakhar sous le pont de Khorasan puis
« se réunit au Ker
« Le Niréh prend sa source dans la contrée de Dardjan- « Siah ol^ arrose les territoires de Khaïfecan ^JLjL)U-=w,
« de Djour et d’Ardechir Kliouré , puis va se
« perdre dans la mer.
« Il existe en outre, dans le Fars, beaucoup de cours d’eau de « peu d’importance et dont nous nous abstenons de parler de « peur de causer à nos lecteurs de la fatigue et de l’ennui.
« Il y a dans cette même contrée (le Fars) divers lacs dont « les bords sont couverts de villages, d’habitations et de cul- « tures. Nous décrirons les plus considérables et ceux dont les « bords sont les plus peuplés et les plus productifs, savoir :
« Le lac de Henkian qui reçoit les eaux de la
« rivière de Ker . Il est situé dans le pays de Dja’r y^=r el « s’étend jusqu’auprès de Sahek du Kerman sur un
« espace d’environ 6o milles de long et de 6 milles de large;
H ses eaux sont salées. Durant les vents chauds de l’été, on re- « cueille sur ses rives une grande quantité de sel utile à la con- « sommation ; on y voit une infinité de villages et de champs « cultivés qui s’étendent jusqu’aux dépendances d’Istakhar.
* Il s’agit probablement ici de la rivière que M. Kinneir désigne sous le nom de Ker ah.
1 recto.
Feuillet 1
Feuillet 1
1 recto. K Le lac de Bedest Arden dans le pays de Saboiir
Sa longueur est d’environ 3o milles; ses eaux sont « douces, mais il est sujet à se dessécher presque entièrement « quand les vents d’été soufflent, et durant les chaleurs de la « canicule; alors il n’y reste que très-peu d’eau. Lorsqu’il est « plein (au contraire), la profondeur de l’eau est de près de six « brasses, et le lac est couvert de bateaux, car on y pêche en « abondance de gros et excellent poisson. Les produits de cette « pêche sont transportés à Chiraz où ils excèdent les besoins de « la consommation.
1 verso. " Le lac de Kour dans le pays de Sabour , auprès « du lieu connu sous le nom de Kazeroun. La longueur de ce « lac, dont les eaux sont salées et cjui s’étend jusqu’auprès de « Mourac est d’environ 3o milles. On y voit des bateaux
« pêcheurs. Le poisson se vend dans la contrée environnante.
« Le lac de Hemkian ylAî-k dont les eaux sont salées et dont « la longueur est d’environ 36 milles. On en extrait beaucoup Il de sel et on y pêche beaucoup de poisson. Sur ces rives sont « lesvillages de Teherdjanyl=-;-|^ dépendants d’Ardechlr Khouré i. Ce lac, situé à la distance de 6 milles de Chiraz, « se prolonge du côté opposé jusqu’auprès de Djour Sian « .
Il Le lac de Tasferié auprès duquel est le monastère
« du même nom; sa longueur est d’environ ilx milles; ses eaux Il sont salées et très-poissonneuses, ses bords très-marécageux « sont couverts de roseaux, de papyrus , de plantes aquati- « c|ues ItLa- et autres dont les riverains savent tirer parti. Il est <1 situé dans la province d’Istakhar et confine avec le territoire
‘ Le ms. B. porte Henkiam, mais il y a lieu de craindre qu’il n’y ait dans l’une et dans l’autre leçon quelque erreur de copiste, car ce nom ressemble beaucoup à celui d’un autre lac dont il vient d’être fait mention. D’après la carte jointe au ?^arrative of a Journey into Khorasan par M. Fraser, il faut lire Baktegaun.
« de Zorcan > dépendance de Hérat C II ne nous pa-
n raît pas nécessaire d’insister sur l’utilité et les ressources que « présentent ces divers lacs.
« Il existe en tous lieux, dans la province de Fars, des tem- « pies consacrés au culte du feu ; plusieurs d’entre
« eux sont d’une beauté remarquable ; tel est celui de Kazeroun « , grand édifice où le feu brûle depuis plus de mille ans;
« tel est encore celui de Nedjré iyf (ou Bedjeré dont la
« construction est attribuée à Dara, fils de Darouïé, et tellement « vénéré des Persans qu’ils jurent par ce temple et que c’est là « fun de leurs plus grands serments; ils y font leurs adorations.
« Tels sont le pyrée de Madaïn ^ situé sur les bords de
« fétang de Djour, et celui qu’on voit auprès de la porte de Sait bour, près du Heu connu sous le nom de Seïr Hussein « . Il existe un autre dôme consacré au culte du feu près
« la porte de la même ville, dite porte des Sassanides; ce der- « nier est connu sous le nom de Hetliil Kelnous
« Un autre pyrée en grande vénération est celui de Bekia- K roun Un autre très-considérable et que les habitants du
« pays prennent à témoin de la vérité de leurs serments, est Il celui de Siran Un autre, celui qu’on appelle Nabri
« Mard est situé près de Chiraz, dans un village connu
« sous le nom de Nlzkian et sur une éminence que les
« habitants de Siraf ôI^a-w peuvent apercevoir de chez eux. Ce « village de Nizklan est à un mille au nord de Chiraz sur la « route qu’on prend pour se rendre, par Ùezd, dans le Kho- « rasan.
« Il y avait autrefois dans le Fars un grand nombre de temples
' J’ai bien de la peine à croire qu’il s’agisse ici de la ville de Hérat en Kliorasan.
* Le ms. A. semble porter .
’ Il n’est pas question de ce temple dans le ms. A.
Feuillet loi \er.so.
Feuillet loi verso. „ coiisacrés au culte du feu; devenus inutiles par le retour^ à « l’islamisme de la majorité des Persans, les lieux où ils s’éle- « valent subsistent de nos jours abandonnés et déserts.
« Le territoire du Fars forme un espèce de parallélogramme « dont chacun des côtés est de 45 o milles en suivant une ligne « droite qui s’étend depuis Redjan jusqu’à Noubendedjan « à Kazeroun et à Khouré et qui embrasse les
« cantonnements ou zem Darabdjerdj Toudj
« et Barem La partie occidentale de cette contrée est con- « sidérée comme sujette à des chaleurs excessives la partie
« orientale comme jouissant d’un climat frais Dans la pre-
« mière catégorie sont compris Redjan Noubendedjan
« Mehrouian Chiniz — a — \ Djenabé
« ioUs-, Toudj Dest el-Restcan Khouré
« Dareïn Kazeroun Dest Bareïn Djebi-
« reïn Dest el-Mousican Ram el-Lewadjan
« p, Kir Kenderïn Aberd Semiran
« yljwçsw, Khanandjan Kewan Siraf Nedjirem
« , Hissn A’maret ijA et divers autres lieux.
Feuillet loj recto. «Dans la seconde sont Istakhar Beïdha , Babeïn
« Aïdadj Kiam-Firouz pk”, Kird Khalan
« Serousïn Isfidjan yUjouwl, Azd Zouz
«jjj^!, Saram Bazrendj Serdan Houma
« Carïn Meskianat Andj Sahandiat i::jL!^XÂi£iUîJl,
« Barem p;b, Rehnan Bewan Tarekhchan
« Djewizcan Aclid <XaL»L Sourmac (yay*J\, Ircouïéh
« Berdoukhan Fanïn (jôb .
‘ D’après l’opinion de divers docteurs orientaux, tous les hommes qui, même avant la prétendue révélalion du mahométisme, croyaient à l’unité de Dieu, sont réputés musulmans.
“ Ou plutôt Tarera.
‘ Le ms. A. porte ; le ms. B.,
Peut-être au lieu de ^ezdekhast.
« Le climat de la contrée froide — « est sain et tempéré, Feuillet 102 recio. « celui du pays chaud est au contraire lourd et insalubre.
« Ce que nous venons de dire du Fars paraîtra sans doute « suffisant aux personnes douées d’intelligence et de savoir. La « présente section comprend les villes de Hormuz et de
« Moutkhan le village de Sour \jj.s et les montagnes
« des Bolous o-jkdî JU»- qui dépendent du Kerman; mais nous « traiterons séparément de tout ce qui nous reste à dire de cette « dernière province, dans la section suivante, s’il plaît à Dieu. «
Suite du Fars et du Kerman. — Ketliah. — Yezd. — Chirdjan. — Djireft. — Bana. — Hormuz ou Ormuz. — Khabiss. — Welasgherd. — Sedjestan. — Zarendj. — Lac de Derrah ou de Zerrali. — Khorasan. — Caneïn ou Caïn. — Zouzan. — Tubbus.
Feuillet 101 verso. Au nombre des pays habités qui seront décrits dans cette septième section, il faut comprendre l’arrondissement d’Istakbar « c’est-à-dire les villes qui, comme Ketbali aâS", Babeïn « Fohredj et Roudhan faisaient, à ce qu’on
« dit, partie des dépendances du Kerman, mais dont l’adminis- « tration a passé dans le département du Fars, contrée qui s’étend « sur un espace d’environ cent quatre-vingts milles, et où l’on « remarque les villes suivantes : Ircouïéb \ Aclid
« Surmac Djewizcan Meskian Ardjiman
« ybTTji/l, Barem, ville d’Abdul-Piahman po,
« Mehrirdjan Sabek-el-Kobra Mehrah
« Arkian Hirah Aïdadj Houma
« Serdan Keïber Bedjéb Kerd et Lourdjan
La présente section contient donc la description de la partie du Kerman située au midi des pays ci-dessus indiqués, savoir : Moundjan Wardest W elasgherd Djezer-
man Roudhan Roustac-el-Roustac (jUwjjJI
Chirdjan yl^ay..^, Yezdechirj.^^, Zerhend Mahan yUûU,
Khabiss Djenah Djireft o» — Hormuz ÿ..^,
‘ Je suis porté à croire qu’il s’agit ici de la ville indiquée sous le nom d Aberkoub sur la carte de M. Rinneir et ailleurs, mais les mss. portent ou
Setourah « Nakiz » Rifan yLju^J!, Bam l’ohredj
Barmachïn et Bouchindj
A l’orient du Fars et du Kerman commencent des déserts dont l’immensité est telle qu’il n’en existe pas de pareils dans l’univers habité. Cependant on y trouve des villages, et, sur les lisières, des villes dont nous donnerons la description en temps et lieu. A ces déserts touche la majeure partie du Sedjestan dont les Ailles les plus connues sont Zarendj g-'jj. el- Tâc el-Fars Khawas Sarvvan Bost
Raïcan yÜLji^i (ou Zacan Bendjewaï Esfendjaï
, Tira Chebek Baghneïn Khouré ,
Cart Derrah Dorac Calaï Koukouïeh Meïchoum et Bachvverd ijyïL.
La partie septentrionale de cette contrée touche au Khorasan , et comprend quelques-unes des villes de cette dernière province, parmi lesquelles on remarque Caneïn (j-jlü (ou Caïn 0jb), Zouzan Savvamak dJuî^, « Baïand » Malin yJU,Wadi-
can yUüsi^JI, Sarakhs Bourendjan et divers lieux
du Couhestan tels que Bachïn Kourïn Tab-
nïn (jvyis', Hâsikïn et Bostaderan U b ibu-o . Nous décri-
rons tous ces pays un à un , en les distinguant soigneusement par leurs traits caractéristiques, selon l’usage que nous avons suivi j)récédemment.
Istakhar surpasse , ainsi que nous l’avons dit , toutes les autres villes du Fars en fait d’étendue de territoire, de nombre d’édifices et de population. Elle est située à 96 milles d’Ircouïéh «place forte, abondante en ressources, très-peuplée,
' Le ms. A. porte Bousih ..Aawjj.
* Ce nom de lieu manque dans la version latine, p. 128.
* M. Fraser [Journey into Khorasan, page 243) écrit Serrukhs; M. W. Oiiseley Sarkhes.
* Ou Aberkouh. Voyez, à l’égard de ce nom de lieu, la note p. 4i6 ci-dessus.
Feuillet 102 recto.
Feuillet 102 verso
IRCÜUIÉH
ou
.ABERKOriI.
Feuillet 102 verso. « fréquentée par les marchands, ceinte d’un mur en terre, et « dont les maisons sont pour la plupart construites en briques « et en argile. Il n’y a pas, à Ircouïéh, d’eau courante, et ses « environs, dépourvus d’arbres ainsi que d’édifices, se composent « de champs où l’on cultive le froment et diverses sortes de cé- « réales. Les grains y sont à bon marché. On remarque, dans « le voisinage d’Ircouïéh , des dunes de sable et même de hautes « montagnes dont la longueur est de plus de 2 milles. » A moitié chemin , entre Istakhar et Ircouïéh , est un bourg nommé Bedjéh , « dont le territoire, très-peuplé, porte le nom d’Azd « ijl . )) D’Ircouïéh à Kethah on compte 1 2 3 milles.
KETHAH. '< Cette dernière ville (Kethah) est belle, populeuse, com-
« merçante et bien bâtie. Située dans le voisinage du désert, on
« y respire un air pur et salubre. Du reste, son territoire est des
« plus productifs et des plus fertiles, et les cultures s’étendent
« jusqu’aux faubourgs. La plupart des maisons sont construites
« en briques séchées au soleiD. Il y a une citadelle très-forte où
« l’on pénètre par deux portes en fer, dont l’une s’appelle la
« porte d’Andour et l’autre la porte de la Mosquée
« oL, ainsi nommée à cause de sa situation auprès de la
« mosquée principale, laquelle est dans le faubourg. Comme il
« n’y a point de rivière auprès de Kethah , l’eau y est amenée au
« moyen d’un canal souterrain qui part d’un lieu situé à 1 8 milles
n à l’ouest de la citadelle. Auprès de là est un village, connu
« sous le nom de Bidendj où se trouve une mine d’étain.
« On exploite cette mine et on en exporte au loin les produits. « Le village est très-agréable. Le territoire de Kethah, vaste et « fertile, comme nous venons de le dire, est planté de quantité « d’arbres qui produisent d’excellents fruits; on en fait sécher « la majeure partie pour la consommation des pays voisins, et
Tel me paraît être le sens des mots
« notamment pour celle de la province d’Ispahan; les montagnes Feuillet los verso, c environnantes sont également très-boisées. Autour de la ville « est un faubourg renfermant des bazars parfaitement bien cons- « truits. Les habitants de Kethah se font remarquer par leur « politesse et par leur amour pour l’instruction. »
De Kethah à Yezd \ en se dirigeant vers l’orient, on compte yezd.
3o milles. Yezd est « une ville de grandeur moyenne, bien peuplée « et où l’on peut vivre à bon marché. » De là à Hira 2 4 milles. ~
<( On remarque à Hira diverses coupoles et une fontaine. » Hira est situé sur la lisière du désert, et c’est là qu’on prend la route du Khorasan. De Kethah AxS^à O’cda on compte 3o milles. Feuillet io3 rccio.
« Cette dernière ville est petite, mais florissante et populeuse.
« Elle est, comme Ircouïéh, bâtie en briques séchées au soleil,
« et abondante en ressources de toute espèce. » De là à Babeïn (^L», «jolie ville ceinte de murs en terre, commerçante et « riche, » 76 milles. De Babeïn à Ispahan, 78 milles. De Kethah à Fohredj en se dirigeant vers le sud, i5 milles. « Foh-
« redj est une petite ville bien peuplée, dont les habitants se « font remarquer par leur intelligence et leur sagacité. » De là à Aban yU, petite ville non entourée de murs, 76 milles; d’Aban à Pioudhan 5o milles.
Du bourg de Aban à Chirdjan « place forte, lieu de
« garnison et de perception d’impôts, » sur la limite du désert, une faible journée.
K Roudhan est une ville grande, bien bâtie, commer-
« çante, populeuse, possédant un territoire considérable et plu- « sieurs mosquées où l’on fait la khqtba, et comparable à Ircouïéh « sous le rapport de l’étendue et de la beauté des édi-
* Nos deux manuscrits portent toujours Berd.
® Ou Djira, d’après le ms. B.
’ La carte jointe à la relation du voyage de M. Fraser porte Oogda.
* La version latine et le ms. A. portent Mourdjan.
420 TROISIÈME CLTMAT.
Feuillet io3 recto. « fices; moins cependant que Hoiima ville dont la gran-
« deiir et l’importance commerciale égalent celles d’Ircouïéh. » De là à Chiraz, on compte 36 milles. «De Houma dé-
' « pend un territoire connu sous le nom de Tasouh .
« Memid Kethah aa5", Babeïn et Fohredj 2;^», dont « il vient d’être question, sont quatre villes formant un seul dis- « tri et, qui possède, par exception à tous autres, quatre chaires « où l’on prononce la khotba^.
« Dans le voisinage d’Ircouïéh on remarque les villes d’Aclid « et de Surmac « (cette dernière, environnée d’un
« territoire vaste, fertile et boisé, est populeuse et commer- « çante); et Mesklan bourg où l’on trouve également un
« marché hien approvisionné. »
Au nombre des dépendances d’Istakhar il faut compter 1“ Sahek , «ville ceinte de murs de terre, dont les habi- « tants, riches et vivant dans un état prospère, voyagent beau- « coup; » de là à Chiraz on compte i38 milles. Sahek
est sur la route qui conduit de Chiraz au Kerman; de là à Chirdjan yLj^A w, capitale de cette dernière province, 90 milles; la distance totale de Chiraz à Chirdjan, en passant par Sahek, est donc de 228 milles. 2° Beïdha Cao, place fortifiée avec un faubourg; c’est la ville la plus considérable du pays d’Istakhar; elle est nommée blanche parce que son château, qu’on aperçoit de très-loin, est de cette couleur; en persan, on la nomme Nlchabek « elle est comparable, en grandeur,
« à Istakhar; les maisons y sont construites en terre, et les « champs qui l’entourent sont d’une telle fertilité, que la ma- « jeure partie des fruits qu’on vend à Chiraz viennent de là; ses « habitants sont riches et ils portent le même costume et le
'■ Voici le texte de ce passage , que nous abrégeons en le traduisant :
« même turban que ceux de ITrâc. » De Beïdha à Chiraz « 2 h milles. 3“ Ardjiman , ville dont le territoire,
« vaste et fertile, s’appelle Maridjan 4° Le district de
« Serdan dont les villes principales, Houma et
« Keïber possèdent des mosquées et des chaires où l’on «fait la khotha. 5° Bedjéh bourg dont le territoire se
« nomme el-Azd 6° Kird , petite ville bien peuplée, « avec une chaire et des dépendances peu considérables. 7° Lour- « djan jolie petite ville dont le territoire se nomme
« Serdan yîj^.» Telles sont les dépendances de l’arrondissement d’Istakhar , ville du Fars dont le territoire touche
au Kerman.
Cette dernière province est située entre le Fars et le Mekran, et sa capitale se nomme Chirdjan Cbirdjan est en effet
« le siège du gouvernement et la résidence des agents chargés « de la perception des taxes. Cette ville est entourée de fortes « murailles de terre, mais les édifices sont construits en pierre « dure , à cause de la rareté du bois. Les bazars y sont nombreux « et très-fréquentés , la population riche; on y boit de l’eau de « puits; c’est la ville la plus considérable du Kerman; ses habi- « tants se font remarquer par la pureté de leurs mœurs et l’amé- « nité de leur caractère, et, les négociants surtout, par une « bienveillance, une sincérité, une docilité supérieures à ce « qu’on peut trouver de plus louable, en ce genre de qualités, « dans d’autres contrées. » De là à Djireft \ en passant
par Nadjia on compte 6 journées. Djireft est une ville
considérable et populeuse qui s’étend en longueur sur un espace de 2 milles. « Elle est environnée de beaucoup de champs ense- « mencés qu’on cultive au moyen d’arrosages. L’eau employée à
* La version latine porte Girost. M. W. Ouseley, Oriental Geography, p. iSg et suiv. , écrit Jireft.
Feuillet io3 recto
Feuillet io3 verso
chirdjan.
DJIREFT.
feuiHet lo.i verso « cet usage et à la consommation des habitants provient d’une « rivière nommée Meri Roud laquelle est petite, mais
« d’un cours rapide et bruyant, car elle coule à travers des ro- « chers qui ne permettent pas de la traverser autrement qu’à « gué; elle fait tourner cinquante moulins. Auprès de Djireft est « une montagne , qu’on nomme Mijan , cultivée en jardins. « C’est de là et d’un lieu nommé Dari-Fared qu’on tire
« la majeure partie des fruits et du bois qui se consomment à « Djireft. On y apporte cependant d’ailleurs des dattes fraîches « ou conservées, des noix, des cédrats, du raisin et des cannes « à sucre. Les habitants de Djireft sont bien vêtus et bien nour- « ris; c’est un lieu d’importation des marchandises du Kborasan « et du Sedjestan; la ville est jolie et agréable sous tous les « rapports; cent mines de dattes ne coûtent à Djireft que deux « drachmes; on y met en pratique un très-bon usage, qui consiste « à ne point recueillir ceux de ces fruits que le vent a fait tom- « ber, en sorte que les voyageurs peuvent en prendre autant qu’ils « en ont besoin, et même au delà. »
On compte au nombre des villes du Kerman,
« Meïmend Aille de grandeur moyenne, distante de
« 2 5 milles de Chirdjan, bien peuplée, avec un marché; des « sources nombreuses et des jardins fruitiers parfaitement arrosés. » Nadjia ville peu considérable, mais jolie, ornée de
beaux édifices, commerçante et industrieuse. De Nadjia à Chirdjan, en se dirigeant vers le nord, la distance est de 102 milles, et du même lieu à Djireft, en allant au sud, de 60 milles. «Au « sud de Nadjia est le bourg de Khirj^, situé à 72 milles de « Djireft et à 18 milles de Nadjia. On s’y livre à l’agriculture et « on y fait un peu de commerce. »
Entre Djireft et Fobredj est Hormuz el-Melik
Le ms. A. et la version latine portent Nahia.
viUJLÎ y>j^i aujourd’hui connu sous le nom de Cariet el-Djouz jy üojJi. « Ce fut une résidence royale jusqu’à l’époque où le « siège du gouvernement fut transféré à Chirdjan ; ac-
« tuellement cette ville est de peu d’importance. Peuplée de « races mélangées, elle est jolie et fréquentée par les étrangers; « il y a beaucoup d’eau, des bazars, et on y fait un peu de com- « merce. » De Hormuz à Djireft , vers l’ouest, on compte
1 journée, et à la ville de Bam ^ b i journée.
«Cette dernière (Bam est grande, commerçante et riche; « on y cultive la vigne et le palmier; beaucoup de villages en « dépendent. L’air qu’on y respire est plus salubre que celui de « Djireft. Il y a un château dont les fortifications sont réputées « les meilleures de toutes celles du Kerman; ses habitants se « livrent au négoce et à l’industrie; on y fabrique quantité de « belles étoffes de coton, ce qui forme un objet considérable « d’exportation; des manteaux en poil de chèvre qui égalent en « finesse ce qu’il est possible de voir de plus beau (il en est « dont le prix se monte à 3o dinars); enfin on y fait aussi des « tissus d’une grande finesse pour turbans. Toutes ces étoffés « sont d’un travail admirable et d’une solidité telle qu’elles ne « s’usent et ne se détruisent qu’au bout d’un très-long laps de « temps; les rois s’enorgueillissent de les porter, les considèrent « comme très-précieuses et les font conserver avec soin dans leur « trésor. »
De Dam à Djireft, 2 fortes journées ou 60 milles.
De Bam à Barmechïn petite ville située à l’entrée
(litt. au vestibule) du désert, fréquentée, commerçante et populeuse, 1 journée.
On compte également au nombre des villes du Kerman
* Les cartes anglaises portent Buram ; la version latine Bamm ; M. W. Ouseley écrit Bam.
’ La version latine porte Cqermasin.
Feuillet io4 recto.