‹ Géographie d'EdrisiChapitre 60 sur 72 · BAM · texte numérisé non relu

BAM

UOR.MD2 ' ou

or.Muz.

li'2li TROISIÈME CLIMAT.

Feiiüiet lo/t recto. Hormuz la maritime (Ormuz), située sur les bords

du golfe Persique. « C’est le principal marché du Kerman et « une ville grande et bien bâtie. Le climat étant très-chaud, les « palmiers croissent en abondance dans ses environs; on y cultive « aussi le cumin et l’indigo; cette dernière substance est d’une « bonté telle que nulle ne lui est comparable et qu’elle a passé « pour ainsi dire en proverbe; on en expédie des quantités con- « sidérables à l’étranger. Les habitants de Ma’oun ^ et de « Welasdjerd se livrent beaucoup à la culture de cette

« plante , et ils y apportent d’autant plus de soins quelle est « pour eux une source de profits très-considérable. On fabrique « dans ces contrées beaucoup de sucre de canne et de sucre « candi ; l’orge forme la base de la nourriture des habitants et le « principal objet de leur agriculture. Le pays produit d’excellentes « dattes. » Hormuz est bâtie sur les bords d’un canal dérivé du golfe Persique et qu’on nomme el-Heïz Les vaisseaux parviennent par le canal jusqu’à la ville.

Feuillet loi verso. Foliredj Gst Une ville eiitourée de murs de terre et si-

tuée sur la limite du désert qui touche au Sedjestan Elle est éloignée du Sedjestan de 210 milles, c’est-à-dire de toute l’étendue , en largeur, du désert qui sépare ces deux villes. De Foliredj à Barmechïn ville ci-dessus nommée, on

compte 1 journée. Les autres lieux du Kerman étant de peu d’importance, nous allons nous borner à donner les itinéraires les plus connus.

Celui de Cbirdjan à Roustac el-Roustac

sur la frontière du Fars, comprend un intervalle de 4 journées, savoir : de Cbirdjan à Kiahoun « joli pays, planté de dat-

« tiers, où l’on fait de bonnes affaires de commerce, » 2 journées.

La carte de M. Kinneir porte Memaun.

La version latine (p. 129) porte Hamz.

De Kiahoun à Khochabad i journée.

De là à Roustac el-Pioustac, i journée.

Celui de Chirdjan à Roudhan compris dans les limites

du Fars, est de 4 journées, savoir: de Chirdjan à Meindh ville « entourée de murs de terre, industrieuse et commerçante, »

De Meindh à Kerdekian ville « dont le territoire est

« très-productif et tres-fertile , » 6 milles.

De là à Aïas u-U , « ville de moyenne grandeur, dont les ba- « zars sont bien construits, les rues larges, et où l’on voit divers « édifices, » i forte journée.

De là à Roudhan, dans le Fars, i faible journée.

Celui de Chirdjan à Robat el-Sarmacan Islj est de

2 fortes journées, sans lieu habité où l’on puisse stationner. Robat el-Sarmacan n’est qu’un village dépourvu de mosquée.

L’itinéraire de Chirdjan à Ram , ville dont il a déjà été question, est ainsi qu’il suit :

De Chirdjan à Chamat i journée.

« Entre ces deux lieux est un territoire vaste , fertile et peu- « plé, connu sous le nom de Kouhestan où l’on trouve

« un village du nom de Sultanié xôdalw .

De Chamat à Rehar petite ville^ i journée.

De Rehar à Djennab olL»-, petite ville, i faible journée.

De là à A’blra ou A’hida « ville petite, mais com-

« merçante et industrieuse , » i faible journée.

D’A’bira à Djoueïn , « ville située dans une plaine et « entourée d’un paysage agréable , » 3 milles.

De Djoueïn à Rabeïn «ville en tout semblable à la

« précédente, » i journée.

De là à Cboursian « ville bien peuplée , bien bâtie ,

Feuillet io/i verso

La version latine porte Maitedh.

Feuillet io4 verso, «commerçante et entourée d’un territoire fertile,» i journée.

De là à Dardjïn «ville très-jolie et remarquable par

« ses édifices et ses fabriques, » i journée.

De Dardjïn à Bam i journée.

Distance totale, 9 journées.

De Choursian à Djireft , on compte 2 journées.

De Chirdjan à Djireft, en passant par Nadjiba \ ville dont il a déjà été question, 4 journées, savoir :

De Chirdjan à Hir , 1 journée.

Feuillet loo recto. De Hirj.^ à la montagne d’Argent iüLdt d-s»-, 1 journée.

De là à Dari-Fared lieu fertile et peuplé, 1 journée.

De là à Djireft, 1 journée.

De Chirdjan à Khabiss , ville , 6 journées, savoir:

De Chirdjan à Karh village, 1 journée.

De là à Fardïn «ville et lieu de marché, entourée de

« murs en terre et d’un faubourg, » 1 journée.

De là à Mahan , « petite ville entourée de cultures où « sont des sources d’eau courante, » 1 journée.

De là à Nada’ ^<xi, bourg, 1 journée.

De là à Rarou village, 1 journée.

De là à Khabiss , 1 journée.

« Cette dernière ville, située sur la frontière du grand désert, « dans la partie du Kerman dont le climat est le plus chaud, « est peu considérable, mais bien peuplée. Il y a de l’eau cou- « rante, beaucoup de palmiers, des fortifications et des res- « sources. »

De Chirdjan à Zarend on compte 4 journées, savoir :

De Chirdjan à Yezdechir «jolie ville, offrant beau-

‘ La version latine porte Nahiam.

^ La version latine porte B^and.

SEPTIÈME SECTION, n coup de ressources, entourée de murs et de fossés, munie de Feuillet io5 recto. « portes et possédant plusieurs bazars, » 2 journées.

De là à Djiroud > ville considérable , industrieuse et

commerçante, 1 journée.

De là à Zarend 1 journée.

« Zarend est une ville de moyenne grandeur, située auprès du « grand désert, entourée de murs et de champs cultivés, et où « l’on fait un beau commerce. Il y a des ateliers de corroyage,

« où l’on fabrique des sangles ( pour les montures ) , lesquelles « sont transportées dans l’Irâc et jusqu’en Egypte. »

L’itinéraire de Djireft à Roustac dans le Fars cj-* est comme il suit :

De Djireft à Canat el-Cham roustac^, 1 jour-

née.

De là à Ma’oun «petite ville avec marché, » 1 journée.

De là à Welasgherd ville dont le nom s’écrit aussi

Welaskerd par un kief 1 journée. wBL.«GHEr.D.

«Quoique peu considérable en étendue, cette Aulle est très- « florissante et très-peuplée. » C’est là qu’on prend la route qui conduit à Hormuz.

De Welasgherd à Adarklan petite ville, 1 journée.

De là à Djeïrouman «jolie Aolle, Heu de réunion,

« de marché et d’approvisionnement, » 1 journée.

De là à Kechestan yljw-iÆ», «bourg bien peuplé, » 1 faible journée.

De là à Roustac 2 journées.

« Pour se rendre de Djireft à Hormuz la maritime iuks»-UJI « on passe d’abord à Canat el-Cham j.UJ! 1 journée.

‘ Voyez, au sujet du mot roustac, le passage traduit p. 898 ci-dessus.

^ Cette ville est généralement indiquée, sur les cartes, sous le nom de W elazgherd.

Feuillet loj recto.

428 TROISIÈME CLLMAT.

'< Puis à W'elasgherd où la route se dirige vers l’ouest,

« 1 journée.

« Puis à Kouneïn ville de moyenne grandeur, très-bien

« bâtie et très-agréable, i journée.

« Puis à Metouban , 2 journées, dont une jusqu’à la

« rivière de Welkian et l’autre de cette rivière à Me-

« touhan.

«Puis à Horrnuzj--^ , ville dont nous avons donné une des- « cription sur laquelle il est par conséquent inutile de revenir, « 2 journées. »

L’itinéraire d’Hormuz à Barem ^ est comme il suit :

D’Hormuz à Cboura «village situé sur les bords de la

« mer, sans murs de circonvallation et sans mosquée, dont les

Feuillet io5 verso.

« habitants se livrent à la pèche, car la côte est très-poisson- « lieuse , » 3 journées.

De là à Rouaïset ville, 3 journées.

De là à Barem pjL, 3 journées.

« Piouaïset est une ville agréable, dont les environs se com- « posent de jardins et de vergers de palmiers.

« Le persan est la langue de tous les habitants du Kerman , à « l’exception des Cofs ,j<ajüü! “, qui parlent une langue différente. « Quant aux montagnes qui confinent avec le Mekran, et qui « sont connues sous la dénomination de moniagnes froides, elles K sont habitées par des peuples qu’on appelle Ahwas ou

« Haivas Agriculteurs et nomades, ils possèdent des cha-

« meaux, des troupeaux, des propriétés qu’ils viennent habiter et « beaucoup de palmiers. On tire , du pays des Ahwas et des en-

‘ La version latine porte Fares.

Les mss. portent el-A’fs ou u^ajüü! el-Cafs. Pour faire disparaître toute

incertitude, un annotateur a mis en marge du ms. B. : . Cofs par un

(lhamma. Nous adoptons volontiers cette leçon.

« virons, du sucre qu’on transporte dans le Sedjestan et ailleurs. Feuillet

« Les monnaies qui ont cours dans le Kerman sont le dirheni « et le dinar.

« Il existe, dans cette province, des montagnes hautes et es- « carpées, telles que les montagnes de Cofs ,ja-jLXJI JU>, les « montagnes froides «àjUJt et celles qui contiennent des

« mines d’argent a-aü-xJ! . Le pays est coupé par de

« vastes déserts et des solitudes arides, et les cultures et lieux Il habités n’y sont pas contigus comme ils le sont dans le Fars.

Il Les montagnes de Cofs s’étendent jusqu’au golfe Persique.

Il Elles sont bornées au nord par le pays de Nadjirman j

Il au sud, par la mer et par une partie des déserts

Il du Mekran; à l’ouest, par la mer et par une portion du Bo- II lous , et des districts de Matihan ^ et d’Hormuz

Il On dit que ces montagnes sont au nombre de sept, et que Il chacune d’elles est gouvernée par un chef particulier. Les Il peuples qui les habitent sont une espèce de Kurdes très- II braves et très-farouches, de complexion maigre et de couleur Il basanée. Ils possèdent des troupeaux , des essaims d’abeilles et Il des palmiers. Au nord sont les Bolous , peuples qui ha-

II bitent tout à fait au pied des montagnes et qui sont remar- II quables par leur bravoure, leur puissance, le nombre de leurs Il troupes et la sécurité qui règne sur leurs chemins. Ils jouissent Il d’une existence prospère, vivent sous des tentes de poil comme Il les Arabes, et sont redoutés de leurs voisins

Il Les montagnes froides ïijldi forment divers rameaux Il d’une chaîne qui s’étend au nord-ouest de Djlreft. Elles sont Il fertiles, productives et boisées. C’est une contrée où il tombe

‘ Le ms. A. porte Merlecljan, •

’ Le même ms. porte Farines ,

’ Voyez, au sujet des Balous ou des Bolous, les auteurs cités par M.VV. Ouseley dans son appendice à l'Oriental Geograpliy, page 288 et suivantes.

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