PARTIE. — L'EUROPE
rapport de la topographie du Therinodon , de la Thémiscyre, champ des Amazones; soit sous les rapports historiques, que Strabon fortifie alors même qu'il veut les combattre.
Traduction , avec notes, de divers Textes de Strabon relatifs aux Amazones.
Liv. I, pag. 91, A'; trad. franc, tom. I, pag. 125. « Quant aux courans des détroits , ils proviennent de toute autre cause que de l'accumulation du limon des fleuves au fond de la mer. Cette accumulation n'a lieu qu'à l'embouchure même des fleuves [t^ctù-rè. -m çiiM-m. TOC Tn-mfMv ) ; témoin ce qu'on appelle les stethes, aux bouches de l'Ister ( Tnfi w tbo ïçpou ), et le désert des Scythes, et (la côte de) Salmydesse, où divers torrens contribuent à cet effet ; témoin cette côte molle , sablonneuse et fort basse de la Colchide, aux bouches du Phase [<^ T* Ttu *âs7c/iî) ; témoin toute cette partie de la Thémiscyre qui longe le Thermodon (<:^ -riv QiffMiJhvnt.) et l'Iris; Thémiscyre, qu'on appelle la plaine des Ama-^ones. »
Au lieu de, témoin toute cette partie de la Thémiscyre qui longe le Thermodon, et qu'on appelle le champ des Amazones, le traducteur français de Strabon écrit, le rivage entier de la Thémiscyre, qu'on appelle le champ des Amazones. Mais il est plus naturel, ce semble, i.° de donner, avec Strabon, un rivage au fleuve Thermodon , qu'à la plaine de Thémiscyre ; 1.° d'appeler
les champs de Thémiscyre, champ des Amazones, que de donner ce nom au prétendu rivage de la Thémiscyre. Le traducteur devoit être averti par sa propre note , où il dit qu'au livre 2 , pag. 1 26 , le champ des Amazones est la Thémiscyre. Ma version, qui longe le Therinodon ( (^ 'nv ©. ) , me paroît appuyée par les trois exemples de tSzjL qui précèdent, et est préférable à la traduction , vers le Thermodon.
Liv. XI, p. 'jd^. A, B; trad. franc, tom. IV, p. 228. ce On ASSURE ( (p«to7 ) ( I ) que les Amazones habitèrent jadis les montagnes QUI dominent l'Albanie ( c«. Toïq y^rèç TÎ? AXCeLvicLç ofiitn). Théophane, cet écrivain qui accompagna Pompée dans ses marches, et qui se trouva avec lui chez les Albani {}iv. cv tvÎç a^Ç. ), AFFIRME qu'entre les Amazones et les Albani, habitent des Gètes et des Léges , peuples scythes ; et que, dans cette contrée, coule le fleuve Mermédalis, qui sépare (2) les peuples qu'on vient de nommer du pays des Amazones. Mais, suivant d'autres écrivains, comme Métrodore de Scepsis et Hypsicrate, qui ne connoissoient pas moins bien l'état des lieux, les Amazones, limitrophes des Gargarenses, habitent sur le revers septentrional ( cv w/V vTmpeîtiç, au BAS DE, inexact) ces montagnes caucasiennes que Ton appelle monts Cérauniens. n
^ (1) Voyez infrà, pag. 23;. Strab. 1 3 , pag. BzS, où le traducteur de Strabon rend mieux (pwnv.
(2) Ou peut-être, gui trM'erse les peuples nommc's , et le pays des Amazones.