‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 113 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE

Là, durant dix mois de l'année [■tt)v (jùv a.>>.ov )^ôvov , fiv. I i,pag. 769 , B, J^ ). Ici Strabon décrit les mœurs, les usages, l'armure des Amazones; déclare ensuite leur existence problématique, et se croit par conséquent fondé îi nier les conquêtes qu'elfes firent, soit dans ce qu'il appelle VIonie, soit dans leur expédition au-delà des mers , jusque dans l'Attique.

« On remarquera, dit Strabon, quelque chose de » singulier dans la tradition qui concerne les Ama- >j zones [t^ xôyu r^ TOC A/x. ) : chez différentes nations « ( a.^01 ) , l'historique et ce qui ressemble au mythe ») ( TB fjLv^oùS^i ) sont absolument distincts. On donne « le nom de mythe k ce qui est ancien , mensonger » et qui tient du prodige (-tî^jctoc/V j ; tandis que l'his- 35 toire veut le vrai, soit ancien, soit moderne : jamais, « ou rarement, elle n'admet ce qui ressemble au pro- « dige ( 75 Ti^Twiiç ) : mais à i'égard des Amazones , « soit à présent, soit dans les temps anciens, on nous >j dit les mêmes choses , toutes tenant du prodige » (Tïe^ToîcAf ), toutes incroyables, &c. »

Dans ce morceau, notons, 1° liv /mh a.».ov ^ovov { P^g* 7^9 i ^ ) » traduit par , dix jnois de l'année, version que justifie Sho  f^Uva,?, pag. 770, A, i.'° ligne; et Vhystéroprêton, figure qui consiste à mettre en premier ce qui, dans l'ordre naturel, doit venir en dernier; 2.° xôyiç, qui signifie, je crois, tradition, et non pas mémoires, comme le veut M. du Theil; 3.° «Mo/, que M. X. et M. du Theil ïbrrt dépendre de xiy>i , sou.sentendu, selon eux, mais que je crois signifier ici,

divers historiens , diverses nations ; 4-° '^ ijm^uAç, ce qui ressemble au mythe, mot non synonyme peut-être de TT> iJw^Kav, témoin le to toî ttAMÔfîaf 73 ixu^wSiç (Plut, de Deo sacr.), cité par H. Est. que cette union de //t/-3-M=/lEç et àA«ô«a auroit dû détourner de la version narratio fabulosa,

« Ce qui ajoute à la singularité du fait , c'est que 3J les anciennes traditions sont plus croyables que les » modernes ( \7n\etvei n/iv iJ)oTtfla,, icj ■n Tnç^uiâtu -m TmXoAo. « yuaMoi' , « -rà yDf ) , du moins ( y>vv ) est-il constant que » l'on cite, en outre de divers monumens, plusieurs «villes, telles qu'EpIièse, Smyrne, Cymé, Myrina et 3> Paphos, comme devant aux Amazones leur fonda- " tion et leur nom : tout le monde ( a.7ra,v7ii ) leur » attribue la Thémiscyre et les plaines arrosées par le » Thermodon ( t* <i^ w ©êp/>t.. mJia ) , et les mon- » tagnes qui les dominent ( tÙ. v7npK(iiJ.iva. op» , mots » omis ) ; tous lieux d'où l'on affirme qu'elles ont été M chassées. Quant au pays qu'elles habitent mainte- » nant, nous ne trouvons qu'un petit nombre d'auteurs » qui le marquent; et cela encore sans preuves, sans « probabilité. "

Ici remarquons, i.° î^, nimirum ; 2.° ra mp) tvv ©sp/x. Tiijia,, M. du Theil traduit, /a Thémiscyre et /es plaines où coule le Thermodon : mais , en songeant à ce passage de Strabon ( i , pag. 9 i , A , suprà, pag. 231 ) , « toute « cette partie de la Thémiscyre qui longe le Thermo- « don, et qu'on appelle le champ des Amazones, » je me croirois autorisé à dire du Thermodon qu'// longe

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