‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 155 sur 178 · RÉSUMÉ ET CONCLUSION · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSION

Divers textes d'Homère , de Strabon et d'Hérodote, sur les Mysiens , se trouvoient inexactement expliqués. Commençant par Homère, nous avons essayé de donner le sens grammatical, historique et géographique des neuf premiers vers du xi." chant d'Homère ; de prouver que, du haut de l'Ida, son Jupiter ne regardoit pas à-la- fois et les Mysiens d'Europe et les Mysiens d'Asie, et la flotte des Grecs, qui est à l'occident , et les Mysiens d'Asie , qui sont à l'est du mont Ida; que Strabon, gratuitement corrigé, que Strabon, citant Homère, a très-bien , quoi qu'on en dise, compris

son auteur, qu'il en a très -bien saisi le sens géographique ; interprète moins heureux lorsqu'il transforme en noms de peuples les épithètes l'rsTr.s^Xyiv ^ àÇiuv, et autres qualifications de ces Mysiens, peuple religieux, chéri de Jupiter; et de plus, ce qui intéresse l'histoire des migrations thraces , que ces Mysiens habitoient l'Europe lors de la guerre de Troie; et que ces Mysiens de Thrace n'étoient point du tout inconnus au temps d'Homère, comme le pensent M. Gossellin [Straù. trad. franc, toni. III , pag. ^6 ) et autres savans.

D'Homère et de Strabon , passant aux Mysiens d'Hérodote, nous avons examiné d'abord le texte grec, et nous nous sommes efforcés d'expliquer un n très-expressif, et auquel ne fait attention aucun des commentateurs, puis la locution 's/>o twv TçoàÎKwv, k tort jugée à double sens par Fréret, et de défendre la leçon difficile •sçooç fii(rapiCpî»ç. De cet examen critique, nous avons passé aux conséquences. Un seul et même passage d'Hérodote nous a appris qu'antérieurement à la guerre de Troie, époque remarquable, eut lieu la plus mémorable des émigrations et expéditions ; que les Mysiens vinrent d'Asie en Europe , lorsque ensuite tant d'autres émigrations eurent , au contraire , lieu d'Europe en Asie; que ces Mysiens soumirent toute la Thrace et la Macédoine, jusqu'au Pénée et jusqu'à la mer d'Iohie, c'est-à-dire, jusqu'à la Thessalie et l'Epire : en sorte qu'un seul et même passage d'Hérodote nous montre, avant la guerre deTioie, l'émigriitiou des Mysiens d'Asie en Europe, leur point de départ.pt leur point d'arrivée.

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