‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 168 sur 178 · PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

PARTIE. — L'EUROPE

les Aïcesî de l'Asie ultérieure. Celiarius entend-il par-là les Alcesi de la Mœsie la plus orientale ! Je ne sais : je ne le comprends pas davantage lorsqu'il nous dit que H. de Valois voit la Mœsie où Eusèbe voit la Mysie.

Renonçant à expliquer ce que Celiarius n'énonce pas assez clairement, arrivons à la conclusion.

CONCLUSION

La dénomination de Afysiens a-t-elle été invariablement adoptée chez les écrivains grecs! Chez eux, à une époque, les Afysicns ont-ils commencé à s'appeler Afœsiens .' Plusieurs critiques distingués répondent affirmativement à cette question, d'après des textes qu'ils ont corrigés. Nous , nous avons cru , d'après les mêmes textes non corrigés , mais expliqués, devoir répondre négativement : nous nous sommes crus autorisés à soutenir que chez les Grecs , depuis Homère jusqu'à Strabon et Dion Cassius inclusivement, rien absolument, ni aucun manuscrit grec, ni aucune considération analogique, ni aucun monument historique, n'autorise la distinction entre /Mysiens et Aîœsiens; que les deux derniers écrivains cités par nous, quoique vivant à une époque où les armes des Romains avoient pénétré en Asie , étoient loin d'avoir adopté la dénomination de M es si ; que par-tout, au contraire, ils donnent celle de Mysi; et déplus , que Strabon combat fortement l'idée de changer la dénomination de Mysi.

En protestant donc de ma haute considération pour les travaux du savant M. Coray, je proposerai de rejeter les corrections gratuites de M. Coray, et redirai, avec Strabon : «Toucher h. une orthographe, " à une manière d'écrire ( '^a.(pi\v ) qui a pour elle l'ap- « probation de tant de siècles , est une peine que je " croirois superflue ; car il est bien plus croyable que » (es Mysiens s'appeloient ainsi originairement, et que » ce nom, qu'ils portent aujourd'hui, a traversé les » siècles, n — L'épithète de MoKm doit être respectée chez les Grecs, comme celle de Mœsi chez les Latins: mais jamais cette dernière ne doit se montrer sur les cartes destinées k éclaircir les textes des écrivains grecs. L'illustre d'Anviile i'a insérée, à tort, dans son Orbis veteribus notus,

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