IV. " SECTION
Les Aly siens sont-ils originaires d'Europe ou d'Asie!
— Etymologie de leur nom. — Examen de diverses épithctes qui leur sont données, — KaTa OXvfj.-mv. T* ir^ •jhv OXoywTray.— riïpi Kaixou -myt-ç , leçon préférable, ce semble, à Ûttsç K. 77. Cette dernière leçon, adoptée , sans note , par AI. Coray, mettroit la Afysie où elle n'a jamais été. — Ti. — Ay^, ty^ ^ aypgu.—ÀClar.—EvnCetoL, mal rendu par SCRUPULE. Xiïe^ç, mal construit par M, C. Tiax; rejeté: pourquoi. — BKTJUMtnç omis par H. Est. et par AI. Schneider. Son acception rendue très -probable par un passage de Cicéron : le mot est donc gratuitement corrigé, — Xlpo , àm , /Jj^t, avec SENS DE DÉVIER. AboCELLUS, ivôjufi.itviç.
— To —ti7m^ai(fet, à tort corrigé et inexactement construit.
— K-nçoj. — Ka.7no€â.Taç rappelle un usage.
Strabon (7, p. 45 3> B; trad. frac. tom. III, p. 22] leur donne une origine européenne, ne prévoyant
peut-être pas que, liv. 12, pag. 857, B, il citera une tradition qui leur attribue une origine asiatique. Cette tradition , rapportée par le Lydien Xanthus et par Ménécrate d'EIasa, se fonde en partie, dit Strabon, sur l'étymofogie du mot Mysi , lequel, sous fa forme de Afysos (1) ou Mysé , en langue lydienne, signifie un hêtre, « Or, il y a beaucoup de hêtres sur l'Olympe , où furent exposés les Décimés , dont les descendans ont été, dans la suite, appelés Mysi, du nom de cet arbre. Ils ajoutent, pour (dernière) preuve, le dialecte même des ATysi, qui est un mélange de lydien et de phiygien ; car, continue -t- il, les Mysi habitèrent l'Olympe {2), tw >^ -nv oy^ufx-mv (et non les environs de l'Olympe, comme le pense M. Coray) : mais les Phrygiens de Thrace, arrivés par mer, après avoir fait prisonnier le prince de la Troade et du pays voisin , s'établirent dans cet endroit, et les Mysi allèrent habiter vers les sources du Caïcus, près des Lydiens (<a%i ia.ç K. WKjaç). »
Avant de tirer des conséquences de ce texte, arrêtons-nous, : ." sur Ttt f^ Tov OAti/x.TiBi' , 2." sur i^ toç Ka.ÏKov Tnjaç.
I ." M. Coray traduit t» (J^ t^v OXufxTmv , les environs de l'Olympe. Mais d'après les notions par nous attri-
(1) StraL trad. franc, tom. IV, pag. 107.
(2) Le Spectateur oriental (dit le Constit. 18 mai 1822), pariant des habitans du mont Olympe, les eût désignés en grec par o/i ■5^4' t
"Ohvfjt-Tnv; locution qu'on aurait mal rendue par ceux qui haiitent autour de l'Olympe.