‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 173 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE

buées à me/, et d'après la remarque de Strabon , qui dit que les Mysiens s'appelèrent ainsi des oxya ou mysos qui naissent sur l'Olympe [mtTà. OXv/xTnv) , je traduirois, /es Afysi habitèrent l'Olympe et les environs, d'où ensuite ils s'éloignèrent , et allèrent vers les sources du Cdicus : passage remarquable, i.° pour l'histoire des émigrations; 2.° grammaticalement ; car il s'ensuivToit, fes Mysiens ayant habité l'Olympe et ses environs, que «^ est susceptible, en géographie, d'un sens trèis- étendu (comme hors de géographie, dans la locution o« -Tiifi w AXi^avJfov, voyez Rac. grec/j.], et de plus, que les Mysiens, avant d'habiter la Mysie, ainsi appelée postérieurement ( iV. ) , auroient auparavant habité ce que d'Anville ( Asia minor ) appelle rOlympene.

2..° Ilifi ràç KoLiKov Trajàç. Au lieu de <:%/, AI. Coray donne, mais sans note, la leçon i>7rsç. Pour moi, je préférerois «:%), parce que les Mysiens n'ont pas habité seulement au-delà, c'est-à-dire au nord-est des sources du Calque , mais à ses sources mêmes et dans les environs (wsp/). Les placer au-delà (ùttèç) des sources du Caïcus , ce seroit placer la Mysie où elle n'a jamais été. UAsia minor de d'Anville, rapprochée du texte grec, me semble fortement appuyer ma remarque.

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