‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 63 sur 178 · PARTIE. L'EUROPE · texte numérisé non relu

PARTIE. L'EUROPE

évidemment le Dniester. Venant du nord, il prend sa source près de la Neuride , dans un grand lac qui séparoit la Scy thie de la Neuride, 4 > 5 1 • Les eaux du Komaras, dit leC." J. P. , sont les restes de ce marais. Mais ce Komaras manque à la carte hydrographique de Pologne. '

M. Larcher parle d'une ville de Tyras. Quoique Hérodote ne la nomme pas , elle existoit peut-être : on seroit tenté de la reconnoître dans le peuple grec appelé Tyrites, lequel habitoit vers l'embouchure du Tyras (4, jO-

A son article Tyras , ou Tyra, fleuve, le même M. L. dit que Mohilow est en Lithuanie, tandis que Mohilow, selon M. de Fortia (1) , est en Podolie (en Russie).

La ville des Borysthénites est citée par Hérodote, 4, i8, et 4j 53 ; elle s'appeioit Olbie, et non pas Cherson , comme le pense M. Larcher à sa Table géogr. article Olbia. Ces deux villes ne peuvent se confondre , et l'on ne peut dire qu'Olbia soit Cherson , puisque Cherson est sur le Borysthène , et que les Olbiopolites habitent sur les bords de l'Hypanis, 4> i8-

Le troisième fleuve (4, 52, i ) est l'Hypanis (maintenant le Boh). II prend sa source, dit Hérodote, 4 > j2, dans un grand marais (2) , autour duquel paissent des chevaux blancs sauvages. Ce marais s'appelle avec

(1) Voyez M. le C.'« de Fortia, pag. 95 de ses Mélanges de géographie et d'histoire,

(3) Ce grand marais, dont les eaux du Mendz-borz sont les restes, dit le C."^ J. Potocki, n.o 52, et qui se nomme hi mire de l'Hypanis , est omis sur la grande carte hydrographique de Pologne.

raison la mère de l'Hypanis. Le fleuve Hypanis, qui prend sa source dans ce marais, 'est étroit dans un cours de cinq journées; et soh eau, douce durant ce même cours. Mais ensuite, à quatre journées {-rTMor s. xstTa] de la mer {vr^yç d-axâixnç) , cette eau a une grande amertume , laquelle provient d'un immense bassin situé sur les frontières des Scythes arotères et des Alazons, et nommé , en langue scythe, Exampée . comme fe pays où il est situé; et en grec, voie sacrée.

Ces circonstances physiques sont-elles réelles ! le Boh les présente- t-ilî

Le Tyras et l'Hypanis, dit Hérodote, 4» 52, se rapprochent l'un de l'autre chez les Alazons : ne pourroiton pas conclure du contexte que les Alazons occupoient l'intervalle du Tyras à l'Hypanis, vers l'endroit où est maintenant la ville de Braclaw, endroit où se rapprochent ces deux fleuves , qui ensuite se séparent où sont les deux villes de Tuzan-Baltan et de Paliowjezioro-Wloxefgirod, en Podolie, sur les frontières du gouvernement de Cherson.

Le quatrième fleuve est le Borysthène. Hérodote le déclare le plus grand fleuve du pays après l'Ister [ Danube]. Jusqu'au pays de Gerrhus, il a quarante (1) journées de navigation ; et l'on S'ait qu'il coule du

( 1 ) M. Larcher et , avant lui , Bayer , veulent quatorze au lieu de quarante. S'il y avoit faute dans le texte, elle seroit ancienne, dit Larcher , puisqu'elle se retrouve dans Pomponius-Méla , et même dans Scymnus de Chio. Voyez d'Anville, A'Iém. de t'Acad. des inscr. et belles lettres, tom. 55, pagj ^jj.

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