I." PARTIE. — L'EUROPE
• delà du Tanaïs et dans les mêmes contrées ( à/ r. ultr, Ti'mun ), les lyrques (4» 22 ), dont le C." J. Potocki fait des Turcs, et dans son Atlas, et dans son Hist. primitive, pag. 107, 108 bis. Pline (6, 7, tom. I, pag. 307) les nomme Tyrcœ ( mot ^w lieu duquel il faut lire lyrcœ). Ces lyrces forment les peuples du gouvernement de Saratow et d'Orenbourg. M. Malte- Brun les met à une distance immense de la Scythie. Mais le contexte d'Hérodote autorise à douter de la position que leur donne M. Malte-Brun dans la géographie moderne, et à marquer leur position dans des pays plus rapprochés.
On peut douter pareillement de la place que plusieurs assignent aux Thyssagètes et aux Androphages. Quant à la Neuride, M. Malte-Brun la met au milieu de marais immenses dont Hérodote semble ne pas faire mention.
Ce n'est point dans la Neuride, c'est chez les Thyssagètes qu'il montre de vastes marais : là, en effet, sont les sources de quantité de rivières, qui, dans un pays alors presque désert , dévoient former des marais que les cartes modernes n'indiquent qu'en petit nombre.
Par-delà les Thyssagètes , nous mettrions les Argippéens, 4,-23. Placés en dehors de la Scythie, comme les Thyssagètes, ils sont vêtus à la scythe , 4, 23. Reconnus pour peuple russe , ils habitent le flanc de hautes montagnes (vTmpicw oùpîaiv ù4»>^ôôv, 4, ^î ) j probablement le mont Oural, en Russie.
Argippéens [ selon le C." J. Potocki , pag. 1 09 bis de son Histoire primitive) signifie fainéans, oisifs. H paroîtroit qu'il s'agit ici de prêtres kalinouks, consacrés et rasés dès leur naissance. Ils ont un grand menton , le nez aplati ; ils parlent une langue particulière , et sont vêtus à la scythe. Notons (pciXaxfat cK yivitiç yivofjLivoi. Après ipaXciy^oi^ M. Schw. met une virgule; mais il faut ou la supprimer, ou mettre une seconde virgule après o» y^vînç.
M. le C.'^ Potocki ajoute, dans le sens de M. Larcher, ils vivent au pied des montagnes : mais \j7mfu0L signifie, non le pied, mais les jîancs de la montagne. Une montagne, dit Suidas, se compose de trois parties, I. à.xfûpiia, la cime de la montagne; 2..° vTmptia, , le flanc de la montagne ; 3 ." -npi/M, ou oî vrijïç , le pied de la montagne [Phil. tom. IV, pag. 281, 282).
Que de savans Russes examinent et prononcent.
Au midi des Thyssagètes , sont les Budins , peuplade d'origine scythe , qui accueillit chez elle les Gelons , peuple d'origine grecque. Ce que dit Hérodote des Budins, mérite qu'on s'y arrête. Voyez, à la fin de cet article sur la Scythie, mon Excurs. sur les Budins.
Jusqu'ici la description d'Hérodote n'a pas présenté de trop grandes difficultés : nous en trouvons d'insurmontables au sujet des rivières.
L'Ister est le premier des fleuves de la Scythie ( 4> J ' ) •
Le Tyras {l-\. ^, 'i^ , \ ) est \e deuxième fleuve qu'on rencontre en venant de l'Ister en Scythie : c'est