‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 68 sur 178 · I." PARTIE. — L'EUROPE. i · texte numérisé non relu

I." PARTIE. — L'EUROPE. i

occidentale, que Darius atteignit avec son armée, et sur laquelle il bâtit cinq forts (4» i24)> c'est évidemment la branche du Don qui passe h. Woronetz , c'està-dire le Don actuel ; le Lycus sera le Coper ; et le Syrgis, la Médriatditza.

Hérodote termine sa description orientale de fa

Scythie par les monts Tauriques. Ces noms, montagnes

de la Tauride , ont signifié, à une époque, que des

'Taures habi tirent autrefois ce pays : mais il n'en est pas

ainsi dans Hérodote.

Chez lui , les Taures , 4 5 20, ne sont qu'une partie de la Chersonèse taurique.

H reconnoît , dans la Chersonèse taurique , des Taures (4, 102, 103) qu'il juge nation indépendante: mais il admet, en outre, des monts Tauriques (4)3) dans le pays des Scythes royaux , au voisinage du Tana'i's; donc, très-loin de la Tauride; et cependant Larcher, dans sa note du liv. 4> chap. 3, met ces monts en dedans de la Tauride.

Les enfans des esclaves , dit Hérodote (4» 20 ) , avoient creusé un large fossé depuis les monts Tauriques jusqu'au Palus-Méotis ( 4 , 3 ) , à l'embouchure du Tanaïs. C'étoit, de ce côté , une limite de fa Scythie.

Des monts Tauriques, revenons à la Chersonèse.

Porthmies ( 4> 1 2 et 4j ) » ville de la Chersonèse, dans la Cimmérie, étoit regardée par quelques-uns comme limite de l'Asie, 4> 45; tandis que d'autres placent les bornes de l'Asie au Phase et dans le Caucase { ib. ) ; ce qu'exprime notre carte.

Porthmies, ville de la Crimée, étoit, je ie répète, dans la Cimmérie (4> i^) ; de plus, les Cimmériens appartenoient à la Scythie (4) 12): donc la Cimmérie et les villes des Cimmériens { 4 > 12) étoient dans la Crimée, et non dans la presqu'île de Taman. Il existe d'ailleurs, k Stara-Krim, des ruines de Cimmérie dans la Crimée (i ).

Chez les Cimmériens, et dans la Cimmérie, nous plaçons Cimmérium, ville ( 4< 12 ). M. Larcher place Cimmérium dans le pays des Sindes : mais autre chose est la Sindique , autre chose la Cimmérie.

Nous avons dit que le Caucase et le Phase étoient limites de l'Asie.

La Colchide appartenoit alors aux Perses. La ville à'A.z, la seule que nomme Hérodote (i, 2; 7, 153 et 197), dans un pays qui n'en avoit peut-être pas d'autre, étoit probablement habitée, en partie , par des Grecs. Le contexte des passages précités me porte à penser qu'^a étoit, comme Sinope ( i, 76; 2, 34; 4, 12), colonie grecque, libre du joug des Perses. Je m'étonne que M. Larcher, à son article y£a, ait nommé Pline , et que , donnant la géographie d'Hérodote, il n'ait pas une seule fois renvoyé à son auteur.

Sésostris avoit porté ses conquêtes jusqu'en Colchide (2, IC3), où, selon des voyageurs modernes

(1) Vqyagt de Ciarkc ( et sa Carte), conforme à Hérodote.

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