‹ Géographie d'Hérodote, prise dans les textes grecs de l'auteur et appuyée sur un examen grammatical et critique; avec Atlas contenant la géographie des trois grands historiens de l'antiquité et les plans des batailles qu'ils ont décrites, et avec trois index (volume 2)Chapitre 99 sur 178 · I." PARTIE. L'EUROPE. XOJ · texte numérisé non relu

I." PARTIE. L'EUROPE. XOJ

Av. 122), aimçsc. , aimova, , fft(n/pvoipo£^i , mmfiPoS'uTaf , ffjiwp/Mt ( que le texte d'Ammonius donnoit deux fois , mais que deux fois Vaick. , d'après Scaliger , remplace par aim/pva.), cineÂvia-, ace. plur. nautre, forme inédite omise par M. Schneider, mais que donne comme non attique le scholiaste précité de Théocrite.

Ces formes variées sont-elles à-peu-près synonymes I Cette question nous meneroit trop loin. Bornons-nous à rappeler, \.° que Martin donne cnovf ^cû-m-, traduit par lui, pellis caprœ , vile vestimentum ; 2..' que Poilux ( Onom. 7, I }, 70) établit une différence entre «Aipségjt, /Ôa/TO, mmççiL, tandis que le scholiaste de Théocrite les juge synonymes, et déclare que les Attiques qualifient de ShtÛTo. cette même mm^-, que lui , scholiaste { ^yLiïq Jj,', mot qui n'indique pas le pays de ce scholiaste), appelle Bjai/etw* ; 3.° qu'un scholiaste d'Aristoph. ( Vesp. 1133), assimile la sisyre, non à. la melote (w jt«tA&iw), peau de brebis avec sa toison , mais à la bœta, et ajoute que c'est une chlanis faite avec des lambeaux de peaux, '^KTo JipfMiloç my^a.'ïïlo[/,iv» ■^Ka.viç; tandis que le scholiaste de Théocrite, 3, 25, semble qualifier de synonymes la bœta , la melote et la diphthere; 4.° qu'un autre scholiaste d'Aristophane ( Av. 122 ), définit

un vêtement, ou plutôt une couverture de peau de chèvre, garnie de son poil ; aîm/pvit ( chez les Libyens ) , to in. xaS^luv fxtT^ôf^.vov à/xTri^viov , un petit vêtement ou manteau fait de peaux de brebis; et tnmç, -na-^^i î/^vov iùjiXeç , /x4K£fv , l-mrhiiiov ùi iv ctTlJtâtu, oïov i^aijuihov , un vêtement

épais , de vil prix , court, propre à être agrafé, comme l'exomidium , cape qui tombe de l'épaule ( r. If et «fwç-, humérus) ; 5 .° que le même Aristophane [N. 10) donne cv ■m.vTi mavç^ii lyKiXopSuXii/ji.îvoç , en parlant du fils de Strepsiades, qui dort enveloppé de cinq couvertures; 6." que la sisyre est, suivant Théophyl. ( iib. 7, Hist. Afaur, cap. 6 ) , de laine, et chose vile, mmçy. If tç/.w, U TK ^Aisa êÛTïAHî ; 7.° que Timée définit la sisyre, couverture de poil de chèvre , cuynov, çiy^ispov T^ffip^/^îuof ; 8.° que la sisyre parfois servoit de tapis, cim^ç iy^vo- ■mvit oi/'ffDî vmçpuâtu [Lexic. Cyrilli); 9.° que h sisyre étoit un (hofCofix-oç ^lâv; io.° qu'elle était, che:^ les Scythes, un vêtement de peau : o\iS]^ av rsi^vfMKnii 2wîs«ç «Clip oixjcui etlrtS vtv ng.'^kiçtw ilvctj yuâMoi» i\7np cin/ç^v <hf>- (jumvm. Ainsi , d'après Platon , cité par Ruhnkenius (Timaei Lex. ad voc. '^imç^. ) , la sisyre étoit un vêtement ou une couverture de peau, chez les Scythes.' Au témoignage de Platon joignons celui d'Hérodote, à qui nous ramène le passage de Platon, et nous serons convaincus que la sisyre étoit vêtement ( ou couverture) scythe. La sisyrne , terme bien voisin de sisyre, étoit connue et chez les Libyens, et même chez les Attiques, ainsi que nous lavons vu plus haut; et de plus, chez les Pactyiens , qu'Hérodote, i, 6y, 3, qualifie de en<7vfvo(fiÔ£^i. De chez quel peuple vient le nom! Je ne sais : du moins peut-on affirmer qu'il désignoit tantôt un vêtement de vil prix, tantôt une couverture de lit, et tantôt un tapis. Voyez, au reste, les notes de Gronove (pag. 132, éd. Wess. ). En terminant,

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