‹ Géographie de Grégoire de Tours, le pagus et l'administration en Gaule;Chapitre 7 sur 36 · H, E., 1. IX, 20; X · texte numérisé non relu

H, E., 1. IX, 20; X

rain; celui-ci les confère en bénéfices et les aliène à son gré, comme on le voit par le pacte d'Andelot^. Le fisc, fiscuSy est une terre d'une étendue quelquefois considérable , qui , aliénée par le roi , ne perdait pas son nom , d'où il résulte que plus tard , par exemple , au temps de l'abbé Irminon ( commencement du ix* siècle ) > (îscus ne désigne plus seulement un bien appartenant au roi , mais aussi un bien de donation royale ^ possédé par une abbaye ou un particulier.

Nous trouvons encore dans Grégoire de Tours prœdium qui signifie ferme , bien rural ; les donations de prœdia sont nombreuses dans le testament de saint Aredius, fondateur du célèbre couvent autour duquel s'est groupée une ville qui conserve le nom du saint sous la forme Yrieix (Haute-Vienne) . Hospitiwn^ hoapitiolurriy désignent les plus petits endroits, des demeures isolées. Au temps où une sorte de peste ^ désolait la première Germanie , en 546 ^ les habitants de la cité de Reims promenèrent la chape de saint Rémi en grande pompe , parcourant le territoire de la ville, sans omettre la moindre localité; nec prœtereunt ullum hospitium. « Que dirai -je? ajoute le pieux narrateur ; peu de jours après le mal arrive aux portes de la cité , mais où avait passé le vêtement du bienheureux , il s'arrête comme devant une barrière. » — « Un prêtre solitaire traversant la Limagne arriva à la demeure d'un pauvre homme, nd hospitiolum cujusdam pauperis , et lui demanda la permission d'y demeurer ^. »

1. T. II, p. 158 dePédit. de l'Hist, eccl., par MM. TaraDne et Guadet.

Page 1