CXI. — TAMAZVCA
Nous avons parlé de Majuca, qui doit être distinguée de Tamazuca. Nous avons également mentionné avec Ammien Marcellin ^, le fundus Mazucanus qui se trouvait
entre Auzia et Gésarée. Une inscription, de Tépoque de Septime Sévère, trouvée dans les ruines de Grimidi, audelà d' Auzia, est peut-être relative aux habitants de Tamazuca, (Tamazu) censibus K Notons encore le Praesidium Tamaricetum qui, selon l'Itinéraire d'Antonin, devait se trouver au Fondouk actuel, dans la plaine de la Mitidja.
LVCIVS. Il figure le dernier, c'est-à-dire le cent vingtième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui, sur la convocation du roi Hunéric, se rendirent en 484 à la réunion de Carthage et furent ensuite avec les autres Évêques condamnés à Texil.
GXII. — TANARAMVSA.
Comme l'indique la notice, Tauaramusa, autrement Ternamusa, était une ville de la Maurétanie césarienne. L'Itinéraire d'Antonin place le Tanaramusa Castra à seize milles de Praesidium Tamaricetum et à seize milles de Velisci. Il a donc été possible de la reconnaître dans les ruines d'El Hadjeb, près de Mouzaïa. On distingue* aujourd'hui Mouzaïa-ville et Mouzaïa-les-Mines. Peut-être aussi jadis, y avait-il deux Tanaramusa, comme il y avait deux Tigava et deux Rapida à peu de distance. Nous observerons encore que Mouzaïa représente la seconde moitié du nom ancien. Nous avons dit, à l'article de Ceramusa de
» Rev. Afric. 1888. p. 246.
Numidie, et nous remarquerons, à Tarticle de Cedamosa de la Sitiâenne, qu'il y a dans le terme Musa une signification identique pour ces trois localités, probablement celui de mines. Quant au nom de notre ville, il a été bien altéré dans les monuments ecclésiastiques, évidemment par la faute des copistes. Mais une inscription, découverte à Berrouaguïa, le fixe comme il suit ' :