‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 12 sur 198 · PR · texte numérisé non relu

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pour d^autres provinces. Il est démontré même que ce travail de division était commencé dans l'Empire avant Dioclétien(i).

Les monuments épigraphiques nous montrent, de plus, que la province Byzacène, autrefois comprise dans la proconsulaire, fut nommée Valérie, appellation dérivée sans doute du nom de Valerius Dioclétien, soit que ce prince la lui ait donnée lui-même, soit que Valerius Maximien la lui ait donnée en son honneur, lorsqu'on 297 il vint en Afrique pour réduire par les armes les Maures révoltés (^) . Enfin, il est certain que, du vivant même des vieux empereurs, la province Byzacène eut pour président Quintus Aradius Rufinus Proculus qui fut consul en 316. On a, en effet, des inscriptions publiques, où il est porté comme patron de colonies et de municipes africains qui tous le nomment président de cette province ^^^ .

La liste de Vérone, établie entre 2^2 et 297, donne au diocèse d'Afrique sept provinces, savoir : la Proconsulaire, la Byzacène, la Tripolitaine, Ta Numidie de Cirta, la Numidie des frontières, la Maurétanie Césarienne et une seconde Maurétanie des frontières. Cette liste ne représente peut-être qu'un essai de partage des provinces africaines.

8E8 PROV MAVR 0AE8 DEV0TV8 NVMINI MAIE8 TATIQVE EIV8

CoTpuSf n. 8474.

(1) Sons Carus, Carin et Numérien (283-285) nous voyons Aurelins Dedmus porterie titre de vir perfectissimus Prases Provinciœ Numidiœ, Corpus, n. 4221, 4222, etc.

(2) Corpus, n. 8836.

(3) Tissot, Fastes, p. 205.

II. — Rufus Festus parait être plus exact, lorsqu'il dit HU commencement de son abrégé : « On divisa tovie V Afrique en six provinces : la Proconsulaire ^ où se trouve Ca^Hhage ; la Numidie consulaire ; la Byzacène consulaire; Tripoli^ et les deux Maurétanies, c'est-àdire la Sitifienne et la Césarienne présidiales. »

On avait ainsi détaché deux régions, la Byzacène et Tripoli de la province d'Afrique la plus étendue , tout en conservant à celle-ci son ancien nom et à celui qui la gouvernait le titre de proconsul.

La Numidie, autrefois dépendante du proconsul comme province annexée, puis soumise au légat de l'empereur, reçut un nouveau gouverneur qui eut le titre de consulaire. On donnait ce nom, comme l'usage s'en établit, non pas à un ancien consul, mais au gouverneur d'une province inférieure à la Proconsulaire et plus importante que celles qui obéissaient à des correcteurs et à des présidents W . On fit, en outre, à la province de Numidie, l'honneur de la placer toujours immédiatement après la Proconsulaire. Ce même ordre fut aussi observé pour les évéqueset, au synode de Carthage, il fut confirmé par ime prescription du primat Boniface comme conforme aux règles des Pères (2) .

De son côté, la province Byzacène eut aussi le privilège d'être administrée par un consulaire. Elle était située entre la Proeonsulaire et la Tripolitaine et avait Hadrumète (Sousse) pour métropole. Elle était séparée de la Tripolitaine par le pays des Arzuges (actuellement les Merazig), peuplades barbares placées sous la surveillance du duc de la frontière Tripolitaine.

(1) Pauoir. in not. Imper, Or^ cap. CLV.

(2) Hard., Conc., t. II, p. 1076.

La quatrième province fut formée de la zone maritime qui s'étend entre les deux Sjrtes, et qui fut nommée, d'après Orose, Subventana. On l'appelle aussi Tripolitaine des trois villes de Oea, Sabrata et Leptis Magna qui étaient les plus célèbres de cette contrée et avaient le titre de colonies. Elle était gouvernée par un président, magistrat inférieur au consulaire, comme nous l'avons dit. On fit ainsi quatre provinces avec une seule qui existait jadis.

ni. — La portion de la Maurétanie Césarienne, située à l'ouest de la Numidie, entre les rivières de l'Ampsaga et du Savus (Oued-Sahel), forma une province qu'on appela Sitiflenne, du nom de Sitifls sa ville principale, la moderne Sétif. La Sitiflenne dut être créée par Maximien Hercule, qui a opéré dans cette région, lorsqu'il vint comprimer la révolte des Maures.

Enfin, la région qui s'étendait jusqu'à la Malvana forma une^ sixième province qui retint seule l'ancien nom de Maurétanie Césarienne. Elle reçut, ainsi que la Sitifienne, un président, au lieu d'un procurateur de l'empereur.

IV. — On demandera, sans doute, ce que devint la Tingitane. D'après une inscription récemment découverte à Tingis (Tanger), cette province fut réunie à la Bétique sous Marc- Aurèle. Aussi ne voyons-nous aucun évêque de la Tingitane figurer dans les assemblées africaines. La Maurétanie Tingitane est appelée dès lors Hispania ulterior et Provincia nova, La réunion de cette province à la Bétique aurait eu lieu à cause des incursions que les Maures commencèrent à faire vers cette époque (^^ .

(1) Qyrpus^ n. 10988.

Rufus Festus, dans son abrégé, dédié à Tempereur Valentinien I, dit également : « Au delà du dèb^oit, sur le continent africain, se trouve une province d'Espagne^ nommée la Maurètanie Tingitane. » Auguste avait comme préludé autrefois à ce changement, en exemptant la colonie de ZiUs de la juridiction des rois et en la faisant dépendre de la Bétique. Le président de la Tingitane relevait du vicaire d'Espagne. Les Actes de saint Marcel, martyr de Tanger, montrent aussi que la Tingitane dépendait de l'Espagne. Il n'en résultait, du reste, aucun inconvénient pour les habitants, séparés de l'Espagne seulement par un détroit de peu de largeur. Une longue inscription relative à Lucius Aradius et remontant au règne de Constantin le Grand, nous montre ce personnage comme proconsul d'Afinque et exerçant la suprême autorité per provincias Proconsularem^ et Numidiam, Byzacium ac Tripolim, itemque Mauretaniam Sitifensem et Cœsariensem'^^ sans que la Tingitane soit mentionnée. Elle faisait donc partie des sept provinces d'Espagne, tandis que le reste de l'Afrique constituait six provinces.

V. — Le seul point qui reste un peu obscur est de savoir si, quand on fit cette division, chaque province reçut en même temps son rang, de telle sorte que, dès lors, la première fut la Proconsulaire et après elle les deux consulaires et les trois présidiales, comme Rufus Festus l'a affirmé ; ou bien, si on ne leur donna que plus tard ces titres d'honneur, sous lesquels nous les trouvons classées dans la Notice de l'Empire d'Occident. Or, il faut se rappeler

(1) Tissot, Fhstes, p. 205.

que les gouverneurs des provinces étant ordinairement nommés au gré des empereurs, car Lampride écrit ^^^ de Sévère Alexandre, « qu'il mit plusieurs provinces prétoriennes au rang de présidiales, il peut se faire que des provinces, auparavant consulaires, aient eu des présidents et que d'autres, comme la Tingitane sous Valentinien, soient devenues consulaires, de présidiales qu'elles étaient.

VI. — Quel que soit le doute qui reste sur ce point, on est certain du nombre des provinces, marquées spécialement dans les souscriptions des anciens conciles. Mais cette antique division administrative des provinces fut troublée lors de l'invasion en Afrique de l'armée vandale qui, dès 427^ sous la conduite de Genséric, occupa la Maurétanie. Valentinien, lorsqu'il conclut la paix, dut la laisser à l'ennemi, sans que le reste de l'Afrique restât pour cela en la paisible possession de l'empereur. Car, deux ans après, Genséric, au mépris des conventions faites, s'empara de Garthage et étendit au loin sa domination sur toutes les provinces, ainsi qu'on le voit consigné dans la chronique de Prosper, dans les Fastes d'Idace et de Marcellin.

(1) In Sev, Alex.f cap. xxvi.

LES PROYINGES d'aFRIQUB DEPUIS YALENTINIEN lU

jusqu'à JUSTINI^ I*'.

I. — Après la prise de Carthage, alors que rarmée de Genséric, continuant sa marche vers TOrient, eut occupé la province proconsulaire, il se fit, en 442, un nouveau traité de paix entre le roi et Valentinien ; et, comme le disent Prosper et Cassiodore, V Afrique fut partagée entre eux avec des limites ^tétet^minées.

L'empereur, outre la Tingitane qui était province d'Espagne recouvra les Maurétanies Césarienne et Sitiôenne et une partie de la Numidie ; le reste demeura au despote. C'est à quoi fait allusion Victor de Vite, en disant de Genséric <^> : « En organisant chaque province, il se réserva la Byzacène et la Gétulie avec une portion de la Numidie; il partagea comme un héritage à son armée la Zeugitane ou Proconsulaire. Quant à l'empereur Valentinien, il retenait encore les autres provinces, m^is ruinées.

La Gétulie était située sur les frontières, à l'intérieur, vers le sud, dans la région actuelle du Sahara. Les Gétules, sortis de l'Atlas, parvinrent du côté de l'est jusque chez les Garamantes, ce qui avait déjà eu lieu au temps de

(1) Hut, per$, Yand.^ lib. I, ci^.IV.^

Strabon^^^ Nous pourrions même dire que les Gétules étaient en Tripolitaine à cette époque. Victor de Vite ne fait pas, en effet, mention de cette province, et Valentinien, dans la novelle des biens fonds des boulangers, donnée en 451 pour le soulagement des malheureux Africains, ne cite que trois provinces, la Césarienne, la Sitifienne et la Numidie.

IL — La nouvelle paix, du reste, fut de courte durée en Afrique ; on ne la garda pas plus de treize ans avec les Romains. Car, à peine les Vandales apprenaient-ils, en 455, le meurtre de Valentinien, qu'ils rompaient le pacte conclu avec lui et réduisaient de nouveau toute l'Afrique en leur pouvoir. Après la mort de Vempereur, dit Victor de Vite ^^^ , Genséric obtint l'empire de toute Til/Wgwe. Depuis ce moment jusqu'au règne de JustinienI, les Africains furent contraints de subir la domination des Vandales et ils implorèrent inutilement le secours des empereurs. Sans doute, Ricimer battit les Vandales sous Avit ; Majorien réunit contre eux xme grande flotte, Léon leva de puissantes armées, Anthème entreprit une expédition ; les provinces ne furent jamais recouvrées. Zenon lui-même qui aurait voulu surtout réprimer les Vandales, put simplement obtenir de Genséric qu'il se contenterait de l'Afrique sans rien entreprendre désormais contre les Romains. Procope parle longuement de tous ces faits t^).

m. — Cependant Genséric mourut après trente-huit ans > de règne ; son fils Hunéric lui succéda en l'an 477 de l'ère

(1) Geogr, Hb. XVII.

(2) Hist.pers. Vand.^ lib. I, cap. IV, n. 16. (Vi BeU. Vand.. lib. L

(3) £ea, Vand.y lib. I.

chrétienne. Après lui Gontamond monta sur le trône en 484 ; Trasamond régna le quatrième à partir de 486 ; Hildéric le cinquième en 523. Le sixième et dernier roi Vandale fut Gelimer, de 530 à 534, année où il fut pris par Bélisaire, sur les confins de la Numidie, à l'ouest de Milève. Il y avait cent-sept ans que les Vandales avaient envahi l'Afrique et quatre-vingt-quinze qu'ils s'étaient emparés de Carthage.

LES PROVINCES d'aPRIQUE DEPUIS JUSTINIEN I*"" jusqu'à l'invasion DES SARRASINS.

I. — A peine l'Afrique eut-elle recouvré sa liberté et fait retour à l'Empire romain, que Justinien songea à sa réorganisation et publia une constitution pour la remettre en son premier état^^^ Les provinces africaines avaient été jadis sous la juridiction du préfet du prétoire d'Italie ; cependant elles avaient eu quelquefois leur préfet particulier sous Valentinien I, ainsi qu'il est dit de Probus^*^ Pour rendre à l'Afrique tout ce qu'elle avait perdu, Justinien voulut lui conserver cet honneur : « Par la

(1) Cod.^ lib. I, tit. XXVII.

(2) Petronius Probus est nommé dans nn texte épigraphique et Ift dédicace porte : ProconsuU Africfe et prcefecto Prœtorii Ulyriei, prafeoto Gracia, Qallia atque Africa. Tissot, Fastes^ p. 240.

présente loi sacrée y dit-il ^^^ puisque Dieu nous a rendu toute VAfriquey nous ordonnons qu'elle ait, par sa miséricorde^ le rang le plus élevé, et qu'elle soit une préfecture particulière, de telle sorte que, comme l'Orient et VIllyrie, l'Afrique soit aussi, par notre clémence, honorée de la suprême puissance prétorienne. Noies ordonnons que Carthage en soit le siège, et que, dans le préambule des actes officiels, on ajoute à cevœ des autres préfectures le nom de celle-ci. Noies voulons que, dès ce moment, t administration en soit confiée à votre Excellence. > C'était Archélaus, que Justinien avait nommé premier préfet du prétoire d'Afrique, pour y rendre la justice suprême, ce qui était la principale attribution'de cette importante préfecture.

n. — Justinien régla ensuite Torganisation des provinces : « Que votre Excellence constitue , avec l'aide de Dieu, sept provinces avec leurs magistrats. Celles de Tingis, de Carthage, appelée autrefois la Proconsulaire, du Byzacium et de Tripoli seront gouvernés par des consulaires; les autres, c'est-à-dire laNumidie, la Maurétanie et la Sardaigne devront être, avec la grâce de Dieu, administrées par des présidents. » Ainsi Tempereur constituait sept provinces en rendant la Tingitane à l'Afrique, en ne formant plus qu'une province des Maurétanies Césarienne et Sitiflenne, et en y joignant enân comme septième province la Sardaigne, qui dépendait autrefois du préfet du prétoire d'Italie. Les autres, sauf im changement de nom, restaient les mêmes ; car Ton appela Tingis celle qui se nommait Tingitane;

(1) Cod,, lib. I, tit XXVII, § I.

Carthage celle qui était la Proconsulaire ou Zeugitane; Byzacium Tancieime Byzacène, enfin Tripoli celle qui auparavant était appelée Tripolitaine.

ni. — Justinien eut également à cœur de rendre à T Aftique romaine ses frontières d'autrefois et, dans ce but, il y envoya des généraux ou ducs qui devaient recouvrer les provinces perdues : que iouSy dit-il, au même lieu, veillent avec soin sur les provinces confiées à leur garde, qu'ils défendent et sauvegardent nos sujets contre toute incursion de l'ennemi; qu'ils se hâtent en implorant jour et nuit le secours de Dieu et en s'y consacrant avec ardeur, de reculer les frontières des provinces africaines jusqu'au point où l'Empire romain les avait portées avant l'invasion des Vandales et des Maures et où les anciens postes le protégeaient comme l'indiquent les camps et les forteresses. A m^esure que, par l'appui de la divine w^iséricorde, ils parviendront à chasser successivement l'ennemi, qu'ils se hâtent surtout de reprendre et de fortifi£r les villes qui se trouvaient près des cam^ps et des frontières^ alors qu'elles étaient soumises à l'Empire romain; qu'on y place successivement des chefs avec des troupes, partout où existaient autrefois des camps et des limites, alors que toutes les provinces africaines étaient intégralement soumises à l'Em/pire romain. Nous retrouvons encore les traces de cette occupation byzantine au sud de TAurès, dans la région des Zibans.

IV. — Ainsi fut pacifiée l'Afrique et les limites de ses provinces rétablies. Les successeurs de Justinien

paraissent les avoir conservées jusqu'en 647, époque où les Sarrasins triomphèrent' du patrice Grégoire. Car Bélisaire eut facilement raison de la révolte militaire qui avait élevé Stozza à la royauté; et les Maures, hostiles par intervalles à Tarmée romaine se contentaient de ravager et de piller sans faire, pour le fond, aucun changement. De son côté, Heraclius, préfet du prétoire d'Afrique, en se révoltant en 610, contre Phocas, ne nuisit point à l'Afrique, puisqu'il arriva lui-même à l'empire. Le dernier des préfets, le patrice Grégoire qui, en 646, sous l'empereur Constant, prit le gouvernement de l'Afrique, fut, l'année suivante, vaincu et tué par les Sarrasins qui occupèrent le pays.

V. — A partir de cette époque on ne trouve plus en Afrique de tranquillité, de sûreté, ni d'ordre. En 669, on y voit revenir les Sarrasins qui, d'après les Annales des Grecs, emmenèrent en captivité un grand nombre d'Africains. Au IX^ siècle, l'Afrique était gouvernée par un chef près de qui se réfugia Euphemius, tyran de Sicile, demandant d'être reconnu par lui empereur et lui promettant en retour la Sicile ^^>. Nous savons que l'ancienne capitale de l'Afrique, Carthage, était, au XP siècle, tristement déchue ^2>. Dans la région de Sétif seulement, le peuple chrétien semble avoir eu quelque paix et tranquillité sous le règne de Naçer(^>, prince qui n'était point hostile aux chrétiens et avait écrit, de la Kalaa-des-Beni-Hammad, sa capitale, au Souverain Pontife, saint Grégoire Vil, lui demandant un évêque

(1) Baron, ad, ann, 827 — ex Eginhard, lib. IV. cap. x.

(2) lUd., 1053 — ex Epi8t, Léon, VIII.

(3) Hpùt. 8. Greg, Regesta, t. II, fol. 3.

pour les chrétiens de Bougie, l'antique Saldae. Grégoire le lui accorda, en le félicitant d'avoir rendu à la liberté des esclaves chrétiens et d'avoir promis d'en délivrer d'autres encore (^>. Après lui avoir recommandé quelques Romains, que lui envoyaient deux des principaux de la ville, Albéric et Cincius, il termina ainsi sa lettre : « NoiLS demandons à Dieu de tout notre cœur qu'il daigne, après voies avoir accordé une longue vie sur la terre, vous faire entrer dans le sein du bienheureux patriarche Abraham. » Grégoire pesait ainsi, on le voit, ses paroles, de façon à ne pas blesser un prince étranger à notre religion et à s'exprimer lui-même avec vérité et selon sa foi.

VI. — Dans le même siècle, suivant Baronius, les chrétiens, principalement les Génois et les Pisans, sous l'impulsion du pape Victor III, entreprirent une expédition contre les Sarrasins d'Afrique ^*>. Mais les infidèles n'en demeurèrent pas moins les maîtres de leurs possessions, et quelques siècles après il ne resta presque plus de traces de christianisme.

(1) Hard., Conc., t. VI, p. 1342.

(2) Ad, ann, 1087.

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