SE. PLEVI. EPVLVM. PER. TRIDVM. DEDIT. NEC
NON. ET. LVDOS. SCENICOS. EXIBVIT
Les Magniliani étaient donc fixés en cette ville. Ce qui est certain encore, c'est que cette ville, honorée du titre de Municipium Aurelium Commodianum^^^ avait un nom propre commençant par les lettres TV, ceUes
(1) Corpus, n. 829.
(2) Ibid,, n. 823. — Cf. 822.
qui suivent étant demeurées incertaines, quoique plusieurs aient lu un R qu'il est facile de prendre pour un B.
Les ruines de Boucha, et ce nom rappelle encore celui de Tubyza, sont considérables, et s'étendent à gauche de la route de Thuburbo-la-Grande, à Unuca. Elles offrent les restes de nombreux édifices, et ceux en particulier d'un hôpital et d'ime église, ornée jadis de l'inscription suivante ^^^:
HEC PORTA DOMVS EST ECRESIE PATENS PEREGRINIS
ET Paup.
ALIMENTIS QVE PARVIS ^ NIMIS ANQt«/...
Une note de Bède, dans son Martyrologe, au sujet de Félix de Tubyza, dit que cette ville est à 35 milles de Carthage.
FÉLIX. Il appartient à l'année 303 et comme le disent ses Actes y il consomma son martyre à Venosa dans la Fouille, le 3 des calendes de septembre. L'Église romaine toutefois l'honore le 24 octobre. Arrêté à Tubyza par le procurateur Magnilien et pendant longtemps emprisonné à Carthage, en Sicile et en Italie, parce qu'il n'avait pas voulu livrer les saintes Écritures, Félix fut envoyé au préfet du Prétoire qui le condamna à mort, et il subit un glorieux martyre dans la Fouille. Flus tard, ses restes furent ramenés à Carthage.
MARTINIEN. Il assista, en 411 , parmi les Donatistes à la conférence de Carthage, et il répondit à l'appel (^J : J'ai
(1) Corpus, n. 889.
(2) jA>ei TibumbetâTuUf Co§%^ I, n« 187.
donné mandat et fai souscrit. Il paraît n*avoir pas eu de compétiteur catholique.