DD PP
Au temps des empereurs Valentinien et Valens, Apisala-Grande avait depuis longtemps le titre de municipe, ainsi qu'on le voit dans le texte suivant ^^^ :
(1) Corpus, n. 791.
(2) Corpus, n. 777 — Cf. n. 774, 776.
(3) Corpus, n. 779 et 780.
DN
IMP. AVG.
FL. VALENTINIANO
PIO FELICI VICTORI
. AC TRIVMFATORI
PERPETVO DEVOTVS
ORDO MCP APISEN
SIVM MAIORVM
CVM VALERIO MARINO
CVR. RP
Il y avait à côté une dédicace pareille à Tempereur Valens.
De ce qui précède nous concluons qu'Apisa-la-Grande était une ville importante; de plus, qu'il y avait une autre ville nommée Apisa-la-Petite, dont nous n'avons aucune mention ni dans les documents ecclésiastiques, ni dans les anciens géographes, ni sur les monuments épigraphiques. De là, après les remarques que nous avons faites pour Bulla, pour Thimida, nous sommes portés à croire que Apissana est un nom composé, pour Apisa-Majus, par exemple. Le redoublement de la lettre S n'infirme en rien cette déduction, car les lettres doubles se suppriment à volonté tant dans les documents manuscrits que dans les monuments épigraphiques, ou bien de même les lettres simples sont redoublées selon la fantaisie des copistes. Ainsi, dans les Actes de la conférence, on aurait écrit en abrégeant Api5amen5t5 pour Apisensis Maïensis on encore Apisa-Maïensis.
DONAT. Il assista, dans les rangs des Donatistes, à la conférence de Carthage, en 411. A l'appel, il répondit (^> : J'ai donné mandat et fat souscrit : Je n'ai point de compétiteur. D'oii il ressort que les habitants d' Apissana n'avaient point alors d'évêque catholique.
(1) Cognit^t I, n. 184.