XII. — APISSANA
La forme de ce nom nous rappelle celle d'Abitina et de Thimîdana, comme aussi celle deBullama. Car nous savons qu'il existe des villes nommées BuUa, Thimida et Avitta et nous savons également qu'il existe une ville nommée Apissa. En outre, comme il y a deux Avitta, deux Bulla, deux Thimida, nous savons qu'il y a aussi deux Apisa. C'est qu'en effet on a retrouvé Apisa-Majus ou Apisa-la-Grande dans les ruines nommées Henchir-Aïn-Tarf-ech-Ghenâ. Les ruines d' Apisa-la-Grande sont situées dans le fahs, en face d'Avitta-Bibba et à une dizaine de milles au nord. Elles s'étendent sur les deux rives bordées de quais de l'oued Aïn-Tarf-ech-Chenâ. Sur le plateau de la rive gauche on remarque les restes d'un vaste édifice oii sont
(1) Hard., 0?k?., t. III, p. 751.
épars des fûts de colonnes, des chapiteaux mutilés qui paraissent avoir appartenu à une basili(iue chrétienne. Les mômes ruines, ont fourni une belle épitaphe chrétienne ainsi conçue ^^> :
AVRELLIA SALLVSTIA IN PACE £
Elle est gravée sur une plaque de marbre blanc.
On peut Ure le nom de la ville gravé sur plusieurs monuments. Et d'abord, c'est une dédicace de Tan 197, conçue en ces termes ^^^ :
IMP CAES