XXIII. — BILTA
C'est ime chose assez étrange qu'une ville aussi importante que celle-ci et dont on connaît quatre évêques ne soit connue par aucun document autre que des souscriptions
(1) Hard., Cône,, t. I, p. 267.
épiscopales. Le nom de Bilta ou Vilta qui oflre, du reste, assez de variantes, serait-il lui-même altéré et faudrait-il lire par exemple Villa ou Billa? Nous savons qu'il y avait aussi dans la Proconsulaire une cité appelée Villa-Magna peut-être pour la distinguer d'une autre du même nom. Quoi qu'il en soit, nous allons énumérer les évoques de Bilta, puisque nous adoptons cette forme.
CAEGILIVS. C'est à lui que semble avoir été écrite la soixante-troisième lettre de saint Cyprien sur le sacrement du calice du Seigneur. Il exposa le premier schi sentiment dans le troisième concile que saint Cyprien convoqua à Carthage sur la question du baptême, en 255 ^^>. H paraît vraisemblable qu'il était le doyen des évoques de la province Proconsulaire.
FÉLICIEN. Il était de la secte des Donatistes et assista en 411 à la conférence de Carthage. A l'appel de son nom, il répondit ^2> : « J'ai donné mandat et j'ai scyuscrit^ » sans indiquer s'il avait à Bilta un compétiteur catholique.
RESTITVT. Il souscrivit au concile de Carthage convoqué par Boniface en 525<^\
THÉODORE, n est certain qu'il signa la lettre du concile de la Proconsulaire adressée, vers l'an 646, à Paul, patriarche de Constantinople et dont nous lisons encore le texte dans le concile de Latran sous le pape Martin V^K
(1) Hard., ûmo., 1. 1, p. 169.
(2) Oj^w., I, n. 208.
(3) Hard., Conc., t. II, p. 1082.
(4) Ibid., t. m, p. 749.