XXIV. — BISIGA
Bisica ne se trouve dans les monuments ecclésiastiques que sous la fonne Visica ou Visita, les Africains prenant sans cesse Tune pour l'autre les lettres B et V, comme nous Tavons vu encore à l'article précédent.
La table de Peutinger la nomme Risca et la place à dix milles de Coreva et à dix-huit milles d'Avitta, mais les chifiFres ont été transposés et c'est le contraire qui est vrai. Du reste, les ruines de Bisica ont conservé levœ ancien nom et on les appelle encore Henchir-Bijga. Ces ruines, dont rétendue est d'une cinquantaine d'hectares, couvrent un plateau qui domine la plaine du Riah et celle de Bou- Arada.
On a rencontré à Bisica de nombreuses dédicaces qui oflTrent son nom et lui donnent le titre de municipe. Ainsi ^^> :
M. CORNELIO. oc
TAVIANO. V. P. PRAEF
CLASSIS. PRAET. MiSEN.
DVCI. PER. AFRICAM
NVMIDIAM. MAVRETA
NIAMQVE. SPLENDI
DtSSIMVS. ORDO.
MVNICIPt. BtSICENSlS
PATRONO. INCOMPARA
BILJ. OB. MERITA
(1) Éphem., t. V, n. 301. — Cf. Éphem,, t. VII, n. 100.
Elle devait probablement ce titre à Hadrien<^>. Bisica était voisine de Tabbora, aujourd'hui Tembra, dont Tévéque donatiste la revendiquait comme étant de son diocèse en 411.
Il y eut, du reste, plusieurs villes portant le nom de Bisica. Ainsi une dédicace de Rome mentionne Bisica Lucana ex Âfrica^^^. On croit que celle-ci n'est autre que la ville actuelle de Testeur, mais d'autres pensent que Testeur représente plutôt Tichilla. Quoi qu'il en soit. Testeur nous offre beaucoup de souvenirs chrétiens, entre autres le suivant^*^ :