XXVII. — BVLLA
Il y eut assurément dans la Proconsulaire deux villes qui portèrent le nom de BuUa, savoir : Bulla-Regia dont nous parlerons ci-après, c'est-à-dire BuUa-la-Royale ou BuUa-la- Grande et BuUa-la -Petite ou simplement BuUa dont nous avons à nous occuper en ce moment. L'emplacement de BuUa-la-Royale est connu. Il n'en est pas de même pour la seconde Bulla, autrement VuUa, selon la mode africaine. On n'en a guère parlé ou bien on l'a confondue avec BuUa- Royale. Nous ignorons donc complètement oii elle se trouvait. Observons toutefois que, à sept kilomètres de Vaga, sur la voie qui mène de cette ville à Thuburbo-la-Petite, il y a des ruines qui portent le nom de Sidi-Embarek sur l'oued Boul, affluent de l'oued Béjà. L'oued Boul a pu conserver le nom de Bulla, comme l'oued Thibar a conservé celui de Thibari, et comme l'oued MeHz a conservé le nom de Melzi. En tout cas, c'est une hypothèse à faire connaître.
FÉLIX. Il figure le trente-quatrième parmi les évéques de la province Proconsulaire qui, appelés à Carthage par le roi Hunéric en 482, avec les autres évéques, dont la Notice a reproduit les noms, furent envoyés en exil. L'annotation prbt, probatus a été ajoutée à son nom pour nous apprendre qu'il mourut martyr de la foi catholique dans son exil.
PORPHYRE. En Tannée 525, sous le règne du roi Hildéric, il assista au premier concile que Boniface réunit
à Carthage après la longue persécution de TÉglise africaine. H y souscrivit des derniers, soit le quarante-neuvième, car cinquante-neuf évèques seulement se réunirent alors à Carthage <i>.