‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 49 sur 198 · XXVIII. — BVLLA-LA-ROYALE · texte numérisé non relu

XXVIII. — BVLLA-LA-ROYALE

Bulla-Regia, par contraction Bulla-Ria, autrement Bulla- Major, et par contraction BuUa-Ma, est représentée aujourd'hui par les ruines imposantes de Hammam-Derradj, nom qui est dû à ses eaux thermales. Cette ville est située au-dessus d'une vaste plaine qu'on appelait jadis le Campus- BullensiSj que les Arabes longtemps encore nommèrent FahS'Bollel qui s'appelle aujourd'hui Dakhla. Pline <^> cite BuUa-la-Royale comme une ville libre et saint Augustin la mentionne comme étant dans la Numidie Proconsulaire et assez rapprochée d'Hippoae-la-Royale parce qu'elle se trouvait sur la grande voie de Carthage à cette vUle^^). Procope, après Ptolémée et V Itinéraire d'Antonin, en fait aussi mention, et bien avant lui Polybe et Appien avaient signalé les grandes plaines de BuUa. Aujourd'hui encore on y retrouve un sanctuaire musulman appelé Salah-el-Bulli. Les ruines de Bulla-la-Royale couvrent un plateau appuyé aux pentes du djebel Rebia et baigné au sud-est par un marais. Le

(1) Hard., Cono,, t. II, p. 1082.

(2) HUt. nat,^ lib. V, cap. ni.

(3) ^itt. LXV.

municipe était situé sur la rive gauche de Toued Bedjeur ou Bedja ; il formait un triangle dont chacun des côtés mesure huit cents mètres. Son mur d'enceinte, flanqué de tours, était percé de quatre portes. On y remarquait une puissante citadelle, au centre de laquelle s'élevait un bel édifice, des thermes, un amphithéâtre, un grand théâtre. Mais à part un marbre orné du monogramme du Christ, tous les monuments relevés à Bulla portent l'empreinte du paganisme.

Orose^^> nous apprend que Hiertas, roi de Numidie, fut pris et tué à Bulla par Pompée. Saint Augustin a fait un discours à Bulla-la-Royale pour la fête des Machabées^^^

THÉRAPIVS de Bulla assista au troisième concile convoqué à Carthage par saint Cyprien sur la question du baptême en 255. Il y exposa son sentiment le soixante et unième. Dans un exemplaire de l'édition latine, Thérapius est appelé confesseur comme plusieurs des Pères de ce concile et nous savons que beaucoup de leurs collègues comme Cyprien, leur primat, ont été honorés de la palme du martyre^'^

ÉPIGONE. U donna plusieurs fois son avis dans le concile de Carthage que GenethUus réunit en Tannée 390 (*> et il participa également ensuite aux premiers conciles d'Aurèle^»>.

DOMINIQVE. Il assista, en 411, au concile et à la conférence de Carthage parmi les évoques catholiques et à la

(1) HUt., lib. V, cap. xxi.

C2) Bihle Casin., 1. 1, p. 220.

(3) Haid., Conc.^ 1. 1, p. 174.

(4) Hard., Conc., 1. 1, pp. 951 et 952, n. 2 et 7.

(5) Ibid.

lecture de sa souscription il (iit^^> : « J'ai pour compétiteur Félix, mais il n'y a qu'une seule personne qui soit de sa communion. » Celui-ci ajouta alors : « Je le connais. » Et ensuite à Tappel de son nom, il dit ^^> : « J'ai donné mandat et j'ai souscrit »

JEAN. La NotiêB le place le cinquantième parmi les évéques de la province Proconsulaire que le roi Hunéric appela, en 482, à la réunion générale de Carthage et qu'il condamna à Texil, en môme temps que les autres évéques.

QVODWLTDEVS. Il assista et souscrivit au concile de Carthage que Boniface réunit la seconde année du très glorieux règne d'Hildéric^ aux nones de février^ dans la sacristie de la basilique du saint martyr Agilée^^^. C'était en Tan 525 de Tère chrétienne.

MELLOSVS. Il signa la lettre du concile de la Proconsulaire adressée, en 646, à Paul, patriarche de Constantinople, contre les erreurs des Monothélites. Sa souscription est ainsi formulée ^*> : « Mellosus^ par la grâce de Dieu,

éveque de la sainte Eglise de Bullaria commue ci-dessîis. »

(1) Cognit, I, n. 135.

(2) Cognit., I, n. 208.

(3) Hard., Conc.^ t II, p. 1082.

(4) Ihid., t. III, p. 752.

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