‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 62 sur 198 · XL. - CLYPIA · texte numérisé non relu

XL. - CLYPIA

Cljrpia ou Cl3T)ea, Vk^mc des Grecs, célèbre dans l'histoire des guerres puniques, doit son nom à l'assiette qu'elle occupe et qui ressemble à un boudier. Beaucoup d'auteurs l'ont citée avec éloge et nous la retrouvons bien déchue dans la Klibia actuelle.

Pline l'appelle une ville libre^^). On attribuait sa fondation à Agathocle, tyran de Sicile, au temps où il conduisit sa flotte contre les Carthaginois ^^>. Florus, après Polybe, dit qu'elle tomba la première de toutes les villes d'Afrique, au pouvoir des Romains. Le premier trophée de la guerre ^ dit-il ^*>, fut la ville de Clypea, parce que c'est elle qui s'avance le plus loin sur le littoral punique^ comme une citadelle et un observatoire. Clypia était située, en effet, près du promontoire de Mercure, sur une colline rocheuse, haute de cent cinquante mètres, que couronne aujourd'hui une forteresse arabe.

On remarque encore les restes de la citadelle antique, du mur d'enceinte percé de plusieurs portes, des deux grands bassins qui servaient de port, des quais magnifiques et assez bien conservés. La ville moderne est à un mille et demi de la cité antique.

En fait de souvenirs chrétiens, les ruines de Clypia ne fournissent que quelques épitaphes dont une porte ^*> :

(1) Hist, nat., lib. V, cap. iv.

(2) Strabon, Hb. XVII, p. 573.

(3) Épit, rer, Rom,^ Ub. II, cap. II.

(4) Corpus, n. 983.

lOBIANA FIDELIS IN PACE vixit ann LXV D XIII KAL DECEMBR

Nous connaissons plusieurs évoques de Clypia, savoir :

LAODIGIVS qui se trouva à la conférence de Carthage en 411. Lorsqu'on fit Tappel de son nom, il dit^^> : « J'ai contre moi Geminiits^ » lequel se présenta lui-même ensuite pour répondre ^^> : « J'ai donné mandat et fai soicscHt, »

AVRÈLE. 11 figure le trente-huitième sur la liste des évêques de la province Proconsulaire qui, convoqués par le roi HuAéric, se réunirent à Carthage, en 482, et, s'étant avec les autres évéques déclarés catholiques, subirent avec une admirable constance l'exil qui leur fut infligé. Une note, ajoutée au nom d'Aurèle, nous apprend qu'il fut relégué dans l'île de Corse.

GRESGENT. Il signa, en 525, les Actes du concile de Carthage (*>, que Boniface tint sous le roi Hildéric.

ETIENNE. Nous lisons son nom entre les signatures de la lettre sjmodale écrite en 646 par les Pères du concile de la Proconsulaire, à Paul, patriarche de Constantinople, contre les Monothélites^*^

(1) Cogn., n. 133.

(2) lUd,, n. 198.

(3) Hard., Cmc., t, II, p. 1082.

(4) IHd,, t. III, p. 752.

XLl. - CRESIMA.

La ville de Gresima doit peut-être son nom à quelque riche propriétaire appelé Chresimus. Ce nom se trouve, en effet, dans une dédicace à Aïn-Sbir, non loin de Vaga ^^^; mais nous ne voudrions aucunement assurer que là sont les ruines de Gresima.

DONAT. n assista, en 411, parmi les Donatistes, à la conférence de Garthage où il répondit à l'appel de son nom (2) . (( j>^i donné mandat et foi souscrit^ » ajoutant, au sujet de son Église : « Je n'ai point de compétiteur, »

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