‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 63 sur 198 · XLII. — CVBDA · texte numérisé non relu

XLII. — CVBDA

Si le nom de cette ville n'est pas altéré et si ce n'est la même que Thubba retrouvée à Sidi-Ghouégui, près Thuburbo-la-Petite, il faut avouer que sa position n'est pas encore connue. On lui reconnaît, du reste, deux évéques, qui sont :

(1) BuU, acud. Hîpp,^ n. 20, p. 3.

<2) Ooçn,, I, n. 187.

THOMAS, lequel assista, en 511, panni les évéques catholiques, à la conférence de Garthage , où il répondit, à l'appel de son nom^^> : « Nous n'avons personne contre nofus. »

GENTIL. Nous le trouvons avec les Pères du concile de la Proconsulaire qui, en 646, par une lettre célèbre qu'ils adressèrent à Paul, patriarche de Constantinople, fauteur des Monothélites, s'efforcèrent de le ramener dans la bonne voie^2\

XLIIL — CVLVSI.

Gulusi, autrement Culsi, Culcita, etc., doit sa plus grande gloire aux martyrs qui, sous le roi Hunéric, sacrifièrent leur vie avec un noble courage plutôt que d'abandonner la foi catholique : « Je ne puis, dit Victor de Vite(^\ raconter les faits qui se sont passés dans la ville de Culicsi, parce qu'il est impossible de supputer le nombre de ses martyrs ou même de ses confesseurs, » Il rapporte ensuite brièvement le martjrre d'une matrone, nommée Victoire, qui ne se laissa vaincre ni par les prières de son mari ni par les larmes de ses enfants (*>.

(1) Cogn,, I, n. 133.

(2) Hard., Gmc,^ t. IIl, p. 749.

(3) Hist. Pers, Vand,, lib. V, cap. m.

(4) lUd.

Plusieurs évoques de Culusi nous sont connus et cette ville devait avoir une certaine importance. Tout porte à croire qu'elle n'était pas très éloignée de Carthage : néanmoins, jusqu'ici aucun indice n'est venu mettre sur la voie de son emplacement.

NIGAISE. Dans le concile de Carthage , convoqué par Gratus, en 349, il donna son avis le sixième, en ces termes : qîie ceux qui sont au service de Dieu et membres du clergé^ ne se mêlent point de la gestion, ni de V administration y ni de la procure des biens des particulier s^^^.

VINCENT. Saint Paulin en fait mention dans la vie de saint Ambroise^^^ ; mais on le voit encore plus souvent cité dans la conférence de Carthage en 411, oii, par mandat de tous las évêques, il fut chargé de défendre la cause des catholiques. Il souscrivit en ces termes^') : « Vincent^ évêque de l'église de Culusi , étant à Carthage en présence du clarissime tribun et notaire Marcellin, fai accepté et signé ce mandat, » Après la lecture de sa souscription, il ajouta lui-même en parlant de son Église : « Elle est catholique. » Les Pères du concile de Carthage de l'an 407 l'avaient député auprès des empereurs avec Fortunatien de Sicca(*>. Enfin, déjà fort avancé en âge, il assista aux deux conciles de Carthage de l'année 419 (*^\ Il y figura le premier parmi les évêques de sa province, immédiatement après Aurèle, évêque de la métropole.

(1) Hard., Conc,, t. I, p. 686.

(3) Cùgn., I, n. 138.

(4) Hard., Ccmc., t. I, p. 919.

(5) lUd., p. 1249.

ÉMILIEN. La Notice le nomme le trente-troisième parmi les évêques de la province Proconsulaire qui, convoqués à Carthage par le roi Hunéric furent ensuite condamnés à Texil avec tous leurs collègues qui s'y réunirent. Émilien fut du nombre de ceux qu'on relégua en Corse.

MARGIEN. Nous trouvons son nom dans les signatures du concile de Carthage réuni par Boniface en 525 (^>, et aussi dans la lettre du même Boniface aux évêques de la région de la Proconsulaire (^>, ce qui semblerait indiquer que Culusî était assez voisine de Carthage.

PIERRE, n signa la lettre du saint concile de la Proconsulaire adressée en 646 à Paul de Constantinople^'>.

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