CXLII. — TVRRES
La notice indique, dans la province Byzacène, un bourg ou une ville de Turris ou Turres sans épithète. Elle pouvait, du reste, avoir un qualificatif que les Évèques ne ju-
^ Aug. serm. 2. in ps. 36. n. 20.
geaientpas nécessaire d'ajouter à leur signature. Ce n'était peut-être dans le principe qu'une tour dans laquelle les gens de la campagne cherchaient un asile contre les incursions des barbares, ou un lieu d'observation dans un domaine privé, comme nous en voyons des exemples dans la Numidie.
Nous savons qu'il y avait, en Byzacène, une Turris Blanda, une Turris Tamalluma, une Turris Timezegeri dont nous avons parlé à l'article d'Auzagera ou dont nous parlerons ci-après.
En outre, la table de Peutinger met une station ad Turres sur la voie de Thelepte à Tacapas par Thiges. Elle la place entre Spéculum et Cerva, à dix-huit milles de Spéculum et à trente-trois milles de Cerva. On a cru reconnaître cette station au bourg de Tamarza.
Les Turres de la frontière de la Byzacène formaient un système de défense échelonné sur les hauteurs.
MAXIMIN. Il se rendit, en 411, à la Conférence où, après avoir répondu à l'appel qu'il était présent *, il ajouta : Mais je n'ai point d'Èvêque contre moi. Le donatiste Adéodat de Milève essaya de le noircir en disant : Il a été des nôtres,
MESSIUS. Il figure le vingt-huitième parmi les Évèques de la Byzacène que le roi Hunéric convoqua, en 484, à rassemblée de Garthage et qu'il envoya tous ensuite en exil avec les autres Évèques d'Afrique.
i Cog. 1.121.